1867, Londres. Orphelin âgé de treize ans, Victor endure la triste vie des quartiers miséreux et s'évade en rêvant aux aventures d'Oliver Twist, son héros préféré. Quand de redoutables inconnus l'enlèvent, la réalité dépasse soudain la fiction. Deux ordres occultes rivaux, les Coruscants et les Impérieux, cherchent la force souterraine qui changera le monde. Dans l'Angleterre Victorienne, sciences et techniques secrètes se confrontent à la sorcellerie. Victor se retrouve otage d'une lutte sanglante.
Victor London est un jeune adolescent de 13 ans, orphelin, qui vit dans l’east end, le quartier pauvre de Londres. L’histoire se passe en 1867. Victor est un garçon très intelligent, doué, gentil, qui prend exemple sur son idole Oliver Twist. Quand un jour son avenir va basculer suite à la rencontre de personnes mystérieuses appartenant à des organisations secrètes, Victor va devoir apprendre à affronter le danger et tenter de sauver le monde. Ce livre a tout pour me plaire : un auteur francophone, une maison d’édition que j’aime énormément, le lieu : Londres, j’ai toujours eu une faiblesse pour l’Angleterre, et l’époque victorienne.
L’auteur met en place de nombreuses références à la culture de l’époque : auteurs tels que Victor Hugo, mise en marche du premier métro de Londres en 1863, et quelques nouvelles machines à vapeur. Cet aspect permet d’ailleurs d’intégrer une ambiance steampunk, entre les armes et accessoires des personnages, ou encore par le fog (brouillard de Londres).
Cependant, j’étais un peu inquiète de me plonger dans ce livre, car j’avais testé déjà la plume de l’auteur dans les hauts conteurs (série co-écrite avec Oliver Peru), que j’ai malheureusement abandonné deux fois . Et j’ai eu de nouveau cette difficulté à m’accrocher au style de Patrick McSpare, et je ne comprends pas pourquoi. Car en soi, le rythme est fluide, il y a plusieurs dialogues, le langage est accessible…. mais son écriture n’arrive pas à accaparer mon attention complète. J’ai donc fait de nombreuses divagations durant ma lecture et je n’ai pas apprécié l’histoire à sa juste valeur.
Je tiens tout de même à insister sur le fait que l’auteur a de superbes idées qui poussent les lecteurs adolescents à s’intéresser à de nombreux sujets de l’Histoire, que ce soit dans cette saga, les Hauts conteurs ou encore les Héritiers de l’aube. Ses nombreuses références culturelles rendent ses récits fantastiques intéressants. Je vous recommande donc tout de même ce roman, même si je n’arrive pas à définir pourquoi je n’accroche pas au style de l’auteur…
Voici un roman d’aventure qui décoiffe…votre chapeau haut de forme. C’est surtout par son rythme haletant que l’on reste scotché au fauteuil. Embarqué en plein XIXe siècle, siècle de l’exploitation des masses miséreuses, on suit le jeune Victor, un surdoué orphelin qui ramasse des bouts de laine dans une usine. Enlevé, au sens propre, à son quotidien morose, il n’aura de cesse de regretter cette vie insipide tant les dangers extrêmes le menacent à chaque instant. C’est à la fois un véritable tableau des mœurs victoriennes, et un dérapage contrôlé vers le monde steampunk.
Je m’explique : tout d’abord nous avons, comme toujours chez Patrick Mc Spare, une immersion dans une époque de par les costumes, les ambiances, les odeurs, les lieux. On note la dichotomie entre East end (quartiers nauséabonds des travailleurs) et West end (chez les riches ). Quelques endroits typiques sont abondamment décrits : la manufacture de laine, une workhouse (lieu où sont parqués les travailleurs enfants et adultes), deux pubs malfamés, la luxueuse maison Summerfield, les grands hôtels. On en apprend à chaque page, notamment qu’il existait un metro à Londres dès 1863. Les mœurs sont montrés dans l’action : il est normal de faire travailler les enfants, de réprimer toute velléité syndicale, d’éviter de sortir la nuit si l’on craint les détrousseurs. De ne pas chiquer si l’on est une femme…
Par ailleurs, l’auteur dévie, avec le thème des sociétés secrètes, vers une ambiance « steampunk », (« steam », la vapeur, étant synonyme de progrès technique, on procède à des anachronismes). Ainsi Cosruscants et Impérieux, les deux factions rivales, rivalisent d’imagination pour se battre avec des armes ou moyens qui n’étaient pas encore produits à cette époque. Je parle cependant de « dérapage contrôlé », car l’auteur met un point d’honneur à rester dans le plausible. Un exemple : les boîtiers de transmission vocale des coruscants, que l’on peut assimiler à des téléphones ou des talkies walkies n’existaient pas mais sont vraisemblables dans l’histoire. De même pour les canots à hélice ou les masques portatifs à oxygène. Les combats sont à la fois incroyables avec tous ces gadgets, mais aussi réalistes pour ce qui est des corps à corps.
