La fermeture d’usine sous domination étrangère et les mises à pied sont à l’origine de ce qu’on a appelé le manifeste de la CSN (1971). « Qu’est-ce que le capitalisme au Québec ? Qu’est-ce que l’impérialisme américain ? Quelle est la relation entre l’État fédéral ou provincial et l’impérialisme américain et anglo-canadien ? Quelle est la relation entre l’implantation et l’expansion des entreprises multinationales et le développement de la structure industrielle du Québec ? Telles sont les questions (toujours actuelle) au cœur de Ne comptons que sur nos propres moyens. Selon le document, la grande illusion d’un Québec capitaliste indépendant consiste à « affirmer qu’il est possible de civiliser le capital étranger est imposant des limites à son action ( mais quelles limites si on doit être obligé de maintenir un régime d’incitation à sa venue? ) ; qu’il est également possible de créer un capitalisme d’État ( Rexfor, SGF, etc.) qui serait capable de concurrencer les grandes entreprises multinationales américaines ou anglo-canadiennes. Mais où est l’intérêt des travailleurs. […] Que ce soit du capitalisme privé ou du capitalisme d’État, le sort des travailleurs québécois n’en demeurera pas moins lié au régime capitaliste qui perpétuera l’exploitation de leur force de travail. »
what a read! incredibly informative on the nitty gritty details of the Quebec economy at its most significant crossroads, the failure of the Quiet Revolution, and the dead-end that nationalism leads to. a must read for all canadian socialists!