Symphonie est un monde musical. Brutal. Impitoyable. Chacun y possède un instrument, donné à la naissance. Arme enchantée mais également véritable partie de son propriétaire, on la nomme mélo-âme. Grâce à eux, tous les clans rivaux se livrent une guerre sans merci, cuivres contre percussions, bois contre cordes... Les instruments de musique hurlent, et des vies s'évaporent. Au milieu de cette cacophonie, Dylan profite d'une vie rêvée de fils cadet de chef de clan, sans responsabilités ni impératifs quelconques... Et heureusement, car il cache un secret inavouable : il n'a pas de mélo-âme, aucun pouvoir. Aussi, lorsqu'il se retrouve propulsé héritier de son clan et qu'il doit faire ses preuves sur le champ de bataille, il est totalement désemparé. Mais son handicap est peut-être la conséquence d'un secret plus lourd encore... un secret qui expliquerait pourquoi deux cœurs battent dans sa poitrine.
On se retrouve aujourd'hui avec un roman que je vais avoir bien du mal à décrire, car c'est un véritable ovni au sein de la littérature actuelle, où les genres ont tendance à être si formatés qu'on a un peu l'impression de toujours lire la même chose. Le voleur de cœur, de Rawia Arroum, est un roman original et décalé, qui a su m'embarquer vers des rivages très éloignés de ceux que je visite habituellement. Une lecture étonnante, presque dérangeante par moment, mais qui saura plaire à tous les amateurs de musique, et aux autres aussi, j'en suis le plus bel exemple.
Le récit s'attache à Dylan, jeune homme qui vit dans un monde appelé Symphonie, où musique et magie sont étroitement liées, un monde qui représente l'un des futurs possibles du nôtre puisqu'on y trouve des références à des musiciens de notre époque. Dès la naissance, les enfants sont baptisés dans la rivière Melody, ce qui éveille leur mélo-âme, laquelle vit dans un instrument de musique qui grandit et évolue avec eux. La première partie du roman introduit donc cet étonnant univers qui fait la part belle à la musique. On découvre quelle est la vie de Dylan, fils cadet d'un chef de clan, immature, insouciant à l'extrême, un brin égoïste même avec son meilleur ami Ethan, mais fou amoureux de sa petite amie Kana. Et en total décalage avec les traditions de son peuple.
En effet, Symphonie est la proie d'une guerre sans merci que se livrent le Nord et le Sud, et son peuple est un peuple de guerriers. Seulement voilà, Dylan se fiche un peu de tout ça, il déteste la guerre, prône sans cesse le dialogue et la diplomatie, sans doute parce qu'il est un peu lâche. Et aussi parce qu'il n'a pas de pouvoir magique, pour la simple et bonne raison que sa mélo-âme est défectueuse, bien qu'il s'évertue à le cacher à son entourage. Sa guitare, Rubby, est une simple guitare sans âme, elle n'a pas de vie propre. L'histoire s'installe tranquillement, jusqu'à ce que des événements bizarres se produisent. Dylan se met à entendre une voix, il a des visions, des moments d'absence, et c'est comme si quelqu'un s'évertuait à lui pourrir la vie. J'ai vu que certains lecteurs avaient trouvé cette partie du livre un peu brouillonne, mais en ce qui me concerne, elle m'a terriblement intriguée, j'avais vraiment envie de savoir ce qui se passait.
Le mystère s'épaissit de page en page. On sait que Dylan a subi une greffe de cœur quand il était tout petit, mais on comprend rapidement que ses parents lui ont caché bien d'autres choses. Et lorsqu'il part en quête de vérité dans le Nord, du côté des ennemis de son peuple, on devine bien vite que ce voyage ne sera pas une promenade de santé. La plume de l'auteur est immersive, ses descriptions sont agréables, sans lourdeur. Certains passages nous paraissent un peu hermétiques, mais j'ai envie de dire que c'est l'histoire qui veut ça, et qu'on se rassure : tous les éléments de réponse nous sont finalement apportés. Quelques longueurs en cours de route, quelques maladresses au niveau des personnages et en particulier de Dylan qui semble incapable de contrôler sa vessie , mais avant tout un récit qui tient debout et d'une fraîcheur bienvenue.
