Frédérick, fonctionnaire de trente-neuf ans, a une maison qui est une ambassade à l'abri des soucis du monde, une femme au sourire solaire et un petit garçon âgé d'un an qui fonce vers lui sur ses jambes neuves comme un obus chargé d'amour.
Mais voilà qu'au travail on le mute aux Archives, façon de dire qu'on le met sur une tablette pour qu'il y accumule la poussière. Être payé à ne rien faire? C'est un scandale intime, honteux, qui engendre une révolution personnelle, et Frédérick décide bientôt qu'il devra tout faire pour dénoncer publiquement cette situation. Et ensuite...
Et bien, la suite ne se raconte pas. Il vous faudra la vivre en la lisant. Il vous faudra, comme Frédérick, l'éprouver dans votre chair. Et il vous faudra la garder pour vous, lecteurs, car plus rien ne sera jamais pareil.
Sébastien Fréchette, alias Biz, né en 1974 est membre du groupe Loco Locass fondé en 1995. Loco Locass est un groupe hip-hop québécois, surtout connu pour la défense du français et ses prises de position politiques, particulièrement pour son engagement en faveur de la souveraineté du Québec.
Biz signe un premier roman autobiographique avec Dérives.
Ça parait que c'est écrit par un homme, et un homme masculiniste. Les descriptions des personnages féminins sont terribles (et que dire de son insistance pour coucher avec sa femme même lorsqu'elle est en détresse psychologique!!! Un beau déchet égoïste).
Tout auteur qui utilise l'expression « outres lactées » dans un roman pour désigner des seins devraient se faire empêcher de publier le livre.
Un roman qui m'a fait penser aux Maisons de Fanny Britt. Une histoire du quotidien, une histoire banale, mais écrite avec une plume extraordinaire. J'aime les références de Biz, son opinion tranchée.
On a créé beaucoup trop d'attentes pour un livre trop écrit qui traite d'un sujet difficile mais avec des passages qui gossent trop pour que j'aie pu être atteinte. La libraire m'avait promis un bouleversement et une lourdeur. Finalement la lourdeur était surtout dans le style et le jupon mascu qui dépassait. J'ai tout de même ri quelques fois sur certains passages imagés et je suis passée au travers d'un coup, ce qui me dit que ce n'était pas non plus complètement dénué d'intérêt.
Et j'assume totalement le côté gérante d'estrade de ma critique sur un média social, un élément écorché vivement dans le roman, avec une certaine justesse.
Un peu déçue de cette lecture. Le narrateur est lâche et égoïste, et c’est difficile de s’y attacher même si c’est très bien écrit. J’ai comme eu un sentiment mitigé tout le long.
Biz a une plume très imagée, ce qui ne plait pas à tous. En ce qui me concerne, les émotions que j'ai ressenties pendant la lecture justifient parfaitement la note que j'accorde à l'oeuvre. Toutefois, la narration n'est pas des plus captivantes (à mon avis), et il peut être ardu pour certains d'éprouver de la compassion pour le personnage principal.
J'ai pas trop embarqué dans ce livre, l'histoire était intéressante mais la narration ne m'accrochait pas et le personnage principal m'était antipathique pour différentes raisons. J'avoue que je m'attendais à mieux, surtout que cette histoire avait beaucoup de potentiel. Je reste sur ma faim.
C'est le premier livre de Biz que je lis et je dois dire qu'il manie la plume aussi bien que le micro! Le récit, les idées, la langue : tout est habilement articulé et rythmé, et puis... BOOM!
Je crois qu'il faut lire ce roman sans trop en savoir, alors j'ajouterai seulement que Biz sait livrer son message de la façon la plus efficace qui soit!
LES HAUTS : L'auteur réussit à nous surprendre même lorsqu'on s'attend à être surpris, ce qui, en soit, constitue un véritable tour de force.
LES BAS : Si vous cherchez de la lecture légère pour égayer votre pause-dîner au bureau, c'est non!
5 raisons de le lire :
1. Pour être "flabbergasté"!
2. Pour découvrir une autre facette de votre rappeur québécois préféré...
3. Et pour retrouver sa verve engagée
4. Pour traverser toute la gamme des émotions en 2 heures
5. Pour recevoir un solide "reality check" entre les dents!
J'ai malheureusement été déçue par cette lecture qui comporte quelques irritants: - Cette façon que le personnage principal a d'aborder sexuellement sa femme et de commenter et critiquer son physique, même dans les moments les plus inappropriés. - Les comparaisons et les métaphores forment parfois des images qui partent dans tous les sens ou l'auteur appuie trop sur ces dernières (ex.: en 6 lignes, les journalistes sont comparés à des : vautours, piranhas, requins... alouette!). - Les généralisations genrés homme/femme - L'image du naufrage pour parler de son malheur est peu crédible dans la voix du narrateur en plus d'être convenue et de ne pas si bien coller à la situation, à mon humble avis. - Au milieu du roman, une fois arrivé au "puntch", on se demande en quoi il était utile de s'étendre sur le travail du personnage sur toutes ces pages puisqu'il ne s'agissait, au final, que d'une mise en contexte. J'ai eu le sentiment d'avoir suivi une fausse piste.
