"Lawrence Minning Compagny, Leadville. Le nom et l’adresse vague du commanditaire au nom duquel des hommes étaient venus réduire en cendre l’espoir d’une nouvelle existence. Mais à Leadville, Lawrence demeure introuvable et Durango se trouve face à un autre tueur venu de Californie et qui traque la même proie que lui mais pour des raisons très différentes très différente qui amèneront très rapidement les deux virtuoses de la gâchette à la confrontation. "
Yves Swolfs est un scénariste et dessinateur de bande dessinée belge. Yves Swolfs commence sa carrière de dessinateur par des illustrations publicitaires, de petites bandes dessinées et divers travaux. En mai 1980, il crée Durango, personnage de western inspiré par le western spaghetti « Le Grand Silence » et Jean-Louis Trintignant. La série paraît sans pré-publication aux Éditions des Archers. Dargaud la rachète dix ans plus tard. En 1987, il s'essaye à la bandée dessinée historique avec Dampierre, série créée pour le magazine Vécu (Glénat), dont l'intrigue se situe à l'époque des guerres vendéennes et de la Révolution française. Paru en septembre-octobre 1989, le tome 2 est présenté en avant-première au château du Puy du Fou. À partir du troisième tome, il se concentre sur son scénario et en abandonne le dessin à Éric, puis à Pierre Legein. En 1994, il entreprend la saga du Prince de la nuit, une histoire de vampire à travers les âges qui remporte un vif succès. En mai 2000, il imagine les aventures de Vlad avec Griffo au dessin, parues dans la collection « Troisième Vague » du Lombard. Il a également créé un western intitulé Black Hills 1890. En 2003, il démarre une nouvelle série intitulée Légende, qui se déroule au Moyen Âge. (Source: Wikipedia)
Hémoglobine,suite de mes retrouvailles avec Durango. Beaucoup de sang bien rouge dans les déserts du grand Ouest, l'Amérique réelle est-elle ainsi, amoureuse des armes meurtrières? Sans doute, juste le décor qui a un peu évolué, car le gsm n'avait pas encore partagé la vedette aux flingues variés à l'époque de Durango. N'empêche que j'y prends beaucoup de plaisir à cette saga. Juste un petit agacement: les bloody shit, damn etc qui truffent les dialogues. Mais bon, ça fait partie du décor...
Et bien voilà, ce n'était pas si difficile que ça de nous proposer un Durango comme on les aime !
Moi qui me plaignais dans ma précédente chronique du manque d'envergure de notre blondin préféré…
Là, je suis satisfaite, c'est du Durango couillu, persévérant, sans foi ni loi, mais avec tout de même un soupçon de compassion.
De plus, face à lui, un pistolero d'envergure, un homme qui, comme lui, possède des pistolets hors norme. Et qui sait s'en servir !
Cet album clôt le diptyque commencé dans "Un pas vers l'enfer" et il le clôt en beauté puisque si le précédent tome manquait de carrure et d'épaisseur, celui est plus étoffé et on retrouve ce qui faisait la saveur des premiers tomes : le western spaghetti dans toute sa splendeur !
De plus, l'auteur nous introduit un nouveau personnage avec lequel il faudra compter puisqu'il est le commanditaire de tout ce bordel pour acquérir, à n'importe quel prix (le prix du sang), des concession minières ou des terrains appartenant à des indiens mais qui recèlent des métaux précieux.
Ben non, rien ne change jamais sur cette bonne vieille Terre !
Un Durango qui fait plaisir à revoir, une histoire avec de la profondeur, du rythme, du suspense, du mystère et des coups de feu.
Une fois de plus, Swolfs nous gâte avec du western pur jus et revient au meilleur de sa forme niveau scénario, quant aux dessins de Girod, ils me plaisent plus que dans le tome précédent.
Ouf ! C'est déjà nettement mieux que le tome 14, qui avait marqué un retour raté de Durango après plusieurs années d'absence.
Girod au dessin s'en tire très bien, et cette fois, Swolfs ne ressort pas des cartons un ancien scénario. Alors certes, on reste dans le classique, mais on renoue avec la veine "spaghetti western" des débuts avec cette histoire de pistolero admirant Durango au point de vouloir se mesurer à lui. Monumentale erreur.