Au final, j'ai beaucoup aimé ce roman qui m'a embarquée assez facilement, par son originalité et une intrigue imprévisible mais parfaitement bien construite. Le dénouement est un peu rapide à mon goût, les révélations explosent brusquement, et quelles révélations ! La fin est suffisamment ouverte pour que l'on puisse envisager une suite, et si tel est le cas, c'est avec grand plaisir que je me replongerai dans l'univers de Rawia Arroum.
L'univers est superbe, plein d'imagination et très différent de ce qui se fait en ce moment, cependant l'intrigue devient brouillonne au fil des pages et j'ai eu du mal à comprendre ce que l'auteur a voulu faire. J'ai adoré Dylan c'est un héros tellement normal et trouillard que ça fait du bien de livre un tel personnage
Si j’ai pu lire ce livre, c’est principalement grâce à Manon de Vibration Littéraire qui m’en a fait cadeau (et il lui fallait une nouvelle maison alors je n’ai pas hésité). Et i j’ai été intriguée, ma lecture m’a un peu étonnée, quoique je n’y ai pas été tellement impliquée.
L’originalité de l’univers est vraiment très ancrée : elle apporte une vraie dimension complètement nouvelle si bien que le lecteur veut l’explorer au plus vite et ce dès les premières pages. Cette originalité est complètement en lien avec la musique, point central et point de bascule du roman, chose très originale parce que très rare dans la littérature (en tous cas, il me semble que c’est la première fois que je lisais un roman où elle avait une si grande importance.) Les descriptions qui ponctuent le récit donnent littéralement vie à des paysages magnifiques qui sortent eux aussi de l’ordinaire. Elles prennent une belle place dans le roman mais la présentation apportée ne les rendent ni lourdes ni repoussantes à la lecture. Ces descriptions permettent e faire passer la majeure partie de l’histoire et de la mentalité du personnage principal.
L’intrigue est un peu difficile à se mettre en place, avec des éléments qui ne prennent sens que bien plus tard, voire à la toute fin du roman (qui je dois le dire, est à mon sens exceptionnel quoiqu’un peu facile). Une fois que le lecteur estntrée dans l’histoire, l’intrigue prend tout son sens et se complexifie grandement sans gâcher l’attrait qu’a apporté l’univers. Les actions qui ponctuent le récit apportent un très bon rythme donnant envie de poursuivre la lecture. Elles s’enchaînent bien avec les relations et la nature des personnages, nous guidant jusqu’au final magistral.
LEs personnages sont assez développés pour s’y attacher un minimum à chacun, et ce malgré leur différences et leurs évolutions. On suit l’histoire du point de vue du personnage, auquel on s’attache et s’identifie grandement. Les relations n’évoluent pas vraiment par rapport à celles présentes à l’ouverture du roman. Pour les rares dont s’est le cas, ces volitions sont justifiées et expliques dans les révélations, sauf pour celle mentionnée à l’épilogue du roman, ce qui et vraiment dommage.
Pour finir, l’atmosphère est peu développée dans la totalité du roman, Elle n’est présent qu’à de rares moments clefs afin de les renforcer, tout comme l’empathie que le lecteur peut ressentir pour les différents personnages et leurs situations. Les messages tournent globalement autour de la famille mais ils prennent une importance capitale uniquement lors du final qui nous éclaire. Ces derniers sont placés de façon discrète, sans que l’autrice ne s’attarde trope dessus (et heureusement !)
Bref, une lecture sympa avec un univers merveilleux et grandiose et un final magistral
Merci aux Éditions Michel Lafon pour cette lecture. Boys Out ! est le premier titre de Rawia Arroum, et je me souviens l’avoir dévoré. L'auteur a toujours des idées tortueuses, incongrues et uniques en leur genre. De ce fait, j’avais repéré ce titre bien avant sa sortie, et lorsqu’il a été annoncé, j’étais joie d’apprendre que j’allais enfin l’avoir en ma possession. Le visuel donne terriblement envie de se plonger dans cette histoire. Je pense même que c’est l’une des couvertures que je préfère dans cette maison d’édition. Une véritable merveille. Mon ressenti sur le contenu du livre était assez fluctuant, mais globalement, j’ai passé un moment sympathique dans cet univers tumultueux.
