Jeanne est à l'hopital... Et voilà qu'un ogre apparaît dasn sa chambre et lui vole son coeur avant de s'enfuir ! Puis un mousquetaire et son chat débarquent à leur tour et lui prêtent un coeur de dragon, en attendant que Jeanne récupère le sien.
La jeune fille doit faire vite car elle n'a que quelques heures devant elle. En compagnie de ses deux étranges complices, la jeune fille se précipite sur les traces de l'ogre, dans une course-pousiuite effrénée à travers Paris !
"Quand on lui demandait ce qu’il ferait plus tard, le petit Paul à cinq ans répondait « écrivain ». Quand on lui répondait qu’il ne pourrait probablement pas en vivre, il répondait « zut, c’est ma seule idée. » Sa maman lui lisait déjà Bilbo-le-hobbit à cet âge tendre et, hélas, il semble que les effets soient permanents chez lui. D’ailleurs le pseudonyme de « Beorn » est aussi à chercher de ce côté-là. Voyez plutôt la description qu’en fait Maître Gandalf : « Vous devrez tous être très polis quand je vous présenterai. (…) Il peut être effroyable quand il est en colère, bien qu'il se montre assez bienveillant quand on ne le contrarie point.(...) S'il faut que vous en sachiez davantage, il s'appelle Beorn. Il est très fort, et c'est un changeur de peau.(...) parfois c'est un énorme ours noir, parfois un homme fort et de grande taille avec d'immenses bras et une longue barbe. » Pour la barbe, hum, il l’a rasée. Quant à la taille et aux bras immenses, ma foi, cet excellent Gandalf a toujours été sujet à l’exagération. Cependant, Paul se change réellement en ours la nuit quand il écrit et il est tout à fait effroyable quand il se met en colère contre un mauvais livre. On sait aussi qu’il est rochelais d’origine, affamé de littérature générale autant que de fantasy, amateur de vieux films et de baklavas… il est d’ailleurs né à l’heure exacte du dessert, par une belle journée de 1977. Il a publié une dizaine de nouvelles ici ou là – fantasy, science-fiction ou littérature générale – mais La Pucelle de Diable-Vert est son premier roman."
J'ai passé un très agréable moment dans la folle aventure de Jeanne, Tempête (qui m'a rappelé Kyo du manga Fruits Basket !), de Victoire et du mousquetaire. C'était un roman avec un super rythme, on ne s'ennuie pas une seule seconde, on est direct dans le vif du sujet ! Après, j'ai eu du mal avec certaines phrases pas très féministes ("toutes les autres filles étaient hargneuses ou [en gros] des pimbêches, mais toi tu n'es pas comme les autres") et les descriptions de l'ogre (qui tire sa force et taille de tout ce qu'il avale) étaient trop grossophobes à mon goût. Je pense que j'ai préféré Paul Beorn en tandem avec Silène Edgar pour 14-14 que pour ce roman, mais ça m'a tenue compagnie un soir venteux d'hiver, alors je valide !
Une très jolie histoire parisienne d'amour, d'aventure, de courage, de magie. Jeanne est à l'hôpital sur le point de mourir quand un ogre débarque et lui vole son cœur. Un mousquetaire et un chat noir tout droit sortis du monde d'Asmarie se lancent alors, en compagnie de Jeanne, ragaillardie à l'aide d'une poudre de dragon, à la poursuite du goinfre d'ogre qui dévore à peu près tout ceux qui croisent son chemin. Une course-poursuite à travers certains lieux plus ou emblématiques de la capitale s'engage. Gobelins, métamorphe, comtesse et magiciens se côtoient dans cette épopée fantastique. Ce roman de l'entre-deux, à la lisière entre l'enfance et ses magies et les élans durs et tendres de l'adolescence entraîne le lecteur avec un style très facile assorti de jolies illustrations intérieures. Sortez vos poudres magiques et partez à l'assaut de Paris en Asmarie, il n'y a qu'un pas à franchir celui de la première page.
Décidément, je suis plongée en ce moment dans les livres faisant la part belle à l’imaginaire des enfants.
Cette fois, on part à l’aventure dans Paris, aux côtés de Jeanne, une collégienne solitaire car les autres collégiens ne comprennent pas sa passion pour Harry Potter, Peter Pan ou Bilbo le Hobbit. Hospitalisée dans un état grave sans que les médecins en comprennent la raison, elle se fait voler son cœur par un ogre ! Bien décidée à le récupérer, elle se lance à sa poursuite, en compagnie d’un mousquetaire, d’un chat qui parle (joli coup de cœur pour ce personnage !) et du fantôme d’une princesse.
Paul Beorn nous embarque dans une aventure épique, pleine de magie et d’humour, avec de très jolis personnages, remarquablement bien caractérisés malgré le faible nombre de pages du roman.
Et en plus d’une plume très agréable, le récit est illustré par de très beaux dessins de Noëmie Chevalier qui accompagnent les moments forts de l’histoire.
C’est aussi une belle visite guidée à travers les monuments parisiens, que j’ai pris plaisir à découvrir vus du ciel. Les grands lieux mythiques de la capitale y passent à peu près tous et j’ai bien aimé pouvoir les visiter de cette façon là.
Sans temps mort ni détours inutiles, c’est un beau roman qui pourra émerveiller les jeunes et les moins jeunes qui souhaitent découvrir une histoire fantastique qui sait faire fonctionner notre imaginaire.