La Première Guerre mondiale vide une petite île bretonne de ses hommes. Il ne reste plus que les enfants, les vieux et les femmes... et Maël. Malgré ses envies de défendre la patrie, il n'est pas mobilisé, car il a un pied-bot. Il devient le seul homme, jeune et vigoureux, de l'île... A sa façon, il participe à l'effort de guerre en distribuant le courrier aux habitants, des femmes essentiellement... Celui que toutes ignoraient découvre ainsi tous leurs secrets...
- L'art vraiment chouette, et le choix des couleurs tout en contraste entre béatitude jaune dorée, horreur bleue et grise, et réalité tout en couleur ! - Un sens de la narration très bien maîtrisé ! Entre passé, présent, écrit, dialogues et images, c'est du beau travail. - Une ambiance, une histoire secrète sans doute très réaliste, j'apprécie l'originalité ! - Les personnages sont tous des salauds, ou du moins un peu immoraux, condamnables, et cela crée une tension. La vraie valeur morale est littéralement exécutée ! C'est fort.
Les - :
- Pas facile de s'attacher aux personnages : le héros et l'instituteur sont les seuls un tant soit peu développés, les autres sont anecdotiques. On sait quelques informations, mais cela dresse un portrait archétype : la veuve, la naïve, la rebouteuse, la farouche, etc. - C'est difficile de lire cette BD en public, mon père est passé derrière durant une page... Tétonnante.
Cette BD est vraiment nul, désolé mais c'est le mot. Elle est complètement immoral. Je ne comprends pas du tout son intérêt. Les femmes sont totalement dénigrées aua rôle d'objet, on minimise leur rôle dans la guerre. Le facteur est vraiment un personnage immoral. On minimise aussi la dureté de la guerre. Vraiment il n'y a aucun intérêt puisqu'elle ne monte pas la réalité historique et ne fait pas son devoir de mémoire.
Les dessins et surtout les couleurs sont magnifiques pour décrire cette petite île dont les événements et amours cachées seront racontés finalement comme un thriller ...
Die Bewertung für diese Graphic Novel von den überaus begabten Franzosen war unheimlich schwer. Zum einen liebe ich den Zeichenstil, die Farben, die Atmosphäre, das Gefühl von Insel und dem Meer drumherum. Und zum anderen mag ich die Geschichte leider überhaupt nicht. Obwohl es viele Elemente gibt, die einen verstehen lassen, warum jemand genau diese Geschichte erzählen will, wirken sie irgendwie... falsch zusammengesetzt? Vielleicht hat die Übersetzung hier auch nicht gut geklappt? Etwas fehlt jedenfalls, die Erzählung wirkt platt und ohne viel Motivation. Es gibt sogar eine Rahmenhandlung, aber die wird erst am Ende erklärt. Mh. Schade ist das wie gesagt vor allem im Vergleich zu der großen zeichnerischen Bravur und für die bekommt das Buch von mir letztendlich seine Sterne.