Enfin l’auteur embraye tout de même sur un registre fantastique avec le « générateur vibratoire », qui reste à la fois un motif steampunk (machine à énergie mystique), mais nous fait basculer vers l’irréel dans les derniers chapitres. La dernière partie de l’ouvrage qui nous entraine en Perse, dans un voyage à la Indiana Jones, nous sort de cet univers londonien que l’on commençait à maîtriser et nous propulse dans un bouquet final d’actions et de révélations.
Le point fort de l’intrigue repose sur les rebondissements, plus précisément les retournements de point de vue sur les personnages. Placé à même enseigne que Victor, le lecteur ne peut que se perdre en conjecture. A priori nous savons qu’il y a le groupe de Coruscants qui enlève Victor : Charlie très habile et très intelligent, Kelly une dangereuse et déterminée jeune femme et Sourad surnommé « l’Ombre qui tue ». Une galerie inquiétante, parmi laquelle on suppose que se dissimule un traître. A moins que…les informations donnée en ce sens à Victor par le non moins inquiétant Gothic soient erronées. Lui aussi prétend être un Coruscant. Tous seraient ennemis des Impérieux, dont le lecteur ne connait qu’un membre certain : le cruel comte Killgrave. A cela s’ajoute des patriotes irlandais et un tueur à gages. On comprend que le jeune garçon se sente menacé et perdu.
Victor aura des choix à faire et deviendra, de simple pion, un véritable héros. L’ humanisme auquel il aspire est guidé par la bonhomie de son ami Mike, le vendeur de journaux, mais encore par sa réflexion personnelle et une rencontre décisive avec le grand Victor Hugo. En ce sens il s’agit d’un roman d’apprentissage autant que d’aventure et l’épilogue nous le confirme.
Une lecture qui donne très envie d’avoir une suite pour profiter encore de cet univers si particulier. On serait ravi d’y replonger. A noter : la couverture est absolument magnifique, rien que pour ça, on craque sur ce livre.
Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire. Je suis particulièrement adepte de l’Angleterre victorienne et j’aime les histoires de société secrète, encore plus s’il y a un brin de fantastique à l’intérieur.
Malheureusement, je me suis vite perdue dans ma lecture.
Victor est un orphelin de treize ans qui se retrouve mêlé à une lutte entre des organisations qui pensent chacune qu’il est la clé pour la possession d’une force mystérieuse. Balloté d’un côté à l’autre, Victor ne sait plus qui croire.
Et moi aussi par la même occasion. Je suis d’accord pour dire qu’un peu de doute dans les intentions de membres de sociétés secrètes c’est normal mais là on atteint quand même un niveau assez élevé. A tel point qu’il est impossible de s’attacher à un personnage vu qu’il est fort possible qu’il trahisse tous les autres dans les pages suivantes.
Les rebondissements s’enchainent à toute allure, il n’y a aucun temps mort et il est impossible de s’ennuyer. Comme Victor, on nage dans les explications et il est bien compliqué de réussir à tirer les choses au clair. Toutes les informations sont données dans l’urgence et j’aurai préféré qu’on se pose un peu pour nous expliquer clairement les enjeux de ce qui se trame.
En revanche, j’ai bien aimé l’ambiance créée par l’auteur. Ce Londres de du milieu du XIXème siècle est très crédible et on sent qu’il y a eu beaucoup de recherches effectuées par Patrick Mc Spare pour mettre en place un tel univers. Les références culturelles réussissent à ancrer le roman dans la réalité, c’est donc dommage que l’histoire pèche autant dans la mise en place de ses personnages et du conflit entre les Coruscants et les Impérieux.
Ce premier tome ne m'a pas vraiment plu. Entre des personnages qui ne m'ont pas charmé et une intrigue qui ne m'a pas passionné, le résultat ne peut qu'être peu glorieux. Rapidement après avoir commencé ce livre, mon intérêt a décliné. Les suspicions trop nombreuses envers les personnages m'ont lassé, leur absence de développement ne m'a pas permis de m'attacher à eux et m'a même totalement me fait me désintéresser d'eux. Ce qui pouvait leur arriver m'importait peu au final. C'est dommage, certains détails ont retenu mon attention mais ils se sont vite perdus dans le fil de cette intrigue dont j'avais depuis longtemps perdu tout attrait à cause d'un manque de clarté et parce que les personnages ne m'intéressaient pas.
"En résumé, j'aimerais sincèrement vous en dire plus, mais étant un tome unique (même si moi je dirai pas non à une suite!), toutes les révélations y sont et je ne voudrais pas vous spoiler. Juste, c'était un roman que j'ai adoré découvrir, avec un Victor, certes un peu naïf, mais qui n'en a pas pour autant un fort caractère. Il le montre assez souvent, ce qui donne certaines scènes assez cocaces ! Quant à l'intrigue, je l'ai tout simplement adorée, avec de l'historique mais aussi aussi de la fiction et une fin qui chamboule tout ! Un livre que je vous conseille donc !"
...Il y avait tous les éléments pour en faire une bonne lecture si leur caractère avait été plus développé. En dehors de cela, l'ouvrage contient de nombreuses références historiques appréciables qui contre-balance le manque de clarté et la frustration. http://sariahlit.blogspot.fr/2015/12/...