Le monde tel que nous le connaissons n’existe plus. La technologie a disparu, au profit d’une vie plus simple, où magie et musique composent leur propre mélodie. À leur naissance, les bébés sont baptisés dans une rivière sacrée qui leur confère une mélo-âme, c’est-à-dire les premières notes d’une mélodie qui renferme de la magie. L’instrument de musique devient alors partie intégrante de la personne, et l’un ne peut pas vivre sans l’autre. La musique, c'est la vie. Les mélo-âmes guident l'existence et déterminent ce qu'il adviendra du détenteur.
Dylan vit dans le clan Hard, un clan où la musique rime avec l’art de la guerre. L’ennui, c’est qu'il cache un très lourd secret. Personne n’a jamais entendu sa mélo-âme ; et pour cause, la sienne est défectueuse et ne recèle d’aucune forme de magie. Sa guitare, Rubby, paraît morte avant même d'avoir servi, et il peut s’en éloigner sans se sentir tiraillé. En fait, Dylan est un simple musicien qui ne ressent pas la musique comme ses semblables.
J’en conviens, raconté de cette façon, ça a l’air bien compliqué, mais on se fait très vite à cette bizarrerie, l'auteur met tout en oeuvre pour qu'elle soit intégrée. Le voleur de cœur est une histoire bien pensée, avec un univers très développé, qui m’a captivée à bien des moments. L’idée d’origine est inédite et transporte le lecteur dès les premières pages.
Ayant découvert ce roman en lecture commune, nous avons décidé de le lire en deux fois, c’est pourquoi je parlerai de première et de deuxième partie. Je ne vais pas vous le cacher, j’ai préféré la première partie, celle où on découvre l’univers, où on s’imprègne de la magie, celle où la poésie se cache dans tous les petits détails. Dans cette première moitié, j’avais envie de lire en musique pour m’imaginer au mieux chaque scène. D’ailleurs, je me suis souvent fait la réflexion que j'aimerais entendre les mélodies finement décrites par Rawia Arroum !
Dylan est un héros qui a tendance à prendre la vie à la légère, comme elle vient, sans pression. Il a son petit caractère et se montre très opiniâtre par moment. Et puis son humour un poil corrosif... Délicieux ! Il passe souvent pour le pitre de service, même dans les situations dangereuses.
Hélas, le jeune homme est aussi la bête noire dans le troupeau de moutons blancs. Sa mélo-âme ne se manifeste pas, il n'a pas le don unique de ses semblables. C’est un secret qu'il s'évertue à dissimuler depuis dix-neuf ans. J'ai quand même retenu mon souffle lorsque son entourage s'approchait trop près de ses cachotteries. Je m'inquiétais pour lui. Heureusement, ce héros sait mentir comme un arracheur de dents. Il n’hésite pas à faire preuve d'insouciance pour étouffer les problèmes. À plusieurs reprises, j'avais envie d'entrer dans le livre et lui souffler de faire attention, de ne pas trop tenter le Diable. Peu à peu, j'ai commencé à ressentir un certain malaise. C'est comme si Dylan me rendait moi, lectrice, complice de son secret. Et lorsque son père se rapprochait trop de la vérité, je sentais la nervosité monter, signe que j’étais vraiment prise dans cette spirale infernale.
Comme il le dit si bien, Dylan aime sortir des sentiers battus et ne fait rien comme les autres. Il ne porte pas les dreadlocks traditionnelles, ne s’intéresse pas à la guerre... Non, il préfère passer le plus clair de son temps avec Kana, sa fiancée qu’il chérit plus que sa guitare. Dylan a une forte personnalité, même si aux yeux de sa famille, il ne démontre aucune particularité.
