Jump to ratings and reviews
Rate this book

The Shape of a City

Rate this book

Julien Gracq, the most important writer in France, is also the only living writer whose complete works appear in a volume of the prestigious Pleiades editions. The most original of his later works is this book about Nantes, which is Gracq’s personal and profound response to Proust’s synthesis of memory, reverie, and realism.

The work begins with a quote from Baudelaire: “The shape of a city, as we all know, changes more quickly than the mortal heart.” The author writes of a child’s experience of the hierarchy of urban spaces: the radial avenues walked during school recreation periods, the districts between the axes, and the relationship to Nantes of those who lived there, including Breton and Rimbaud.

216 pages, Paperback

First published January 1, 1985

12 people are currently reading
296 people want to read

About the author

Julien Gracq

73 books178 followers
Julien Gracq (27 July 1910 – 22 December 2007), born Louis Poirier in St.-Florent-le-Vieil, in the French "département" of Maine-et-Loire, was a French writer. He wrote novels, criticism, a play, and poetry.

Gracq first studied in Paris at the Lycée Henri IV, where he earned his baccalauréat. He then entered the École Normale Supérieure in 1930, later studying at the École libre des sciences politiques.

In 1932, he read André Breton's Nadja, which deeply influenced him. His first novel, The Castle of Argol is dedicated to that surrealist writer, to whom he devoted a whole book in 1948.

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
35 (31%)
4 stars
41 (37%)
3 stars
27 (24%)
2 stars
4 (3%)
1 star
3 (2%)
Displaying 1 - 10 of 10 reviews
Profile Image for Lee Klein .
910 reviews1,059 followers
September 11, 2017
Slyly impersonal post-Proustian impressions of city and self across most of a century (Gracq was born in 1910 and he wrote this in the mid-'80s, or so I realized after mention of a long-popular cafe where the kids these days all have "big hair"). The way around Nantes. Name drops all your favorite French writers: Rimbaud, Breton, Stendhal, de Maupassant, Balzac, Lautreamont, and Nantes' own, Jules Verne. Effluvial prose, rich in sediment flowed down river of memories vis-a-vis agglomerations of times past. ("Agglomeration" is this one's representative word -- shows up 17 times.) Dense but with lots of space and chapter breaks. Like a humorless Sebald -- if this included old postcards and images of bombed-out ruins replaced by office buildings it could sneak past most readers as a bit of posthumous Max ("W.G."). Mostly dispassionate, tranquil recollections uncoiled in streams of precise prose, often quietly surprising, and liable to submerge into the page if you're not careful. Always insightful and hypnotic, mature and nonsensationalist, unconcerned with entertaining the attention deficient. Translation seems smooth and Gracq comes through as he does in the novels. Get it as a gift for the urbanist aesthete in your extended family. Recommended also for all fans of Sebald and Proust, a slant spoked psychogeo/autobiographical essay that's not always "fun" but often seems fundamental. Odd moments of double awareness walking and reading this through Philadelphia as Gracq traces circuitous overlapping paths now and then through Nantes, another secondary/tertiary city with a long history and a character unlike its more famous urban neighbors. Enjoying this early summer course in the complete translated works of Monsieur Gracq.
Profile Image for P.E..
969 reviews762 followers
November 9, 2023
Correspondances imaginées

Bande-son 1

Bande-son 2



Ce livre inhabituel fait une sorte de somme des impressions recueillies par Julien Gracq sur la ville de Nantes, à travers les époques et au cours de ses multiples visites.

Avec bonheur, j'y ai trouvé parfois, répétées dans le cours du texte, des réflexions que je me suis souvent adressé concernant le curieux emboîtement de mes souvenirs de la ville, la carte mentale à géographie variable de certains quartiers. Ou encore sur ces étranges échos qu'induisent les changements dans la forme de la ville, captés par un œil qui ne se soustrait pas non plus au cours du temps...

Voire, sur le captivant théâtre qu'offre les souvenirs de certains endroits, prêts à alimenter l'imaginaire pendant la lecture de certains livres. Par exemple, dans mon esprit, Le Masque de la Mort Rouge de Poe a toujours été associé à une salle polyvalente dans mon école primaire, et Nantes a longtemps joué le rôle de jumeau imaginaire de Saint-Pétersbourg avant que je ne la visite en octobre 2018, et même par bien des côtés, 5 ans encore après ce voyage.

Je m'étonne toujours de la matière à rêver qu'offrent les villes que l'on traverse en coup de vent, sans parler de celles qu'on a perdu l'habitude d'habiter. Ce qui serait plus étonnant encore, finalement, ce serait de ne pas s'étonner. Et je sens maintenant que je comprends un peu mieux ce qui peut m'attirer irrésistiblement vers la fiction urbaine, à l'image de ces livres, ou même ce qui me passionne dans la fiction de l'étrange. Tant ce sentiment d'indicible étrangeté qui naît de la visite d'anciens repaires me paraît pratiquement inépuisable et riche d'observations infinies sur la vie humaine.