Pour finir sur une note positive, j'avoue que l'excipit, reliée aux morceaux de textes italiques mis en interstice entre certains des chapitres, est d'une grande beauté.
Eh la la ! Je ne m'attendais tellement pas à ce que j'ai lu. J'ai même été lire plus loin quand j'ai réalisé ce qui s'en venait, juste pour m'assurer que je ne me trompais pas. Mais je ne me trompais pas. J'ai eu mal. Un vrai livre d'horreur en raison du sujet. J'ai détesté ma lecture. Probablement parce que c'était très bien écrit. Un sujet difficile, mal écrit, ça passe mieux. Ici, tout nous arrachait l'intérieur. Chaque mot bien choisi rendait la situation plus réelle, plus émotive. Bref, ce tout petit livre est une bombe émotionnelle qui va me donner des sueurs froides chaque fois que je vais y repenser. Bravo, Biz, pour la qualité de cette œuvre.
J'ai décidé de lire du Biz parce que le personnage m'intriguait. Rappeur retraité, intellectuel public jamais vraiment sollicité, le roman étant une forme de communication à la fois intime et universel, cette lecture était d'abord et avant tout une question: "T'es qui toé, vraiment?"
Pour le meilleur et pour le pire, j'ai eu une réponse. C'est pas que Naufrage soit un roman idiot ou mal écrit, c'est just.... E X T R Ê M E M E N T complaisant.
Par exemple, c'est clair que Biz n'a jamais travaillé dans un emploi de 9 à 5 dans sa vie. Comme l'a déjà affirmé un autre critique à son égard: sa fonction publique, c'est la fonction publique fantasmée. Un sorte de labyrinthe Kafkaïen où l'auteur se réfugie pour justifier son propre cynisme. Le Kafkaïen, c'est correct, mais lorsque c'est utilisé à une seule variable d'un roman qui se veut sinon sincère au point d'en être troublant, c'est juste du jugement et le personnage de Naufrage Frédérick Limoges passe son temps à juger le monde. Au point où c'en est saoulant.
Lorsqu'il est muté aux archives de son ministère, il condamne tout le monde sans prendre la peine de les connaître même si deux employées (Monique et Ariane) sont visiblement compétentes et à l'ouvrage. Une valeur qu’il prétend respecter. À travers sa culture générale qu'il brandit dans sa tête comme un bouclier, Frédérick se protège de toutes les occasion de faire du sens de sa situation ou même de toute obligation d'y remédier. Il est trop intelligent et trop éduqué pour la plèbe, voyons. Même à la maison, une femme qui le baise à chaque huit pages et un petit garçon de treize mois ne suffisent pas à le sortir de son marasme. Limoges a du succès, de la liberté, du sexe et une raison de vivre, mais il est malheureux parce que... personne ne lui dit quoi faire pour contribuer à la société? C'est nébuleux tout ça.
Bref, l'antipathie complète que projette le personnage principal me rend absolument insensible à sa souffrance. Même lorsque cette dernière devient atroce, Limoges ne pense qu’à lui-même et à qui ou qu'est-ce qu'il pourrait baiser pour soulager son mal de vivre comme dans une parodie d'un mauvais roman de John Updike. Empreint de passages d'une misogynie médiocre et révoltante et de galipettes Houellebecquiennes sans le charme, le style ou la mauvaise foi divertissante de ce dernier, Naufrage est une exploration accidentelle du narcissisme aveugle des hommes ennuyants qui se sentent importants sans avoir la prestance de l'être.
Je ne l’ai pas fini : je l’ai déposé autour de 50 pages.
Donc, si au début le style était imagé et intéressant, à la longue, trop, c’est comme pas assez.
Aussi, peut-être que c’est juste moi, mais je me passe bien dans la fiction de commentaires désobligeants sur le corps des gens, des femmes et sur l’orientation sexuelle des gens. Le quotidien est déjà assez plate à ce niveau et si ça n’ajoute rien de pertinent à l’histoire, pourquoi insister sur la grosseur des fesses de la secrétaire ou le string de l’éducatrice de ton fils?