La deuxième partie, maintenant. Force est d’avouer qu’une fois arrivé à la moitié du roman, mon intérêt s’est émoussé. On évolue dans une ambiance si nébuleuse qu'il est difficile de distinguer le vrai du faux, le rêve de la réalité. Les choses changent à toute allure et on en vient à douter de tout et de tout le monde. Dylan est balloté comme une poupée tout le long, tombe sans arrêt dans les pommes et s'urine dessus...
Vers la fin, je n’y comprenais plus rien, j’avais perdu tous mes repères. Je pense que c’est un effet voulu, destiné à nous faire brusquement reprendre pied avec les explications finales, seulement j’ai eu cette sensation d’avancer sur des sables mouvants. J’aime quand je maîtrise une partie de l’histoire, où j'ai la possibilité de remonter grâce à des pistes, et là… il n’y avait aucune prise, ça me semblait fouilli.
Les étrangetés qui se passent sous les yeux de Dylan prennent énormément d’ampleur. Il se passe une multitude de choses dans un laps de temps très court. Le mystère nous entoure en permanence, nous laissant dans un flou opaque jusqu’à la toute fin. C’est, je pense, un pari très risqué de la part de Rawia Arroum, qui peut plaire comme déplaire. Personnellement, je n’ai pas été captivée, même si les explications ont apporté la lumière sur les événements, ce que j'attendais avec impatience. L’intrigue reste tout de même innovante et bien trouvée.
La plume de Rawia Arroum ne manque pas de poésie. Je savourais particulièrement les moments où elle parlait des instruments et de la magie provoquée par la musique. Ce que je regrette, en revanche, c'est qu'à certains moments, le discours de Dylan tranche complètement avec cette douceur et cette élégance. Il peut se montrer à la limite de la vulgarité, presque ordurier, et ça ne se marie pas très bien avec le reste. Quand on se retrouve avec des descriptions splendides et que subitement le verbe "dégueuler" apparaît sauvagement, ça fait un peu grimacer.
À ce propos, il y a quelques jours, Marie Pavlenko (l’auteur du très bon Marjane, notamment) a publié un extrait d’interview que j’ai trouvé tout indiqué :
"[…] dans une page bien écrite, tous les mots devraient avoir la même allure. Si vous écrivez un mot grossier, ou un mot extraordinaire ou archaïque, alors la règle est brisée ; et ce qui est bien plus important, l’attention du lecteur est distraite par le mot. Il faudrait être capable de lire sans accroc même s’il s’agit de métaphysique, de philosophie ou autres."
Sans nul doute, ce sera mon seul reproche sur la plume de Rawia Arroum, car j’y ai quand même retrouvé ce que j’aimais dans Boys Out !
En résumé, Le voleur de cœur est une lecture sympathique, poétique et pleine de richesses. La première partie m’a littéralement transportée dans ce monde simple où la musique régit le monde, mais la deuxième m'a parue brouillonne, je n'ai pas été convaincue comme je l'espérais. Néanmoins, la phrase que je retiens de cette histoire, la plus criante de vérité : « il est des passés douloureux qui engendrent des futurs désastreux ».
Dans un monde post apocalyptique, une société fantastique a vu le jour , un monde où la musique et les mélodies sont au coeur de toutes les préoccupations, un monde qui connaît les conflits entre communautés rivales depuis que certains ont tenté de dérober les pouvoirs de la source même de ce monde magique : la rivière Mélody.
Parmi ces communautés vit Dylan de Hard, un jeune homme fils de chef qui est bien mal dans sa peau, plutôt maladroit, et qui ne se sent pas à sa place dans la famille de Hard...
Chaque enfant qui naît dans ce monde magique se voit, à sa naissance, attribuer un instrument musical vivant qui conserve son âme musicale... Or, Dylan s'est bien vu attribué un instrument, mais sa guitare Rubby ne fonctionne pas, elle est "mort-née". Depuis des années, il essaie de le cacher à sa famille, car les répercussions pourraient être terribles pour lui.
Un jour, sommé par son père chef de clan, Dylan se voit dans l'obligation d'aller livrer une bataille, accompagné de son instrument défectueux. Il n'a plus le choix.