Juin 1914. L'été est là dans une petite ile bretonne et la vie bat son plein : les hommes sont aux champs ou en mer, les femmes s'occupent du foyer et des enfants. Si l'instituteur est inquiet quand il apprend l'assassinat de l'Archiduc d'Autriche, il est bien le seul des habitants à voir se profiler un avenir sombre. Mais quelques semaines plus tard, c'est la mobilisation générale, la guerre est déclarée et les hommes en âge de se battre partent pour le continent. Ne restent sur l'ile que les femmes, les enfants, les vieillards et Maël, qui a un pied bot et qui est considéré comme un peu nigaud. Mais il sait lire et possède un vélo et c'est donc lui qui va servir de facteur pendant l'absence des hommes, amenant à chaque femme des nouvelles de leur mari, de leur fiancé, de leur fils … C'est parfois dur de trouver des albums one shot disponibles à la médiathèque et j'ai donc opté pour celui-ci car j'avais beaucoup apprécié Le café des colonies que ces deux auteurs avaient adapté d'après une nouvelle de Maupassant. Cette fois, c'est une histoire qui sort entièrement de leur imagination et qui a pour toile de fond une petite ile bretonne, probablement dans le golfe du Morbihan donc pas très loin de chez moi. C'est donc toujours un plaisir de découvrir un récit ancré dans une région qu'on connait. L'histoire commence à la veille de la Première Guerre Mondiale : on voit la vie paisible mais bien occupée des habitants, qui va être chamboulée par le départ des hommes. Voilà donc les femmes obligées de les remplacer pour toutes les tâches, sans compter qu'elles sont toujours en charge de la maison. C'est dur mais il souffle un vent de liberté car pour la première fois, ces femmes n'ont personne pour les diriger. Elle s'aperçoivent qu'elles sont capables de beaucoup et que les hommes ne sont pas si indispensables que ça … sauf pour les câlins ! Et le nouveau facteur, qui passait jusqu'à présent totalement inaperçu devient un objet de désir. Avec cet aspect du récit, je n'ai eu aucun doute sur le fait que cette histoire était écrite par des hommes ! A croire que les femmes ne sont pas capables de tenir sans câlins pendant plus de 2 ou 3 mois. Vu l'époque, cela m'a paru un peu tiré par les cheveux, surtout si on prend en compte le nombre et le fait que tout se sait sur une ile ! Sans compter que Maël se révèle plus rusé que prévu mais ce qui, du coup, me l'a rendu peu sympathique alors qu'il l'était au début. De même, j'ai eu peu d'empathie pour ces femmes qui semblent à la fois naïves et peu fiables … je conçois qu'à l'époque, beaucoup de mariages ne se basaient pas forcément sur l'amour mais il semble qu'ils devaient y en avoir basés sur le respect et la tendresse. Je peux comprendre que la solitude est difficile mais bon, je reste mitigée de ce côté-là. J'ai par contre bien aimé la façon dont on voyait les relations évoluer. Malgré mes petites réticences, j'ai trouvé l'histoire intéressante et originale et elle ne manque pas d'ironie, de cruauté ni de suspense car le temps passe et on se demande bien comment tout ça va se terminer. Le dessin est tout en rondeur (féminine ?), sobre, tout en étant réaliste. Il n'y a pas de fioriture inutile, les décors sont réussis et les personnages sont agréables, même si j'ai eu un peu de mal à différencier les femmes (mais ce n'est pas vraiment un problème). Les couleurs sont douces et lumineuses, ce qui donne une ambiance où on se sent bien. Voilà donc un titre sympathique à lire, qui parle de la guerre mais d'un point de vue très original !
coup de coeur pour cette bd. Graphisme splendide, scénario original pas toujours moral mais j'ai vraiment adoré.
Nous sommes sur une île bretonne, le 28/06/1914. C'est la mobilisation, tous les hommes quittent l'île pour la guerre.
Maël a un pied bot, c'est pourquoi il ne partira pas à la guerre et il deviendra facteur, facteur pour femmes. Lui, qui jadis était la risée de l'île suite à son handicap, va devenir le chéri de ses dames. Il va devenir un homme et il aime ça.
La guerre se passe et l'histoire reprend en 1958, nous ne sommes pas au bout de nos surprises...
C'est un amour de BD, un bon scénario, un personnage ambigu. Le dessin est splendide. On sent la Bretagne, on devine ses embruns, les ambiances sont magnifiques. Le trait est fin, les paysages bretons réalistes; des tons orangés superbes.
Un roman graphique avec beaucoup d'humour, cynique parfois, pas toujours très moral qui nous réserve de belles surprises. Captivant.
L'histoire est pas mal mais j'ai quand même de nombreuses réserves sur le personnage de Maël que je n'ai pas trouvé très sympathique et malgré la drôlerie du récit par moments, j'ai ressenti un certain malaise. Lorsque Maël se découvre ce potentiel auprès des femmes j'ai trouvé qu'il finissait par avoir un comportement lubrique très malsain... J'ai trouvé le dénouement assez peu convaincant également.
