Il y aurait eu tant de choses à écrire. Si il a réussi son 1914, Max Gallo a malheureusement raté son 1918. Un périmètre flou (le livre consacre la moitié de ses pages aux trois années précédentes, sans rien apporter sur la forme ou le fond) , un angle de vue incertain, et une conclusion baclée sont autant de deceptions. Le choix de Clemenceau comme personnage central est esquissé par l'auteur, mais pas vraiment assumé, en particulier sur la décisive période des traités de paix, si capitale pour l'histoire du XXe siècle et pendant laquelle le Tigre a été l un des acteurs clefs.