2.5/5
Normalement j’aime les livres sur l’alpinisme et l’escalade ; Solo intégral de Alex Honnold, The Push de Tommy Caldwell et Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer sont quelques-uns de mes préférés. Toutefois, Instinct de survie n’est pas à la hauter de ces derniers.
Je trouve le livre décousu, comme Filippi n’a pas eu de plan quand il l'a écrit. Il passe d’une anecdote à l’autre sans les relier entre elles. Un instant, il décrit la base d'une montagne en Amérique du Sud, l'instant d'après, il est dans un avion dans le Nord canadien, retournant à sa vie quotidienne. La cadence du livre n’est jamais constante. Bien que chaque histoire soit intéressante, le livre manque de cohésion.
De plus, même après plus de 300 pages de lecture, j'ai l'impression que nous ne connaissons toujours pas Gabriel. Les aventures sont bien écrites, mais j'aimerais en savoir plus sur ses motivations. Il est obsédé par les montagnes, mais d'où vient cette obsession ? Il n’était pas un jeune grimpeur comme Caldwell ou Honnold, il a découvert l'alpinisme à l'âge adulte. Il nous raconte ses premières ascensions, mais l'obsession du livre n'a pas de poids émotionnel.
Cela dit, les derniers 70 pages sont lourds d'émotion. Filippi est témoin de plusieurs tragédies et nous ressentons la gravité de ces événements. J’ai bien aimé les derniers chapitres. Si l'ensemble du livre avait été comme eux, j'aurais mis quatre étoiles.