Jun Jung-sik errait dans les rues de Séoul quand un policier l’a pris par la main pour l’emmener au Holt, un orphelinat américain. Il avait alors 5 ans. Quelques photos, un rapport d’orphelinat… Ses souvenirs tiennent à un fil. Mais les questions le taraudent. 2007 : Jung décide de remuer les souvenirs ou les fantasmes de sa vie, en tout cas d’en finir avec une certaine période teintée de l’incertitude qui ronge. Il se raconte dans ce récit terriblement intime : sa survie en Corée, sa nouvelle famille belge. Une adoption pas toujours très réussie, contrairement à d’autres gamins. Mais cette histoire est la sienne : il a grandi avec, s’est construit avec, jours après jours, vaille que vaille. Les fous rires, les drames, le quotidien, les bêtises de gosses et les questions sans réponses… Sans aucune réponse ?
Rather sweet and heartrending. Korean orphan ends up in (French-speaking) Belgian family. He describes his childhood, the abandonment issue - his mother left him somewhere when he was a small child - that will follow him all his life. Entering puberty and some of the stuff he "discovers" together with his Belgian brother, who is the same age, now that was too graphic for my taste. OK, the whole thing is a graphic novel. But it was too much information. Really. Anyway, the child's coming to terms with his new surroundings, his being different, that I liked. And the fact that I actually understood almost all of the French, to my own amazement. ;)
Un cómic que recomendaría especialmente a padres y madres adoptivos (aunque también a otros familiares del entorno, así como a los propios hijos e hijas adoptados).
Very personal story of identity and culture. I really felt Jung's liminal state - being simulataneously in and out of place in his adoptive family, country, and language. Even as an adult, his pain and confusion at not clearly remembering his mother and being rejected by his Belgian mother is palpable - you know when someone tells you something doesn't bother them in a way that assures you that in fact it totally does. The part about walling off memories as a form of protection really touched me, especially the realization that does it not work because our little daily experiences that we tell ourselves are "forgotten" are there, wandering around inside our subconscious. I've come to realize that "childhood trauma" isn't just being found wandering alone on the streets. It's the residue from all the intensity of being plugged in to the universe that would just overwhelm the average, sane adult.
I was moved by Jung's "japanese" period. This phenomenon happened to my son too because it's easy to take in the "they all look/sound alike" generalizations of the dominant, surrounding culture. He had a short period in primary school where he thought he was "English" because he teacher assumed he was since he spoke English. Or when he got upset when he found out that the Europeans colonized America an, oops, I had to explain to him that he wasn't a "Native American". Imagine going through that without a parent who can or tries to explain that!?
I'm really looking forward to finding out more about his trip to Korea in the next volume(s). My biggest question is, was he really an orphan or was he just a poor kid rummaging through the trash? It's certainly presented as the former, but I have a doubt. Did his mother really abandon him? Will he find his mother? There's a little foreshadowing that a culture clash is coming and the lesson that "you can never really go back home" when you are an adoptee (or anyone who has integrated into another culture for long enough)
Are people from cultures like China and Korea interested in DNA testing or once a baby is relinquished, lost, etc, is it for "the greater good"; thus better to close the door? We get the hint that probably NOT based on the story towards the end of the adoptee returning to Korea and trying to give things to her mother. Her thoughts and actions (taking her mom out to a nice dinner, offering help, wanting to offer money) were based on a "Western" perspective. An average American birth mother would be proud and happy that her child took her to a fancy restaurant and offered money, would probably brag to her friends. For the Korean mother in the story, it was shameful to not be able to offer these things to her daughter.
Lastly, a little CW about (pre-)pubescent male sexuality, objectification of women. Minor and applicable to the context, but a little bit "brushed off" when spoken about in retrospect.
résumé: Jung, enfant coréen, est 'mis à l'adoption' comme 'trop' d'enfants coréens (pour des raison d'abord de guerre civile, puis sociétale à cause des enfants illégitimes des soldats européens et américains). Il arrive dans une famille de belges, wallons avec 4 enfants. Il raconte les problèmes identitaires (adolescent il ne parle plus, il est complexé de sa différence....). Il est maintenant auteur de BD, a une famille et une femme. Il dit que sa mère adoptive était très sévère, qu'elle ne lui a pas donné de chaleur (ne le prenait pas ses bras) lorsqu'il faisait des cauchemards et rappelle qu'elle lui a dit 'ne t'approche pas de mes enfants, tu es une pomme pourrie). Les mots des parents pèsent sur la construction identitaire des enfants. Il raconte que nombreux enfants adoptés sont décédés (dont sa sœur adoptive coréenne dans un accident de voiture bizarre, d'autres on fait des tentatives de suicide). Il dit que l'adoption de masse en Corée est une erreur car elle ne résout pas le problème sociétal. Il remercie tout de même ses parents de lui avoir donné une famille (il trouve bcp de réconfort chez ses frères et soeurs).
Esta lectura fue una grata lectura y me sorprendió su forma de explicar una situación tan complicada desde situaciones diarias, me parece muy interesante, otra buena muestra para ver que los comics pueden ser muy educativos. Tengo que reconocer que a mi me ha servido para reflexionar.