Une étrange et horrible aventure commence alors pour lui et ses camarades...
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Un roman "coup-de-coeur" pour moi : j'ai adoré !
La jeune auteure nous emmène dans un monde absolument fantastique, délirant et extraordinaire ! L'histoire est une grande aventure originale, une épopée qui emmène le héros Dylan dans des péripéties difficiles et dangereuses. Courageux, le jeune homme est prêt à tout pour faire ses preuves...
Je suis ravie d'apprendre que l'auteure Rawia Arroum nous prépare une suite grâce à sa talentueuse et magique plume !
Bon quand j'ai commencé j'ai vraiment trouvé ça bizarre. Au milieu je trouvais que ça partait complètement en cacahouète. A la fin je me suis dit "tout ça pour ça ?!". C'est pas un mauvais bouquin, mais il faut aimer être perdu dans l'incompréhension tout le long avant d'avoir de "grande" révélations. Franchement pendant toute la lecture j'ai eu envie d'arrêter de lire parce les jonctions donne l'impression d'être stupide à force de ne pas comprendre. De plus les premiers chapitres sont drôlement long à supporter bien qu'on se rende compte plus tard que cela sert surtout à créer un lien fort vis-à-vis de certains personnages. Au final, je ne saurais dire si j'ai aimé ce livre je l'ai lu. Mais je ne pense pas pouvoir le conseiller à tout le monde, il faut être un bon lecteur qui aime finir ses livres même quand on ne rentre pas dans l'univers de ceux ci pour arriver à le terminer.
J'ai vraiment ADORÉ ce livre !! L'univers est passionnant et surprenant, je n'arrivais pas à me détacher du livre et lorsque je ne pouvais pas lire, je ne pensais qu'à l'histoire et ce qui allait se passer ensuite ! La plume de l'auteur est fluide et jolie. J'ai beaucoup aimé les phrases de chansons à chaque début de chapitre et les références musicales du livre ! En effet, c'est super sympa de voir ses groupes de rock préféré dans un livre avec une histoire plein de rebondissements et originale ! Je donnerais bien 10 étoiles sur GoodReads si c'était possible ! J'aimerais beaucoup qu'on parle plus de ce livre ! 😍😍
Tout d’abord, ce livre m’a beaucoup plu sur certains plans, mais j’ai été assez déconcertée par d’autres : le monde décrit est très beau et très poétique, car les humains sont intimement liés à la musique, mais l’histoire m’a réellement perdue. Les intrigues, qui ne sont vraiment révélées qu’à la fin, font retomber toute l’histoire. C’est comme si l’auteure décidait subitement d’effacer tout ce qui s’était passé avant. Au final, on est plus sûr de rien. Malgré tout, ce livre m’a plu mais vraiment,
J'ai découvert ce livre par hasard, je n'avais donc pas vraiment d'attentes. Eh bien j'ai été très agréablement surpris, Dylan est un personnage très attachant, qui sort du héro standard qui est courageux et n'a peur de rien.
Lecture comptée comme terminée mais en réalité abandonnée car je n'ai absolument pas aimé ni la plume de l'auteur, ni les personnages et j'avoue être déçue parce que l'univers me plaisais au début.
Il y a des livres comme ça, pour lesquels on a un coup de cœur sans trop savoir d’où ils arrivent. Le voleur de cœur en fait définitivement partie.
Ce n’était pourtant pas gagné par avance, avec une introduction assez longue pour nous présenter l’univers et un héros qui est loin d’en être en un. Mais le résultat est là, j’ai adoré ce livre et je n’ai pas pu le lâcher avant la fin.
Revenons donc d’abord sur le décor. Symphonie est loin d’être abordable dès les premières pages. Il faut du temps pour l’aborder, la cerner, comprendre le fonctionnement de ce futur qui combine à la fois modernité et archaïsme. Dans un mode qui a échappé de justesse à l’anéantissement, les survivants se sont regroupés en clans, chacun se destinant à un type de musique particulier.
C’est du post apocalyptique, on conserve donc certaines habitudes modernes, mais tout a été bouleversé pour tourner autour de la musique et c’est extrêmement bien fait.
