• Lauréate à deux reprises du Prix du Gouverneur général (1988 et 1993), Michèle Marineau nous revient avec un récit émouvant et efficace, écrit dans la langue vivante des ados.
• Deux points de vue de narration, deux univers parallèles et distincts, mais à la fois si semblables... Amour, drame familial, conte de fées et vie étudiante, Les Vélos n’ont pas d’états d’âme en séduira plus d’un!
S’ils savaient! Si seulement ils savaient! Mais Laure préfère ne pas y penser. C’est tellement difficile de se tenir constamment sur ses gardes, de mentir, d’afficher une gaieté et une insouciance qu’on est loin de ressentir... Elle a de plus en plus l’impression de s’enliser dans des sables mouvants.
Tout comme Jérémie, Laure Lupien est en quatrième secondaire. Avant d’aboutir dans cette polyvalente, elle fréquentait une école privée particulièrement huppée, à la campagne, avec cours de ski, d’escrime, de tennis, d’équitation, bref tout ce qui est chic et qui coûte cher. Pas du tout le genre de fille qui pourrait s’intéresser à un garçon comme Jérémie, fils aîné d’une famille de neuf enfants!
Un certain nombre de détails troublants à son sujet intriguent pourtant Jérémie. Toujours très élégante, impeccablement vêtue, maquillée et coiffée, il n’en demeure pas moins qu’elle semble cacher quelque chose sous ses airs de petite princesse... Puis il y a aussi Tanya, une amie d’enfance de Jérémie, qui agit depuis peu d’une manière étrange. Tanya qui subitement s’éloigne de lui, préférant «prendre ses distances», comme elle dit.
Décidément, Jérémie commence à les trouver bien compliquées, ces deux-là. Ce n’est pas comme les vélos, sa passion. Et heureusement! Car contrairement aux filles, les vélos, eux, n’ont pas d’états d’âme.
Michèle Marineau est une romancière québécoise. Elle a ensuite amorcé une double carrière de traductrice et d'auteure de livres pour la jeunesse.
Michèle Marineau is a two-time Governor General’s Award winner. Marineau studied medicine, art history, and translation at the University of Montreal before she became a writer. After she began writing, she started translating the works of other authors. Her first novel, Cassiopée: L’été polonais, was published in 1988. Her books have been translated and published in Canada, France, Denmark, the Netherlands, Sweden, and Spain.
Belle histoire d'apparence, de relations complexes à l'adolescence, de chantage, de vérité toute crue. J'ai apprécié ma lecture. Je l'ai trouvée facile, mais pour des élèves de 2e secondaire, c'est parfait. C'était même un peu court pour expliquer certains passages sur lesquels l'auteur aurait pu donner plus de détails.
Les humains et leurs états d'âme Les vélos n'ont pas d'états d'âme est un roman de l'écrivaine jeunesse Michèle Marineau, que j'ai dévoré avec encore plus de plaisir que Cassiopée - L'Été polonais, autre livre chroniqué sur ce blogue. Et je dois dire que je n'avais pas autant apprécié une lecture depuis longtemps. Je me suis même couchée à deux heures du matin pour la terminer, parce que je ne pouvais pas lâcher ce bouquin avant le tout dernier mot. Je sais, je semble souvent dire sur ce blogue que mes lectures sont excellentes. Toutefois, dans les faits, l'impression d'un bon livre que je désire dévorer par-dessus tout est plutôt rare chez moi. Je choisi plutôt d'ignorer les livres somnifères et de parler de ceux qui m'inspirent des chroniques. Et ce roman jeunesse, il vaut vraiment le détour.
Le livre raconte deux histoires en parallèle qui s'emboitent l'une dans l'autre. Il y a celle de Jérémie, aîné d'une famille nombreuse et modeste, passionné par les vélos. Il y a aussi celle de Laure, issue d'un milieu riche, mais dont la famille fut déchue sur le plan social et financier. Cette dernière subit des épreuves atroces, surtout pour une fille de son âge : harcèlement sexuel, chantage, solitude, deuil et autres. En fait, je dois dire que l'auteure a su rendre vivants et crédibles ses personnages. En temps normal, j'aurais détesté une fille aussi snob et superficielle que Laure, mais, ici, la profondeur du roman m'a permis de m'attacher au personnage, avec empathie et compassion. Il en va de même pour les autres protagonistes, d'ailleurs.
La principale force du récit, selon moi, c'est son ancrage dans le réel. Cette histoire, on y croit. De toute façon, c'est bien connu : le secondaire est un microcosme de la société. On y retrouve les différentes classes sociales et les relations de pouvoir qui en découlent. On y voit dans toute sa bêtise la cruauté des humains : les jugements hâtifs, la manipulation, les mensonges, le mépris de la différence et la violence. Par chance, il y a parfois des amis ou des parents en dehors des murs de la polyvalente qui écoutent et soutiennent malgré les difficultés. Mais une chose reste sûre : les personnages ne peuvent construire leur destinée que par eux-mêmes. Les autres ne peuvent que montrer la voie : ils guident, accompagnent, mais ne décident pas à leur place. Pour vivre en étant elle-même, Laure devra subir les conseils et la colère de Jérémie, afin de réussir à surmonter son orgueil. Elle devra récupérer son propre corps et sortir de l'oppression masculine et sociale par ses propres moyens, mais tout en acceptant l'aide de ses proches. Et Jérémie devra quitter ses vélos le temps d'un instant afin de mieux observer les évidences sous ses yeux. Car il a la fâcheuse tendance à voir les minuscules détails à propos des autres, mais il ne voit pas les vérités dans sa propre existence. Car la vie n'est pas que mystère à résoudre, elle est aussi quotidienne, difficile et belle.
Les vélos n'ont pas d'états d'âme, un roman humain et subtil, sur l'adolescence et ses tribulations, sur les revers de l'innocence et sur les relations entre les individus. Un livre à mettre aussi bien entre les mains d'un adulte que de leurs enfants.
Extrait En arrivant à la maison, je me suis dirigé vers le garage. J'étais brusquement impatient de m'occuper de cette roue voilée qui me narguait depuis quelque temps. À cet instant précis, j'éprouvais une grande, une énorme, une extraordinaire affection pour les vélos. Contrairement aux filles, les vélos n'ont pas d'états d'âme.
Je crois que ce roman de Michèle Marineau a mal vieilli. Oui, il y a certains repères culturels qui datent (recherche dans les journaux, cours de morale, etc.), mais c'est davantage le traitement des thèmes et les valeurs qui me semblent dépassés. En raison de son secret (la faillite de son père et son suicide), Laure vivra de la violence psychologique et sexuelle (attouchements, baisers forcés) de la part de Christian. De son côté, Tanya a peu d'estime d'elle-même, elle se trouve grosse et pense, à tort, qu'elle ne pourra jamais plaire à Jérémie. Finalement, l'histoire finit bien, Laure se réconcilie avec sa nouvelle vie de "pauvre", Jérémie sort avec Tanya.
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J'étais surprise que j'ai aimé ce livre. Ne jugez pas un livre par sa couverture, ni son titre. Le personnage principal est drole. Quelques thèmes mature, alors je recommande ce livre pour la neuvième année et plus.