Fut un temps où les films de Frank Henenlotter et Brian Yuzna sortaient au cinéma. Où les romans de la collection Gore s'écoulaient à plus de 100 000 exemplaires. Disons-le tout net : cette époque est révolue. Hélas. Mais si TRASH est ouvertement nostalgique, pas question de sombrer dans le passéisme. Nous ne sommes pas les enfants mais les "bâtards de Gore".
Si nos artisans bouchers se décarcassent, ce n'est pas pour vous servir du réchauffé. Nous sommes certes déférents, mais aspirons aussi à la différence. Car le genre horrifique n'est pas aussi étroit que les bien-pensants voudraient le faire croire, et si la Rivière devient rouge, c'est pour mieux vous présenter toutes les couleurs du... TRASH.
Les années ont passé, la collection Gore est morte depuis longtemps... Mais voilà, son corps allait remonter à la surface heureuse de nos souvenirs. Bon sang, si Daniel Riche avait su qu'un jour Rivière Blanche etTRASH reprendraient une partie du flambeau, gageons qu'il en aurait été particulièrement fier... Du Gore dans la Rivière, de la Rivière qui TRASHise, et du TRASH qui en veut enGore. Le confluent ce ces trois fleuves s'appelle Dimension TRASH, monstrueuse anthologie des temps présents et des littératures qui saignent. (Extraits de la préface de David Didelot)