La couleur orange est aveuglante. Personne ne distingue l’homme dans sa tenue de travail, dont l’éclat fait aussitôt barrière : circulez, rien à voir, juste un balayeur. Celui-ci fait exception, la rose fraîche attachée à son chariot d’ordures le rend visible et le fait remarquer. Le truc est bien connu, les chefs d’Etat aussi ont un fanion à leur voiture, il demeure efficace. On cherche à voir qui se cache derrière les vitres teintées ou sous la tenue orange. Avec Michel Simonet, on n’est pas déçu.
À l'image de la rose dont il orne son char, un homme, cantonnier non pas par dépit, par insuffisance, par héritage, ni même pour l'acte militant ; par refus d'un certaine folie du monde moderne et de sa déshumanisation, certes, surtout, peut-être, par acceptation et abandon lucide à son cheminement intérieur, spirituel. Grâce à une langue sensible, joueuse, lettrée et réflective, il redonne à voir une rue des marges et des rabaissés où la violence est celle de l'irrespect, de l'oubli, de l'ignorance. Il offre le regard tendre, un peu nostalgique et pourtant plein d'espoir qui fait de nous une humanité. Un plaisir d’écriture partagé.
J'ai bien aimé ce petit livre ! Drôle, poétique, et enrichissant, c'était un vrai plaisir de lire comment un balayeur regarde son métier. Sa façon d'écrire et de décrire me faisait beaucoup réfléchir et j'ai tellement apprécié tous ses jeux de mots. À lire !
Un balayeur ecrivain de ma ville natalie, Fribourg. Petit livre surprenant, poetique, drole ...un vrai plaisir. Une vue du monde de quelqu un qui a choisi de ramasser nos dechets. L epilogu pe nous revele pourquoi.
J'ai vraiment aimé le côté "sans-prétention" de l'auteur qui expose mais n'impose pas sa philosophie de vie. Une vision tendre, vraie, globale. Par contre, j'ai un peu moins accroché aux poèmes parsemés ici et là mais ce n'est juste pas ma tasse de thé en général.
Il n'y a pas de sot métier dit le proverbe. Si preuve en était besoin, ce très beau texte écrit par un balayeur suisse est un bonheur de lecture : simplicité, amour de son travail, philosophie de vie et poésie sont les fils conducteurs de ce livre très positif. Merci à lui.
C'est dommage de ne pas pouvoir lui donner 6 ou 7 étoiles ! Un récit splendide, profond, plein d'humour, émouvant et pourquoi pas, curieux aussi! Je m'y attendais pas, à vrai dire, et je suis vraiment étonnée de la qualité littéraire de ce livre. Merci !💕
Un petit livre plein de poésie et d'affection pour un métier choisi par l'auteur, mais pas toujours valorisé. Ce livre est aussi, résolument local, et comme résidente de la ville, je l'ai reconnue et ça a été un plaisir de m'y promener en récit avec Michel.
Il n'y a pas de sot métier dit le proverbe. Si preuve en était besoin, ce très beau texte écrit par un balayeur suisse est un bonheur de lecture : simplicité, amour de son travail, philosophie de vie et poésie sont les fils conducteurs de ce livre très positif. Merci à lui.
L'histoire de Michel Simonet est, à premier abord, des plus inhabituelles. Ce bref ouvrage recueille le témoignage d'un intellectuel devenu balayeur de rue, décrivant son métier avec un amour incommensurable. Les belles rencontres, les gestes répétitifs, les moments difficiles, tout y passe, et c'est écrit avec beaucoup de talent. L'aspect méditatif et lent de sa carrière, la possibilité d’être toujours dehors et d'observer les moments coquasses de la vie urbaine donnent presque envie de lâcher une vie plus stressante pour se laisser vivre dans une carrière simple et pourtant si riche d'aventures et de philosophie. Ma seule petite critique viendrait peut-être du fait que j'ai eu du mal a percevoir la structure du livre. Je ne voyais pas trop ou on allait, ni d’où on venait. Peut-être était-ce volontaire?
Une jolie séries de tableaux de la vie en ville de Fribourg en tant que cantonnier. Petit livre très calme et qui entraîne à la réflexion, sans être révolutionnaire. Les fribourgeois en tout cas apprécieront le passage.