Quels verbes sont essentiels si on veut explorer à fond celui de vivre ? Il n’y avait que Marie Laberge pour avoir l’audace de poser la question et oser chercher dans l’action du verbe la définition de l’intensité. Avec cet essai original qui marque ses quarante ans d’écriture, la romancière expose ce qui lui semble indispensable pour amener le verbe — et la vie — à son sommet. Elle analyse ce qui fait de chacun de nous les vivants que nous sommes, contradictions et harmonies incluses. Elle ne se contente pas de disserter, elle fouille les verbes à fond et elle se mouille en passant en revue la place que chacun d’entre eux prend dans sa vie personnelle. Quiconque a lu et aimé les romans de Marie Laberge y trouvera des clés pour mieux comprendre son univers intérieur si riche. Jamais moralisatrices, d’une honnêteté réjouissante, ces réflexions à la fois sensées, justes et percutantes apportent un éclairage inusité sur cette écrivaine de fiction qui réussit à aborder ce nouveau genre sans pour autant perdre sa verve et son humour.
Marie Laberge est née à Québec (Québec, Canada). Elle étudie chez les Jésuites, puis s'initie à la danse avec Ludmilla Chiriaeff. Après des études en journalisme, qu'elle abandonne en 1970, elle se consacre aux activités théâtrales et entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec, d'où elle obtient un diplôme en 1975. Elle joue dans différentes pièces de théâtre à Québec, avant de faire de la mise en scène et de l'enseignement en art dramatique. En 1981, elle quitte Québec et s'installe à Montréal. En 1983-1984, elle enseigne et est directrice du département de théâtre de l'université Laval.
En tant que dramaturge, elle signe vingt pièces, dont la plupart sont jouées au Québec et dans divers pays européens. Parmi les plus notables, soulignons
L'Homme gris, jouée en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Lettonie, dans les langues respectives de ces pays, Oublier (prix de la meilleure production théâtrale de Bruxelles 1987-1988), Aurélie, ma sœur (produite en 1994 au Gate Théâtre de Londres), Le Faucon, présenté en 1996 au Festival des Francophonies en Limousin à Limoges. Elle est aussi scénariste, administre le Théâtre du Trident (1977 à 1980) tout comme le Centre d'études en art dramatique (1978 à 1981), dont elle est la présidente de 1987 à 1989.
Marie Laberge écrit cinq romans avant de rédiger la trilogie intitulée Le Goût du bonheur (Gabrielle, Adélaïde et Florent), qui se vend à plus de 500 000 exemplaires.
En mai et juin 1995, elle rédige le préambule de la Déclaration d'indépendance du Québec en collaboration avec Gilles Vigneault, Fernand Dumont et Jean-François Lisée, entre autres.
En 2006, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée Le temps qui compte, mise en musique par Jacques Veneruso. Cette chanson parait sur l'album D'Elles, sorti le 21 mai 2007.
Entre 2009 et 2011, Marie Laberge publie un roman épistolaire - Les lettres de Martha - une correspondance qu'elle entretient personnellement 26 fois l'an avec ses lectrices et lecteurs inscrits.
J'aime bien les réflexions de Marie Laberge dans ce livre et je trouve que la majorité des points amenés par cette dernière sont importants pour vivre sainement et équilibré.
Cet essai de Marie Laberge est audacieux, intéressant, et incite à énormément de réflexion. On devrait tous se poser la question de ce qu’on considère comme une vie bien vécue, et identifier les verbes sous-jacents est une bonne manière de le faire.
Il n’en reste pas moins que l’autrice a un don pour la fiction, et que cet essai n’a pas l’effet hypnotique qu’on s’est habitués à retrouver dans ses œuvres.
J’ai adoré ce livre, aussi bien écrit que le sujet est passionnant. Un livre philosophique, plein de sagesse, d’honnêteté, de lucidité, de poésie sur la vie. Un livre inspirant, qui m’a fait vibrer.
Marie Laberge est une écrivaine et une personne superbe. C’est avec doigté qu’elle nous guide peu à peu dans sa réflexion sur la vie. Son propos est éloquent, généreux et si juste. Un incontournable.