Saltimbanque de la différence, amoureux des langues et des cultures, Josef Schovanec nous entraîne dans un nouveau voyage, peut-être le plus surprenant et le plus déroutant qui soit pour une personne autiste : l'amour !Avec Sonia, Gabriel, Debbie et d'autres, ses héros de l'étrange qui pourtant vivent parmi nous, se réenchante un monde trop normal dont on pensait avoir fait le tour. Par leurs songes et leurs liens, leurs singularités, leurs passions et leurs échecs, ils nous incitent à un voyage au bout de nous-mêmes sur les routes lointaines d'Autistan.Avec poésie, humour et pudeur, Josef Schovanec nous parle d'amour comme cet aveugle de naissance qui, mieux que nul autre, lui décrivit un soir d'hiver la couleur rouge. Et, tissant cent faits réels, porte au langage un pays qui lui est propre : celui de l'autisme.
Plutôt 3,5 Mon sentiment à la fin de cette lecture est plus dominé par la fascination que par l'amour. En effet, je suis fascinée par la richesse de la langue de Josef Schovanec et par ses personnages qui sont envoûtants tant ils me semblent décalés du monde dit normal. Merci à l'auteur de nous inviter à voyager dans son pays : l'Autistan. C'est vraiment très intéressant et rare. Sa parole est capitale et très nouvelle. Par contre, je devrais lui en vouloir de mettre en évidence mon inculture (j'aurais du compter le nombre de mots inconnus de moi!!!), Ça force à la modestie, face à un savoir aussi grand que le sien!
Josef Shovanec, aguerri par ses précédents succès et son audience désormais conséquente, se lancerait-il dans la fiction – voire, la love story ?! Las, sa préface, assez maladroite et amphigourique, en rejette ab ovo le principe, et nous assure que, moyennant quelques collages et transpositions, et à défaut de faire état de sentiments qui seraient les siens, tout est vrai pour avoir été emprunté à quelques autres.
Si le ... roman – en est-ce vraiment un ? – s'interrompt bien brutalement, et laisse une impression de laisser-aller éditorial assez navrante – outre le manque de travail du manuscrit, que de coquilles pour un tel éditeur – il n'en reste pas moins une source unique, comme tous les récits de l'auteur, des particularités autistiques. Qu'il s'agisse des singularités sensorielles, remarquablement rendues (hypersensibilité, synesthésie, résonance), de l'hyper-systémisation, de la logique des choix sociaux (et qui amène à privilégier les cours de sanskrit à ceux d'anglais), la description de l'intimité de ces quelques personnages constituent autant de morceaux de bravoure. Si les quelques geeks masculins, géniaux et parfaitement inadaptés, sont assez attendus – mais cocasses en diable – les personnages féminins, au phénotype encore si mal connu, sont particulièrement émouvant. Avec Debbie, à la sensibilité esthétique proprement surnaturelle, Shovanec donne à lire quelque chose qui ne l'a sans doute jamais été avant lui.
Il faudra se satisfaire, in fine, d'une acception de l'amour qui aura bien peu à voir avec la passion, notamment charnelle, que la tradition romanesque a infusé au terme ; et bien plutôt y trouver, en phase avec le militantisme de Shovanec, et au-delà de l'effusion sentimentale, une apologie de la différence.
Most of the main characters are autistic but it's not a book about autism (I mean, not the kind that explain autism to allistics.) I found it easy to read and kind of soothing. It was nice to follow the characters, inspired by real persons (so I can't really complain about the endings, ah), through their lives. Debbie's ending confused me a bit. I found it sweet, but also the endings were sort of sad? And I also could relate a lot to the characters, so they felt real, they didn't feel weird to me. It mostly follows characters through their daily lives and important, formating episodes. I wasn't triggered for once and could read continuously until 3AM. Also, Josef, you're ~obsessed~ with Britney. Don't you think that, maybe, since you were born on the same day, but in different time zones, you weren't actually born on the same day? And are not "astral twins"? (I was about to verify after finishing the book but I also wanted to sleep. I also tried figuring out the timeline for the book, when each event would have happened...)
TWs: homophobia, psychiatry, death (including car accident), sexism (Gabriel's parts), racism, some slurs, gambling, eating issues which could trigger you if you have EDs. It's not all over the place as in some other books and not too lengthy.