Sans concession, plus intime, Depardieu revient et balance tout.Je revendique complètement ma connerie et mes dérapages. Parce qu'il y a là quelque chose de vrai. Et si on ne dérape jamais, c'est souvent qu'on est un peu con.Je ne maîtrise rien, je ne fais que suivre, et parfois supporter mon amour de la vie et des autres. Un amour qui, comme disait François Truffaut, est à la fois une joie et une souffrance.Je ne cherche pas à être un saint. Je ne suis pas contre, mais être un saint, c'est dur. La vie d'un saint est chiante. Je préfère être ce que je suis. Continuer à être ce que je suis.Un innocent.
Gérard Xavier Marcel Depardieu is a French actor and filmmaker. He is a Chevalier of the Légion d'honneur, Chevalier of the Ordre national du Mérite and has twice won the César Award for Best Actor. He also won the Golden Globe award for Best Actor in Green Card and was nominated for an Academy Award for the title role in Cyrano de Bergerac.
Il y a tout d'abord cette couverture où Depardieu s'affiche torse nu au lecteur. Car toi qui veut passer derrière ces portes, tu dois passer par Gérard, l'homme, en premier lieu. Celui qui se livre ici sur ses colères, ses doutes mais également ses espoirs et ses joies. Il ne cherche pas à se vendre ou à régler spécialement des comptes. Non, ça il s'en fout. Et puis, il sait qu'il peut être con et contradictoire. D'ailleurs, on le relève de temps en temps. Alors globalement, lire Depardieu sur Gérard, c'est peut être assister à l'un de ses plus beaux rôles. On accédera alors aux portes de l'arrière plan, en sachant qu'on ne vient qu'effleurer un homme-monde qui continue de profiter de ce que la vie lui apporte avec une sincère innocence.
J’ai lu Monstre avant ce récit pourtant paru deux ans avant. Celui ci est plus personnel. Les propos de Monstre ont pour moi une portée plus universelle. Il n’en reste pas moins un témoignage indispensable à lire et relire quand nous sommes un peu trop encombrés par la routine. À garder à portée de main pour piqûres de rappel. C’est un hymne à la vie aux rencontres à un mot que j’affectionne particulièrement et qui résume assez bien Innocent : sérendipité.
Après l’autobiographie, voici Depardieu au présent. Qui est-il dans le monde qui l’entoure : innocent ! Passé le name dropping un peu pompeux du début, Gérard se livre avec une grande simplicité et sans tabou.
Et merde à ceux qui ne l’aiment pas, il est comme ça Gérard.
Fragments de la vie (ou les vies?) d’un immense acteur. Depardieu balance ses vérités et nous dévoile sa vision pour un monde qui manque, selon lui, d’innocence et d’amour pour la vie et l’instant présent.
Pas le meilleur livre de Depardieu. Le livre sur sa vie est beaucoup plus intéressant. Quelques bons moments cependant mais pas assez pour en faire un bon livre.
Finally, the first of Gérard Depardieu’s books to be translated into English! As much as I would have loved to have read his earlier works, my French isn’t that good, so this review will be of the English-translated version of Innocent.
A collection of essays centering on different topics, Gérard speaks his mind to his readers as if they asked his opinion on certain topics and he talked to them over a glass of wine at dinner. He has a very conversation tone, in keeping with the title, and he stresses the important of maintaining one’s innocence to be able to enjoy life to the fullest. He tells readers in one essay that he will live as long as he remains curious about life, people, and everything new. With everything he’s been through, it’s important for his fans to know what keeps him going, when others who’ve lived through such tragedy would have given up long ago. And let’s face it, if you’re not a fan, you won’t buy a copy of this book.
Rainer J. Hanshe’s translation is extremely literal, which has its ups and downs. The benefit of such a translation is that readers can get as close to what Gérard would have told us in French. However, the downside is that sometimes the word order is a little odd. For example, one essay is entitled “Cinema, It’s That, Too,” which in French would be a poetic phrase but in English doesn’t have the same effect.
Since I’m a huge fan, I’m glad I read this book. I have a beloved copy of Paul Chutkow’s biography, Depardieu, and learned quite a bit about how he was in 1994. Innocent was published in 2017, after enormous changes to his life. He has changed, but isn’t that to be expected? If you love him as much as I do, you’ll probably shed a tear while reading the last couple of essays.
Innocence, to Depardieu, does not refer to guiltlessness or naivete; it is a state of mind: optimistic, able to see the best in others, open to joy. Reading this book was like sitting down for a long lunch with Depardieu and drinking gallons of wine while he waxes poetic about any number of subjects, including but not limited to: French film stars, the value of friendship, and Vladimir Putin's admirable qualities. Although in places this book is a bit of a ramble, fans of Depardieu will enjoy learning more about the larger-than-life actor, and will doubtless be charmed by his joie de vivre.
Portrait touchant d'un homme qui affronte ses peurs, qui n'est pas dupe de ses laideurs physiques et morales mais qui ne cherche plus à plaire. Il accepte de vivre vraiment, de ne pas retenir ses mots et ses gestes à la vue du danger, alors forcément, parfois, ça dérape.