Marzo de 1963. A sus dieciocho años, el jienense José Sáez entrena en una escuela de toreros con el ánimo de convertirse en matador. Un buen día descubre que su cara, aun siendo la misma de siempre, es la de otro hombre, Manuel Benítez El Cordobés, el diestro más célebre de todos los tiempos. Sin embargo, en esta historia de espejos y espejismos no hay corridas ni toros: en tono de comedia agridulce, Yo soy El Otro habla del éxito y del fracaso, del esfuerzo y de la suerte, de la identidad y de la locura, de la auténtica fortuna y del verdadero talento.
"Je suis l'Autre" de Berta Vias Mahou (290p) Ed. Séguier Bonjour les fous le lectures.... Ce livre est avant tout une histoire vraie: celle de José Saez. Années 1960. José Saez a 18 ans et est décidé à changer de vie. Fini la misère qu’il a toujours connue et ses petits boulots de maçon ou de berger. A lui la tauromachie: il deviendra matador ! A peine inscrit à l’école de tauromachie, José découvre que son visage n’est plus le sien, mais celui d’un autre, Manuel Benítez "El Cordobés", dont la carrière fulgurante débute tout juste et qui deviendra le plus célèbre matador du XXe siècle. Mais il ne veut pas usurper son identité sans travailler jusqu'au moindre détail de ce qui fait la grâce si particulière de la vedette des arènes. Il se fond en lui, s'oublie et devient «L'Autre». En étant "L'Autre", José Saez ne cherche pas à forcément à mentir. Des regards se posent sur lui et veulent croire au miracle d'une rencontre avec le Dieu des arènes. Dans la sinistre Espagne franquiste, son beau visage est source d'espoir, de rêve, d'exaltation. Il n'est pas facile d'être "El otro" d'un matador.. ce serait plus facile d'être le sosie d'un acteur ou d'un chanteur plutôt que de risquer sa vie dans les arènes. "El Otro" va connaitre la gloire et la misère, l'ambition et la désillusion. Il va y perdre sa propre identité, sa propre existence. Il ne peut y avoir deux rois dans l'arène Très joli récit que nous fait revivre Berta Vias Mahou dans ce livre poignant sur l'identité. On plonge dans le monde des toreros dans les années 60, dans l'Espagne franquiste et les merveilleux villages andalous. Premier livre de cette auteure traduit en français.