Quotes:

'La forme d'une ville change plus vite, on le sait, que le cœur d'un mortel. Mais, avant de le laisser derrière elle en proie à ses souvenirs [...] il arrive plus d'une fois que, ce cœur, elle l'ait changé à sa manière rien qu'en le soumettant tout neuf encore à son climat et à son paysage, en imposant à ses perspectives intimes comme à ses songeries le canevas de ses rues, de ses boulevards et de ses parcs.'


'L'ancienne ville - l'ancienne vie - et la nouvelle se superposent dans mon esprit plutôt qu'elles ne se succèdent dans le temps : il s'établit de l'une à l'autre une circulation intemporelle qui libère le souvenir de toute mélancolie et de toute pesanteur ; le sentiment d'une référence décrochée de la durée projette vers l'avant et amalgame au présent les images du passé au lieu de tirer l'esprit vers l'arrière.'


'Reprenons donc le chemin des rues de Nantes, non pas à la rencontre d'un passé que je ne voudrais mettre à ressusciter aucune complaisance, mais plutôt de ce que je suis devenu à travers elles, et elles à travers moi.'


'Ce qui me frappe dans ce passage [d'André Breton], qui par endroits va loin en moi, ce n'est pas tellement le salut superbement adressé au pouvoir de matérialisation imaginative propre à Rimbaud, c'est tout autant [...] l'aptitude particulière d'une ville à fournir indéfiniment, souplement, à l'imagination sollicitée par la poésie, des repères, des modèles et des chemins [...].'


[A propos de l'ancien observatoire de Nantes, sur les emprises de l'actuel Hippodrome]
'A quoi tient le pouvoir de ces modèles de rencontre, qui s'installent d'emblée aux carrefours de la mémoire et de l'imagination, qui prennent d'eux-mêmes les commandes du mécanisme par lequel sont projetés, sur tel ressouvenir abstrait, sur telle lecture, une figure matérielle qu'ils n'ont en fait appelée que très indirectement ?'


'De plus en plus nettement, avec la prolifération des résidences isolées périphériques, la notion de cité s'efface au profit de l'image d'une vague densification humaine cancéreuse, qui ensemence loin autour d'elle le tissu naturel de ses métastases et de ses ganglions.'


'Peu de détails précis me sont restés en mémoire de cette excursion, noyés qu’ils sont dans la très forte impression globale de fête absolue, de fête calme et sans plaisirs violents, mais d’autant plus pénétrante, que je ressentis d’un bout à l’autre de la journée. Enchantement qui tenait à la dépense, à nos yeux exorbitante, que représentait l’affrètement du vapeur, comme si l’administration, saisie d’une transe imprévisible, s’était mise toute affaire cessante à faire danser l’anse du panier, à l’inattendu de cette sortie nautique intercalée en plein jour ouvrable, à la singularité de la rivière inconnue qui allait s’élargissant vers sa source. Je retrouvais, à une échelle un peu agrandie, et dans des conditions tout autres, certains des plaisirs que m’avait dispensés, enfant, la promenade de l’Evre à St- Florent : tel, le sentiment d’intimité, proche de celui que donne une allée de jardin, qui naît au cœur d’un vallon déserté par le bruit et les routes, lorsqu’on le suit au fil de l’eau : nul ne pénètre vraiment au cœur d’un paysage, nul ne coïncide un moment avec lui, qui ne l’a traversé de bout en bout au long du courant qui le draine, et qui figure comme l’épanchement tranquille de son essence liquide. L’intuition de génie d’Edgar Poe, quand il a cherché dans le Domaine d’Arnheim, à donner l’idée de ce que pourrait être le chef-d’œuvre du paysage composé, a été selon moi de le faire parcourir au visiteur, non pas le long d’un chemin, non pas même dans une embarcation à rames ou à voile, mais dans un esquif inerte simplement confié au fil du courant.'


'Ce ne sont pas des estivants vagabonds qui fréquentent cette côté de Jade, ce sont des familles [...] ayant propriété avec vue imprenable pour l'été, comme elles ont caveau avec jouissance imprenable pour la mort, au cimetière de la Bouteillerie ou au cimetière de Miséricorde.Ces anciennes familles nantaises ou bretonnes, largement pourvues en patrimoine [doivent continuer à hanter discrètement l'été la côte de Préfailles].'


'Certes, à l'âge où je l'ai habitée, je me sentais naturellement en partance, et très peu désireux de m'attacher, mais aucune ville n'était mieux faite aussi pour désancrer de bonne heure une jeune vie, pour décloisonner le monde d'avance au-devant d'elle : toutes les navigations imaginables - bien au-delà de celles de Jules Verne - trouvaient complaisamment leur point de départ dans cette ville aventureuse.'


