Dieu est mort au XIXe siècle, dit-on. Mais dès, le IV siècle avant notre ère, Théodore l'Athée proclamait qu'il n'existait pas. L'athéisme est aussi vieux que la pensée humaine. Depuis les origines de l'humanité, il est l'une des grandes façons de voir le monde, un monde où l'homme est seul face à lui-même et à la nature aux règles immuables. L'histoire de l'athéisme n'est donc pas le simple négatif de l'histoire des croyances religieuses : c'est celle de tous les hommes - septiques, libres-penseurs, libertins, déistes, agnostiques, matérialistes - qui ont cherché à donner un sens à leur vie en dehors de toute foi religieuse. A l'instar des religions, l'athéisme est pluriel : au fil des siècles, il a pris des formes différentes, successives et simultanées, parfois antagonistes : athéisme de révolte contre l'existence du mal, contre les interdis moraux ou contre la limitation de la liberté humaine : athéisme spéculatif dans les périodes de crise de valeurs ; athéisme confiant de Hegel et de Marx ; athéisme volontaire de Nietzsche ; athéisme de notre époque où la frontière entre croyants et incroyants semble de plus en plus floue.
Georges Minois, professeur d'histoire et historien des mentalités religieuses, a écrit de nombreux ouvrages sur la culture occidentale. Il est l'auteur, entre autres, de L'Eglise et la science, histoire d'un malentendu (2 tomes), L'Eglise et la guerre, Histoire du suicide.
Georges Minois est un historien français né en 1946. Ancien élève de l'École normale supérieure, il est agrégé et docteur en histoire. Il a exercé la profession de professeur d'histoire et de géographie jusqu'en 2007.
Cansativo, porém extremamente informativo, citando váfias fontes e trechos de importantes persinalidades dos séculos passados. Recomendo para quem quer se informar e quem gosta de História.
Voici des notes de lectures pêle-mêle La première affirmation qui m'étonne est qu'il y a eu des athées dans tous les temps, que l'incrédulité a été répandue même au IVe et IIe siècle. Que 2500 ans avant Jésus, les bouddhistes avaient des réflexions qui ressemblaient fort à de l'athéisme. Ensuite, on comprend que l'on taxe d'athée toute personne qui ne croit pas strictement aux canons catholiques, mais à ce compte presque tout le monde est athée. Ma définition de l'athéisme est beaucoup plus restrictive, est athée celui qui ne croit pas aux dieux, mais d'un point de vue scientifique, logique et critique.
C'est Platon, le père de l'intolérance et de l'Inquisition qui a préfiguré la chute de la raison dans deux millénaires d'obscurantisme avec sa distinction du monde idéal et du monde réel. Traiter Luther d'athée est une figure de style. Des athées au sens moderne, il y en a peu eu dans l'histoire. Aussi, on parle des croyances, sans les mettre en contexte historique. Il y a des guerres, des épidémies de pestes, la déliquescence du clergé, des injustices flagrantes qui ébranle la foi. On les évoque, mais on dirait que les croyances existent dans le vide la plupart du temps, ce qui n'est pas le cas. Au XIXe siècle, celui de la "mort de Dieu", il reste que la plupart des gens sont profondément croyants, malgré quelques exception comme Nietzsche. Aujourd'hui encore au XXIe siècle, il est difficle de trouver des gens qui n'ont pas peur de la mort, qui ne croient pas à quelque forme supérieure d'"énergie", à une forme de métempsychose ou de réincarnation.
Finalement, au XXe siècle, on s'éloigne de Dieu au nom de la liberté, avec les philosophies analytiques, évolutionnistes et la science. Dieu tombe dans l'indifférence. J'ai beaucoup aimé ces deux derniers chapitres qui résument les réflexions d'aujourd'hui.