Venue pour les dessins, et... restée pour les dessins pour être tout à fait honnête. La couverture me faisait de l'oeil depuis un moment (oui, s'il y a une coiffe sur la couverture, la bretonne que je suis prend le livre, ce n'est pas bien compliqué!) mais l'histoire ne m'a pas convaincue.
Je pourrais simplifier en disant que je n'ai pas aimé le personnage de Maël et que ça m'a détachée de l'histoire. Ce serait un mensonge: j'aime les récits de salauds, de mauvais bougres, de menteurs, pas de souci amenez donc! Mais dans cette bande-dessinée, je n'ai pas trouvé l'espace nécessaire pour "apprécier" l'ampleur de ses actes et de la jouissance qu'il en tirait. Malgré toute la frénésie supposée du récit, le tout laisse froid.
Une chose m'interroge, c'est le traitement des nus : c'est le dessin de cette bd qui m'a plu et les nus n'y dérogent pas, ils sont beaux. Comme on s'en doute, ils sont là pour la jouissance du facteur (et, par association, du lecteur) mais pour un ouvrage dans lequel le corps est au centre du récit, ils manquent de naturel. Je n'arrive pas à dire pourquoi, est-ce dans les positions, les angles choisis, mais oui, il y a quelque chose. Où alors, c'est la rapidité de l'histoire qui se répercute inévitablement la représentation des corps.
Me gusto el dibujo sencillo pero muy expresivo y adecuado. Me gustó la historia y el final. El personaje principal no es muy agradable, pero es completamente adecuado, pues no se supone que sea un héroe. La historia se prestaría para un mensaje feminista, pero no lo es, sólo enfatiza la importancia del papel de la mujer en tiempos de guerra ... por lo menos en las de antes donde los hombres tenían que ir al frente. Y aunque trata de temas sexuales, estos se tratan de forma discreta, tanto en la narración como en el arte. Por último, la comparación del punto de vista de la guerra entre quienes están ahí y quienes no, me pareció por completo adecuada y muy bien expuesta. Sin ser sensacional, es una buena novela gráfica.
El arte es simple y llanamente magnífico y la historia es muy interesante.
Mäel es una suerte de "tonto" del pueblo, aquel que esta condenado a la soltería y a la lástima de los demás, sin embargo todo cambia cuando llega la guerra a su pequeña isla y todos los hombres se van excepto él, lo cual permite que las mujeres le conozcan y pasen a mirarlo con otros ojos.
Les dessins sont chouettes, graphiquement c'est plaisant. J'étais heureuse de retrouver la Bretagne mais je n'ai pas du tout aimé l'histoire. je m'attendais à autre chose, comme si les femmes avaient besoin d'un homme peu importe qui, quand, quoi. Je n'ai pas apprécié le parti pris.
J'ai été déroutée par les actions au milieu du livre, mais l'intrigue s'est dénouée à la fin pour devenir une histoire très touchante et plus profonde que ce que l'on voit au départ
bien mais pas assez. trop de sexe, la guerre est mentionnée comme quelque chose de secondaire alors qu'elle était la préoccupation principale de ces années.
Une petite histoire qui sent bon le terroir. Tous les hommes de cette petite île au large de la Bretagne sont partis à la guerre.....Il ne reste plus que le jeune facteur.....Les femmes prennent leurs habitudes, mais la guerre doit bien finir par se terminer un jour, et l'insouciance des habitantes de cette île également.....Très sympa à lire et les dessins sont très beaux.
J'ai beaucoup apprécié cette bd. Ça m'a fait penché au charmant "Magasin général" de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp par la beauté des paysages, le quotidien des gens inséré au milieu de la Grande histoire, et la complexité des sentiments. Évidemment, en un seul tome, on pousse moins loin que dans Magasin général, mais ça reste bien raconté et nuancé. Beau récit.
Les dessins sont magnifiques, une très belle représentation d'une presqu'île bretonne. Vraiment rien à redire de ce côté, un plaisir des yeux. En revanche, la qualité du récit est inégale, certaines planches m'ont laissé un peu perplexe. D'où la notation de 3.5/4