Dans la famille Singer, il y a Isaac Bashevis, le prix Nobel de littérature. Israël Joshua, le journaliste surdoué. Enfin Esther, la sœur aînée, premier membre de la famille qui voulut prendre la plume pour raconter, en yiddish, le shtetl et l’exil, la modernité et la tradition, l’inextinguible soif de connaissance et la médiocrité des érudits. Son esprit, son caractère, ses ambitions inspirèrent à son frère le personnage de Yentl – « Je ne connais aucune femme dans toute la littérature yiddish aussi douée qu’elle », dixit Bashevis -, tandis qu’elle-même rêvait de devenir écrivain. Nous vous proposons pour la première fois en français ce recueil de nouvelles remarquable, où apparaissent les deux mondes auxquels Esther « Hinde » Kreitman appartenait : l’East End de Londres, où elle passa la plus grande partie de sa vie d’adulte ; et les bourgades juives de Pologne où elle avait grandi. On croise dans ses histoires Reb Meyerl qui s’en remet à la providence pour prendre une décision dramatique, la volupteuse Madam Zesha, dont le sac est chargé des fortunes léguées par feus ses trois maris, la jolie Bella, dont le destin est suspendu à des horloges mystérieuses, la logeuse qui mange du jambon tous les matins, sauf celui de Kippour… Plus poignante sans doute, l’héroïne du « Nouveau monde », où un bébé raconte sa naissance, plein d’espoir, mais se voit rejeter parce qu’il s’agit d’une fille. Ce fut là le destin tragique d’Esther, placée en nourrice par sa mère qui refusa longtemps de la voir. La condition féminine est chère à son cœur, mais la condition sociale, aussi : observatrice affûtée de son temps, elle dépeint avec une tendre ironie les aspirations des immigrants ou des shnorrers et raconte le chemin de l’intégration. Ces textes résonnent aujourd’hui avec la même intensité que lors de leur première parution en yiddish, en 1950.
Esther Singer Kreitman was a Yiddish novelist and short stories author. She was born in Poland but moved to Antwerp, Belgium, after her marriage to a diamond cutter. Their son, Morris Kreitman (later also known under his pen name as Maurice Carr) was born in Antwerp. Esther and her family fled to London at the outbreak of the first World War. She died in London in 1954.
Her first novel Der Szejdym Tanc was translated into English as Deborah / Dance of the demons. Her second novel, Brilyantn was translated as Diamonds.
Ecco cosa dice di lei Marina Morpurgo, la sua traduttrice: (...) Quella di Esther Hinde Kreitman Singer è la carriera letteraria di un salmone, costretto a nuotare controcorrente, sfinito, agonizzante, eppure sospinto inesorabilmente in avanti da una potentissima voce interiore. Oggi, finalmente sappiamo quanto valeva Esther Hinde Kreitman, che però resta condannata a trovarsi una fascetta sui romanzi: “La sorella di Israel Joshua e Isaac Bashevis Singer”. Che ingiustizia. (...) Fonte: VI PRESENTO ESTHER (FA SINGER, DI COGNOME) su http://www.cultweek.com/esther-singer/
Wonderful collection of short stories by the long-ignored sister of Isaac Bashevis Singer. Now we get the Yiddishkeit culture from a young woman's point of view...