Jung a fait partie des 200 000 enfants coréens adoptés dans les années 1960-1970 par des familles européennes après un passage, plus ou moins long, à l’orphelinat.
En 1970, il est adopté par une famille belge qui a déjà 4 enfants (biologiques). Quelques années plus tard, ils adopteront une dernière enfant, également originaire de Corée du Sud.
Il raconte son enfance, de ses 5 à 13 ans, avec ses frère et sœurs qui le considèrent comme l’un des leurs sans faire aucune exception, mais avec l’entourage familial plus ou moins proche qui, par contre, ne le compte pas comme un membre à part entière de la famille : par exemple, sa grand-mère maternelle dit de sa fille qu’elle a 4 enfants [les deux enfants d’origine sud coréenne adoptés ne comptent visiblement pas pour elle…]. La fratrie est très proche, très soudée. Il joue beaucoup avec son frère, ils ont les mêmes questionnements au même moment… ce sont des bons moments pour lui.
Mais, malheureusement, le mystère de son origine ressurgit de temps à autres, et c’est difficile. Il ne se sent ni Coréen, ni Belge ; il ne sait pas vraiment à quoi se rattacher. Une partie de lui a envie de découvrir la Corée.
Il nous livre un récit autobiographique très poignant mais avec beaucoup d’humour. Il s’agit d’un questionnement profond autour de l’identité, de l’origine, de « faire famille », de la différence (culturelle + physique)…
Je recommande très fortement.
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El mes pasado leí Piel color miel una novela gráfica autobiografía del autor Jung coreano que nos enseña su vida desde que quedó huérfano a los 5 años y posteriormente fue adoptado por una familia belga. A través de sus recuerdos nos muestra sus sufrimientos, sus anhelos como niño adoptado. Como reniega de su cultura porque siente que su país lo ha traicionado y como más tarde vuelve a abrazar su cultura porque es quien lo ha hecho ser quien es. Podemos ver a través de sus imágenes lo duro que es ser adoptado. Lo bueno de esta novela es que podemos ver el punto de vista de un adoptado cuando siempre nos muestran el otro lado de la ecuación. Me ha parecido un punto de vista interesante y una historia muy entrañable y triste.
The sadness of not knowing your mother hangs on every page of this wonderful, gripping and profound story about adolescence, identity and longing.
The art is beautiful.
I picked up this and the second volume from the library. Will buy them as they are the kind of story that I want to read again especially when I am a little wiser.
A travers son histoire personnelle, l'auteur raconte un phénomène dont j'ignorais l'existence : l'adoption massive d'enfants coréens par des familles européennes et américaines. Dans ce volume, il raconte son enfance en Belgique et ses premiers questionnements sur son identité : ni vraiment belge, ni vraiment coréen, comment trouver sa place dans la société ?
Une bien jolie bd sur l’adoption, la recherche des origines et les troubles psychologiques qui peuvent en résulter. Le dessin est superbe et le scénario bien construit. Je vais me dépêcher de lire les autres tomes !
J'aimais bien, notamment le style de dessin, jusqu'à la partie assez dérangeante sur sa découverte de la sexualité, dont la partie avec son frère et le fait qu'il admette sans le moindre remord d'avoir attouché sa soeur, une enfant. De quoi finir sur une très mauvaise touche
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Un roman graphique sur la quête de l’identité des enfants adoptés… Ici un coréen, adopté par des Belges après la guerre de Corée. C’est touchant et troublant.
Un sujet peu connu pour ma part (adoption massive en Corée) et ce roman graphique est un bon support qui apporte une touche de légèreté sur un sujet aussi lourd
Detta är första delen av tre i en självbiografisk berättelse om hur det är att ryckas upp i unga år från Korea och förflyttas till andra sidan jordklotet. Vi får följa huvudpersonen från fem års ålder, då han tas från gatan av en polis i Seul och placeras på ett barnhem, hur han adopteras av en strikt Belgisk familj och hur han försöker hitta sin identitet mitt i denna blandning av olika impulser.
Jung blandar dialogbaserade visualiseringar av sin uppväxt med sekvenser där hans vuxna jag kommenterar vad han gick igenom och funderar kring den historiska bakgrunden till att så många koreaner har adopterats bort till resten av världen sedan Koreakriget. Serien är tecknad i en semi-realistisk stil i svartvitt med mjuka gråskalor. Berättelsen har även gjorts som en prisbelönt film i vilken live action blandades med animerade sekvenser.
Está bien. Es una autobiografía que te explica la experiencia de un niño coreano adoptado y todos los sentimientos enfrentados que su situación, y la relación con su familia y otros personajes, le provocan. El dibujo es sencillo pero al mismo tiempo cuidado. Cuando el autor hace fondos en la naturaleza son un regalo para la vista.
Personal note for future me : I feel like the whole series should be read to make more sense/meaning of that first volume. Not that it doesn't make any but ofc there's more to this story (the next volumes). Unfortunately i couldn't bring myself to keep reading the series for reasons i don't want to get into here so i hope i'll remember them.
Belle BD autobiographique sur l'adoption. (3T) Le graphisme est superbe, et l'auteur nous confie son ressenti quant à son adoption, tout le long de sa vie : problème identitaire, recherche de la mère,... Très touchant, mais humour très présent également