Si rendu à 50 pages, je sais juste que la femme du protagoniste à un joli sourire et des jolis seins, je trouve ça un peu réducteur. Et by the way, donner un bain à son fils ne fait pas du personnage un féministe. C’est juste sa job de parent.
Comme j’avais du mal à avoir de la sympathie pour le monsieur qui a une job, un salaire, mais pas de travail à faire, je vais passer au bouquin suivant☺️
N.B: nous nous sommes foufounnés furieusement est la pire façon de finir une scène intime. Et oui, j’ai lu assez de romans érotiques pour confirmer que c’est dans mon top 5 des pires choses que j’ai lu dans une scène de sexe.
L'écriture de ce livre était magnifique, le sujet original, peu souvent abordé et il y avait aussi certaines réflexions intéressantes sur le travail dans notre société, mais il m'est impossible de donner une meilleure note a ce livre pour une seule raison: le traitement des personnages féminins.
Comment ce fait-il qu'un livre écrit aussi récemment ai encore cette fâcheuse habitude de décrire les personnages féminins uniquement par leurs attributs physiques? La secrétaire ayant pour seule description d'être ronde et d'avoir un large fessier ou bien l'obsession de l'auteur pour les fesses (fesses bien galbées dans une jupe, fesse encore ferme malgré une grossesse, fesse gâchée par des culottes n'étant pas au goût du personnage principal, etc). Il me semble que chaque personnage (féminin) avait besoin d'être erotisé d'une façon ou d'une autre, d'être décrite seulement par leurs corps, chaque description allant dans ce sens. Ça m'as franchement tapé sur les nerfs. Comment gâcher un livre 101.
Wow. J'ai de la misère à croire que quelqu'un qui écrit de si belles chansons puisse écrire quelque chose comme ça. Je veux bien croire que c'est pour construire le personnage du narrateur (anti-héros), mais les descriptions étaient à la fois pénibles et risibles. C'est drôle, les femmes ont droit à des descriptions physiques intenses (origine ethnique incluse), mais on passe ben ben vite sur les hommes.
« J'ai eu un choc en apercevant son string, couleuvre rouge s'enroulant sur ses hanches d'airain » QUI parle comme ça? Calme toi, dude.
La seule manière de passer à travers ce livre est ironiquement.
J’ai trouvé le personnage principal peu attachant. De plus, l’auteur insiste pour décrire le corps des personnages féminins avec des commentaires masculinistes et grossophobes. Le sujet du livre avait du potentiel, mais ces éléments font que je n’ai pas tellement apprécié ma lecture.
Je suis mitigé... Une partie de moi donnerait un 5 pour la qualité de l'écriture et pour les émotions ressentis. Mais aussi un -100 pour l'aspect sexiste et la représentation misogyne des femmes.
Écriture très (trop?) imagée... Il y a de la métaphore et de la comparaison au pouce carré! Sujet sensible, mais traité assez froidement par un personnage un peu antipathique. Correct, mais pas mémorable...
L'histoire est intéressante et prend une tournure surprenante à laquelle je ne m'attendais pas, mais elle se termine trop abruptement à mon avis.
J'ai eu de la difficulté à pleinement apprécier le roman à cause de la façon dont les femmes étaient décrites, soit hypersexualisées (tout en critiquant constamment leur apparence), par le personnage principal alors que cela n'était pas nécessaire. Notamment lorsqu'il fait croire à un nouveau collègue masculin qu'il a couché avec une bibliothécaire afin de devenir complice avec lui...
Je pensais détester ce livre. Je me suis forcé à le lire et j'ai vraiment bien fait. Dès les premières pages, j'ai pu découvrir une écriture soignée et érudite, chargée de réalisme et d'émotion. Naufrage dresse le portrait tragique de la descente aux enfers d'un homme heureux. Un récit qui m'a fait beaucoup réfléchir sur l'importance que l'on accorde au travail dans notre vie, au risque de nous perde.
Si Biz rate parfois un peu la cible dans Naufrage, il s'agit tout de même d'un excellent roman tragique et puissant. On reconnaît bien le rappeur en Biz dans l'écriture riche de ce récit troublant portant sur l'impuissance de son personnage principal, Frédérick, dont la situation professionnelle est heurtée par son incapacité à même travailler et dont la situation familiale est brisée par une faute passive ne pouvant pas être réparée ou rachetée.
Trop court mais terriblement bouleversant et superbement écrit. Biz a une plume talentueuse et un vrai don pour jongler avec les mots. Je vais explorer sa bibliographie après cette première découverte.
Un roman québécois très intense qui dénote de la réalité dangereuse qui va à mille à l'heure et où tous les dérapes sont jugés à haute voix et décriés par tous, particulièrement à l'heure des réseaux sociaux. C'est d'une triste vérité accablante et douloureuse.