Le 'stragi nere' iniziano il 12 dicembre 1969 con Piazza Fontana e terminano il 4 agosto 1974 con l'attentato al treno Italicus. Alcuni giorni dopo la bomba di Milano, il settimanale britannico "The Observer" parlerà di 'strategia della tensione', riferendosi non solo alle bombe ma al modo in cui sono stati strumentalizzati attentati e disordini sociali, chiamando in causa la stampa e i politici. La stagione dello stragismo, ignota ai Paesi dell'Europa occidentale, ha minato le istituzioni democratiche e la convivenza sociale dell'Italia, con l'aggravante che in quarant'anni non sono stati condannati né i mandanti né gran parte degli esecutori. Solo in sede storica si è fatto un po' di ordine. Mirco Dondi ricostruisce gli episodi stragisti, soffermandosi in particolare sul loro impatto immediato.
Mirco Dondi è il mio professore e domani dovrò sostenere l’esame di storia contemporanea con lui; questo libro era nel programma di studio insieme a molte altri titoli facoltativi tra cui noi studenti potevamo scegliere. Ho scelto questo libro perché mi ha sempre affascinato questo periodo storico in Italia e devo dire che la lettura è stata abbastanza interessante (anche se probabilmente me lo sarei goduto molto di più se non fossi una persona tremendamente procrastinatrice e non avessi letto più di 400 pagine fitte di informazioni complesse in due giorni). Una critica che mi sento di dare, però, è che, con il continuo rimando ad immagini, fotografie e testate giornalistiche storiche, mi sarei aspettata la presenza di foto nel libro, cosa che non è accaduta. Vedere certe cose, piuttosto che leggerne la descrizione (seppur accurata) dà un effetto diverso, quindi è un grande rammarico che il libro ne sia privo.
Ero fortemente indeciso se assegnare o no un voto alto a questo libro. Alla fine ho deciso che la cosa più sensata era dargli un voto medio. Si tratta di un’opera sicuramente molto accurata dal punto di vista della documentazione storica (le pagine con le note sono tante e fitte; dall’altra parte a volte risulta essere un po’ dispersivo e forse un po’ troppo pronunciato al dare giudizi ai fatti. Da un punto di vista della scrittura parte piuttosto lento ed a tratti pesante, ma si riprende nel corso della trattazione. In sostanza lo consiglio, ma con l’avvertenza che sarà necessario armarsi di pazienza.
Le sujet du livre est passionnant; il revient sur la « stratégie de la tension » — collusion, dans la cadre de la guerre froide, des milieux atlantistes (OTAN/CIA), d’une élite politique italienne (cercle restreint de la Démocratie chrétienne, parti au cœur de toutes les coalitions gouvernementales), des services de renseignement/militaires italiens, qui, afin d’endiguer la montée du Parti communiste italien (plus important PC d’Europe occidentale), se sont appuyés sur des organisations d’extrême-droite (néofascistes), lesquelles ont commis différents attentats particulièrement meurtriers « stragi », que les structures de pouvoir, en lien plus ou moins directs avec les médias et en entravant les enquêtes, ont fait attribuer à l’(extrême) gauche, afin de créer un climat de peur et de tension dans l’opinion publique, pour pousser la population italienne à se tourner vers la droite conservatrice et autoritaire, voire envisager la voie du coup d’État.
Si je dois résumer les axes de réflexion les plus intéressants que l’on retrouve, je dirais :
1. Analyse des rapports de pouvoir extrêmement complexes et articulés qui poussent un grand nombre d’acteurs, aux intérêts parfois divergents, à collaborer ensemble dans une même direction (endiguer la montée de la gauche), mais parfois pas dans le même but (renforcer le pouvoir en place, plutôt que de mener un coup d’État militaire, etc.) On notera par exemple la guerre entre les différents services de renseignement italien, qui pousse parfois à des fuites dans la presse, etc., afin de garder le contrôle et imposer son point de vue.
2. D’un point de vue sociologie des médias : la fabrique de l’actualité — mise à l’agenda politique, cadrage, etc. Le livre permet vraiment de saisir les logiques qui sous-tendent l’analyse et le récit des évènements, dans la profondeur de toutes les logiques politiques et médiatiques qui se croisent — des médias « edotti », c’est-à-dire prenant part consciemment à la fabrication d’une ligne politique, à ceux qui reproduisent le récit imposé de façon plus ou moins consciente, etc. — sans tomber dans la caricature ou la simplification. Il est notamment très intéressant de noter le processus qui amène à une évolution de la ligne médiatique — d’abord parcellaire, puis globale — à partir des années 1972-74, avec le développement d’enquêtes et de contre-récits structurés, qui commencent à dénoncer le danger du terrorisme « noir » (extrême droite), remettre en cause la constante attribution aux « rouges »; évolution qui s’accompagne d’un changement d’orientation de l’opinion publique.
3. Enfin il permet de prolonger la réflexion de philosophie politique sur la « raison d’État » et et le secret d’État qui en est le corollaire — on se retrouve face à ce que Gabriel Naudé qualifierait de « coups d’État », c’est à dire des coups menés par l’État, afin de maintenir son pouvoir, sans aucune préoccupation morale.
En bref; livre passionnant, d’une rigueur — notamment au niveau des sources mobilisées — impressionnante, qui devrait être lu par tous. Cependant, gros bémol, le livre est très difficile d’accès. Cela est dû, d’un côté, à la complexité de la période et du sujet, mais aussi, selon moi, à la structure choisie par l’auteur et à son style d’écriture ésotérique : beaucoup de références allusives, parfois des choses sont évoquées puis expliquées 200 pages plus tard, etc.
Il libro è abbastanza complesso per quanti non conoscano gli aspetti principali trattati. Presenta un ricco apparato di note ma sarebbe utile una bibliografia. È approfondito l'aspetto del rapporto tra la strategia della tensione, la stampa conservatrice e quella infiltrata da giornalisti vicini alla destra, anche neofascista. Notevole il passo in cui si cita P. V. Taviani che rivendica di avere sempre operato nell'interesse della nazione, anche quando è andato oltre la legge. Si parla molto del MSI perché fino al 1970 circa e oltre non era lontano dall'orbita governativa e l'anticomunismo prevaleva di parecchio sull'antifascismo. Quasi ottimo è il mio giudizio complessivo.
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