Philippe Forest, cunoscut publicului roman prin intermediul romanului Sarinagara (Ed. Nemira, 2006), ocupa un loc distinct in peisajul cultural francez, fiind adeptul unui tip de scriitura ce imbina elemente ale romanului clasic si ale celui experimental. Iubirea din nou (Le nouvel amour, Gallimard, 2007), ultimul roman al lui Philippe Forest, este scris, ca si celelalte (L'enfant éternel, Sarinagara, Tous les enfants sauf un), in siajul, dezastrul si consecintele mortii fiicei sale Pauline, in varsta de patru ani. Iubirea din nou este un roman despre neputinta naratorului de a se elibera de un vechi amor, de a termina o poveste scurta si condensata, si de a trai o noua iubire cu Lou, care, la randul ei, are o fiica de patru ani. Pauline ramane o devoratoare de iubire, impiedicand separarea parintilor, ca si cum totul ar trebui sa ramana neschimbat intre ei, in acelasi decor imuabil.
Une œuvre qui m’a laissé un empreinte et beaucoup de réflexions; la perte d’un enfant, d’un amour et de la redécouverte de l’amour à travers des jolis mots. J’ai commencé et puis n’ai pas pu lâcher le livre comme il m’a fait réfléchir sur les raisons de nos choix et du pourquoi de l’amour. Et vient la citation qui m’a particulièrement touchée au cœur:
“En amour, il y a des choses irréparables dont on ne perçoit pas, sur le moment, vers quel déchirement, quel ennui, quel désespoir elles vous poussent pour toujours. Cela paraît trop énorme et trop triste. On ne veut pas y croire. On se dit qu’il y aura toujours moyen de revenir en arrière. Mais, au fond de soi, on sait déjà le mensonge auquel on cède et que l’irréversible, en vérité, a eu lieu.”
Déprimant. Le goût d’un dimanche soir dont la nuit tombe à 17h.
Tous les récits ne gagnent pas, il me semble, à être publiés. L’impression de lire un enchaînement répétitif sans fin, l’impression de lire une auto-psychanalyse.