[En parlant de Nantes]

'Un agrégat de pure société civile, une prolifération vivace, sans ordre et sans plan, née des incitations de sa seule vitalité spontanée, sans l'entremise de nul décret d'État comme le Havre ou Cherbourg, sans la discipline même d'une confédération marchande, comme les villes hanséatiques. Une ville qui s'est inventée, qui continue de s'inventer elle-même au jour le jour, sans grand ancrage dans son passé, sans fixation excessive à ses souvenirs. Oubliant, quand le temps en est venu, le Repos de Jules César (devenu un café) comme les sièges d'Alain Barbe-Torte, le Moyen-Âge du pilori et des juiveries, oubliant les Isles et le trafic du bois d'ébène, oubliant la Vendée, oubliant en route son chemin de fer et son pont transbordeur, oubliant même son fleuve, qui l'élonge maintenant à distance, comme un prétendant éconduit.'


'Ces images dépareillées et parfois dérisoires, que rien apparemment ne rassemble et ne relie, composent pour moi comme un écu écartelé, gironné : la ville éclatée ressaisit en elle un chiffre plus parlant que toutes les vues panoramiques qu'on peut en garder, parce que la clé en est tout entière dans le tri exercé souverainement, sur le chaos du donné, par une sensibilité encore sans guide et sans modèle, qui suivait sa seule pente, et à laquelle rien n'en imposait.'



Also see:

Ougarit
Tristes Tropiques
303: Mémoires industrielles
Ruines et vestiges
Ana de Bretaña, duquesa y reina: El fin del principado bretón

Par les champs et par les grèves
Nadja
Utopiales 2013

The Essential Tales and Poems of Edgar Allan Poe
La Vie mode d'emploi
The Nightfarers
Profile Image for Old Man JP.
1,183 reviews76 followers
November 3, 2022
There are several writers I have been in the process of reading as many of their books as I can and among these is Julien Gracq. This book was not as good as some of his others. It is an essay on his hometown of Nantes France and was about as exiting as that sounds. It is written in a very dry unemotional style with very long convoluted sentences that tended to, sometimes, lead nowhere. The city itself did not seem to really have anything of great importance to talk about and Gracq admitted that he never visited any of the cathedrals or other historical buildings when he lived there. The following sentence is an example that illustrates what I'm talking about:

"How can one explain that this city - not immense in size, not pleasing to the eye, where three quarters of the buildings are occupied by governmental agencies, whose original foundation on the Loire has been artificially altered by landfills, a "regional metropolis" without a definite sphere of influence, situated at the mouth of a river blocking itself - projects so strongly the image of a "great city" whereas others, just as large, better laid out and more beautiful, give the impression of being populated by peasants, in town for just a day to shop and run their errands?"

There were parts that were fairly interesting, especially when he talked about other French writers, but for the most part the book tended on the dull side.

Profile Image for Jennifer Uhlich.
98 reviews15 followers
October 16, 2009
Lovely ideas about cities and memories suffering from an unwieldy translation. This should have been a pleasant weekend read, like a travel memoir, but instead it was pacing through sentences two, three times to be sure you understood. A whole lotta thick dead prose over what are probably light and lovely sentences in the original French. You gotta love a translator who translates an author, then declares them "untranslatable." If I ever bone up on my French again, I'll try Gracq in the original.

Disclaimer: we designed this puppy!
Profile Image for Sonia.
119 reviews
August 22, 2018
L‘auteur s‘intéresse plus au paysage (la ville et ses marges, son écho, sa région) qu‘aux personnes. Cela donne en somme un texte très atmosphérique, mais aussi insaisissable. On sent le géographe. Mais je crains que cette lecture ne se soit pas imprégnée en moi, qu‘elle n‘ait eu son effet qu‘en surface.
Profile Image for Hamish.
545 reviews236 followers
December 1, 2022
Gracq’s extremely Proustian meditations on the city of Nantes (and cities in general), partially discussing his own youthful experience there. As always, the prose is excellent, but it didn’t ever really bring the city to life for me. And there’s a bit too much of “urbanization that occurred before I was a kid = good, urbanization that occurred after I was a kid = bad.”
Profile Image for Chetan Tyagi.
171 reviews1 follower
February 4, 2025
Phew ... am i glad that's over!
I firmly believe some books are designed by god to test your resolve and see how far you are willing to go before you record a DNF. This is squarely in that domain.
While i passed the test and did record a finish, it was painful. Probably one of my slowest reads largely owing to the fact that i just could not muster the strength to pick up and read another page.
The subject matter sounded harmless enough - this was supposed to be a biopic about the provincial French city of Nantes, which sounds enchanting, nostalgic and generally feel good. Boy, is that wrong.
The narrative meanders around an inordinate amount of detailing of the city. Graecq has probably named 500 street and 300 locales in a mere 200 pages. That is clearly excessive and frankly quite unnecessary. I do not care nor understand which street meets which at a particular intersection.
The book is almost an endless list of factual detailing of Nantes. Its like the author was creating a setting for a story but then didnt really get to the story and just gave up after describing the backdrop.
To give some credit he does try to talk about his feelings about his boyhood city and why its important but to be honest it just gets lost in the humungous amount of detailing.
Also, the writing style is horrid. Lines runs the length of paragraphs and paragraphs run into pages. Very difficult to continue to stay interested.
Overall, a very disappointed 1 star for me.
Displaying 1 - 10 of 10 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.