En 1986, Jean-Louis Étienne entreprend d’atteindre le pôle Nord et marche soixante-trois jours seul sur la banquise. En 1990, il parcourt l’Antarctique en traîneaux à chiens sur une longueur record. En 2010, il réussit la première traversée de l’océan Arctique en ballon.Durant trois décennies, l’infatigable explorateur et ardent défenseur de la planète n’a jamais cessé d’imaginer de nouvelles aventures. Une chose est sûre : il est revenu transformé de ces épreuves. Car au-delà des pérégrinations polaires, cet ouvrage célèbre des valeurs telles que l’optimisme, la volonté et surtout la poursuite d’un but et son accomplissement.
Médecin spécialiste de nutrition et de biologie du sport, Jean-Louis ETIENNE a participé à de nombreuses expéditions en Himalaya, au Groenland, en Patagonie, ainsi qu'à la course autour du monde à la voile sur Pen Duick VI avec Eric Tabarly.
En 1986, il est le premier homme à atteindre le pôle Nord en solitaire, tirant lui-même son traîneau pendant 63 jours.
Entre juillet 1989 et mars 1990, il est co-leader avec l'Américain Will Steger de l'expédition internationale Transantarctica et réussit en traîneaux à chiens la plus longue traversée de l'Antarctique jamais réalisée : 6300 km.
Infatigable défenseur de la planète, Jean-Louis ETIENNE a mené entre 1990 et 1996 plusieurs expéditions à vocation pédagogique pour faire connaître les régions polaires et comprendre le rôle qu'elles jouent sur la vie et le climat de la terre. À bord du voilier polaire Antarctica, il part en 1991-1992 pour la Patagonie, la Géorgie du Sud et la péninsule Antarctique. En 1993-1994, c'est l'expédition au volcan Érébus, en 1995-1996, l'hivernage au Spitzberg.
Au printemps 2002, il a réalisé la Mission Banquise, une dérive de trois mois sur la banquise du pôle Nord, à bord du Polar Observer pour un programme de recherche et d’informations sur le réchauffement climatique.
De décembre 2004 à avril 2005, il a dirigé une équipe de chercheurs du Muséum, de l’IRD, du CNRS afin de réaliser un inventaire de la biodiversité et un état de l’environnement marin sur l’atoll français de Clipperton dans le Pacifique..
De janvier 2007 à janvier 2008, il fait construire un dirigeable pour traversée l’Arctique et mesure l’épaisseur de la banquise. Après la destruction du dirigeable dans une tempête, l’expédition n’est pas encore repartie.
De septembre 2007 à octobre 2008 il a été Directeur Général de l’Institut Océanographique – Fondation Albert 1er, Prince de Monaco.
En avril 2010, il réussit la première traversée de l’océan Arctique en ballon rozière.
Sur les conseils d'une amie aventurière, j'ai lu cette autobiographie de l'explorateur français Jean-Louis Étienne. Il y raconte ses expéditions dans les régions polaires, en particulier sa marche en solitaire jusqu'au Pôle Nord et sa traversée de l'Antarctique en traîneau.
Ce livre est bien écrit, facile à suivre. J'avais l'impression de vivre ses aventures avec lui. Mais je reste toujours perplexe devant les récits d'hommes cis blancs hétéros bourgeois qui "accomplissent des exploits", "deviennent des héros", etc. Les personnages du livre ne sont que des hommes, aucune femme aventurière n'est citée.
Et l'ambition du titre, "Persévérer", nous encourage à "poursuivre nos rêves" alors qu'une infime minorité de la population mondiale en aura l'occasion. De même, partir à la découverte d'une région reculée et glacée, à la place des populations autochtones (les Inuits, par exemple) qui connaissent déjà la zone, est un privilège occidentalo-centré.
Fatigue des récits d'hommes blancs qui "découvrent le monde", donc 😴
C'était sympa, mais sans plus. Le problème c'est que le livre est bien trop descriptif, et pas assez tourné sur l'introspection. Il a passé des semaines et des mois, seul, sur la banquise, mais il doit y avoir 10 ou 15 lignes sur 200 pages qui traitent de ce que ça fait d'être là, dans ce désert de glace (l'impact de la solitude etc).