A la naissance, chaque bébé se voit assigner un instrument ainsi qu’une mélo-âme, une mélodie qui les lie tous les deux et qui grandit au fur et à mesure de la croissance de l’enfant. Cette notion n’est pas évidente du premier coup, mais elle imprègne tellement les habitants qu’on comprends vite à quel point elle est importante.
Dylan, lui, n’a pas eu cette chance. Sa guitare Rubby est morte née et elle ne possède pas d’organes. Sa mélo-âme n’a que très peu évoluée au cours des années et son instrument n’y réagit pas du tout. Ça ne l’empêche pas de vivre plutôt heureusement, aux côtés de sa famille, dirigeante du clan Hard, de sa fiancée Kana, une jeune fille Classique, et de son meilleur ami Ethan.
Jusqu’au jour où les phénomènes étranges se multiplient autour de lui et où Shamès, un homme Orgue apparaît près de lui et lui ordonne de se rendre dans le Nord, sous peine de faire brûler son clan en intégralité.
Dylan est un personnage étonnant et atypique. Il est drôle et sympathique et son côté peureux (et même très peureux), me l’a rendu aussi très attachant. Son dégoût de la guerre et sa volonté d’éviter les combats à tout prix me l’a fait encore plus apprécié.
Ethan, quant à lui, est génial. C’est le meilleur ami que tout le monde voudrait avoir, un soutien sans faille, et j’ai eu un coup de cœur énorme pour ce bonhomme.
Mais au delà de ces deux là, l’ensemble des personnages secondaires est excellent. Ils ne sont pas tous adorables, loin de là, mais ils sont tous très bien caractérisés et leur mélo-âme est tout aussi développée que les personnages en eux-mêmes.
J’ai aussi été séduite par ces rapprochements constants faits entre l’histoire et la musique. Symphonie vit pour elle mais le roman aussi et chaque chapitre est bercé par le titre d’une chanson connue.
L’écriture est très belle et si la construction de cette aventure a parfois été à la limite de me perdre à force de multiplier les hallucinations, tout finit par s’expliquer dans un final remarquable qui donne du sens à tous ce qui s’est déroulé auparavant.
Malgré une incompréhension qui m’a prise au milieu du récit, j’ai adoré ce livre, cet univers et cet environnement. Le suspense tient jusqu’au bout et l’intrigue est vraiment innovante.
Dans un monde futuriste, où la musique a une place vitale dans la société, où chacun est associé à un instrument dès sa naissance, nous découvrons Dylan. Second fils du chef du clan, il déteste la guerre, mais surtout, contrairement aux autres, son instrument ne "vit" pas. C'est son plus honteux secret, mais aussi le mieux gardé. Malheureusement des événements bizarres vont l'obliger à se prendre en main, et à découvrir les mystères qui l'entourent.
Je ne parlerai pas trop de l'histoire, je pense qu'il est important de la découvrir tout au long de notre lecture. Par contre, parlons des différents personnages. Il y a d'abord Dylan, notre jeune héros, un rebelle qui a décidé de vivre sa vie sans se soucier des autres. Il est plutôt égoïste, il a du mal au début à se rendre compte des sacrifices que font les autres pour lui. Mais au cours du récit il va grandir et mûrir, pour pouvoir faire face au dénouement. Il est toujours épaulé par Ethan, son meilleur ami qui le suit et le protège, quoiqu'il se passe. Ethan mon personnage coup de cœur. À lui seul, il représente le mot amitié. Il est toujours là, même si Dylan ne le mérite pas toujours. Et puis il y a Kellan, le père de Dylan et chef de clan. Si au premier abord il semble froid et insensible, c'est le personnage qui va le plus nous étonner. On va découvrir ce qu'il cache jalousement sous sa carapace de grosse brute, et on va souffrir avec lui. Les autres personnages secondaires ont tous un quelque chose d'attachant.
J'ai aimé l'univers créé par l'auteur. Il est plutôt complexe, et on va découvrir les différents territoires qui le composent petit à petit, tout au long de la quête de nos héros. La mythologie liée à la musique est originale, et à certains passages du roman j'avais presque l'impression d'entendre des notes, preuves que l'auteur a su trouver les bons mots ! Son écriture est fluide, addictive. On est de suite plongé dans l'histoire.
En conclusion, j'ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, même si j'aurais aimé que le dénouement soit un peu plus travaillé. Un monde original mettant la musique en avant, une quête intrigante, c'est un cocktail qui plaira à coup sûr à un public adolescent.
C'est donc une lecture intéressante, un univers du tonnerre (gros point fort de l'ouvrage), on sent que l'auteur a creusé et la fin est appréciable, seulement vu que j'ai apprécié à peine la moitié de l'ouvrage, je trouve ça super dommage que le rythme n'ait pas été mieux géré ! C'est donc une conclusion demi positive que je vous livre aujourd'hui :) à vous de voir pour la suite !
"En résumé, si le début m'a paru assez long à se mettre en place, la suite m'a totalement alpaguée et j'ai passé un très bon moment de lecture ! Même s'il est vrai que je n'ai pas su m'attacher à Dylan, parce que certains de ses comportements m'étaient incompréhensibles et un peu immatures, j'ai cependant beaucoup aimé découvrir cet univers et la façon qu'a eu l'auteure de parler de musique avec autant de simplicité et de cœur."
i really liked it, i thought i didn't but i was wrong. It's not perfect, but it's nice. The characters are really interesting and unique, Dylan is coward and so immature, but it's so refreshing to see characters like that. The plot twist is really great. The writing is not good but not bad either. The world is well written. It was a nice read
Un des meilleurs livres que j'ai lu et de loin ! Un univers totalement différent, prenant et super bien construit. Malgré tout les événements, on n'arrive pas à enlever cet image paradisiaque de la tête. Dylan est un personnage tellement réaliste et attachant, et son 'amitié' (je soupçonne plus
Pointes d'humour comme danger, cela s'annonce épique comme récit avec des rebondissements conséquents. Ce roman associe donc ballades et musiques endiablées et envoûtantes pour vous laisser entraîner par la musique et ce monde original.
Très très bon début. Une deuxième partie de roman qui perd en rythme : le héros ne comprend pas ce qui lui arrive et le lecteur non plus, mais le mystère dure trop longtemps. Heureusement que le dénouement (assez surprenant mais logique) explique tout à la fin !
Au départ je ne voulais pas lire la quatrième de couverture, puis la curiosité a pris le dessus. Je me dois donc de vous informer que le résumé de la quatrième de couverture spoile, étant donné que c’est un élément que nous n’apprenons qu’à la fin.
Je me suis souvent perdu au début de ma lecture à cause du fait qu’il y avait trop de personnages et donc beaucoup d’info à retenir du genre qui a quel instrument et ce qu’il peut faire avec. Fort heureusement au fur-et-à-mesure de la lecture on s’y habitue et il est plus facile de se repérer. J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ethan ainsi que celui de Kana, la fiancée et le meilleur ami de Dylan, je me suis d’ailleurs beaucoup attaché à eux durant ma lecture. Cependant, dans la première partie le personnage de Dylan m’a énormément dérangé du fait qu’il s’urinait toujours dessus, tel un enfant faisant pipi au lit. Il ne savait gérer aucune situation sans fuir ou uriner. Toutefois, dans la seconde partie Dylan m’a un peu plus intéressé, il a commencé à s’endurcir du fait des atrocités qu’il va voir et vivre.
L’histoire est plaisante et se lit assez rapidement, elle est surtout intéressante mais je dois dire qu’une fois que le clan de Dylan ainsi que quelques renforts de Classique sont arrivés dans le Nord à Cordes l’histoire part un peu dans tous les sens et j’avoue que je ne savais plus trop où j’en était mais surtout pourquoi l’auteur avait décidé de mener l’histoire dans ce sens.
Avant de me lancer dans la lecture du « voleur de cœur » j’avais lu beaucoup d’avis négatifs. J’avais vraiment peur de ne pas apprécier mais finalement ce fut une assez bonne lecture pour moi.