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Bellevue

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Alma se réveille à quatre heures du matin. Dans un hôpital psychiatrique.
Deux jours plus tôt, elle fêtait ses trente ans. Écrivain prometteur, Alma est une jeune Parisienne ambitieuse qui vit avec Paul depuis plusieurs années ; tout lui sourit. Et, d’un coup, tout bascule. Son angoisse va l’emporter dans une errance aussi violente qu’incontrôlable et la soumettre à d’imprévisibles pulsions destructrices.
Que s’est-il passé pendant ces quarante-huit heures ?

198 pages, Kindle Edition

First published January 1, 2016

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About the author

Claire Berest

18 books36 followers
Claire Berest, née le 14 juillet 1982 à Paris, est une écrivaine française.
Diplômée d'un Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), elle enseigne quelque temps en ZEP avant de démissionner. Claire Berest a publié son premier roman, Mikado, en janvier 2011 aux éditions Léo Scheer. Son deuxième roman, L' Orchestre vide, s'inspire de l'histoire d'amour vécue avec le chanteur canadien Buck 65.
Son compagnon est l'écrivain Abel Quentin.
Avec sa sœur Anne Berest, elle co-écrit en 2017, Gabriële, en hommage à leur arrière grand-mère Gabrièle Buffet-Picabia.
Son dernier roman, Rien n'est noir, met en scène Frida Kahlo et Diego Rivera.

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25 (35%)
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12 (16%)
1 star
2 (2%)
Displaying 1 - 13 of 13 reviews
Profile Image for Hanna .
54 reviews
February 17, 2025
Lecture fav de l’année (au 17/02/25)

« Avec un ami il faut tout se raconter le premier soir, dans sa vérité nue, dans son humiliante lumière, pour dire voilà qui je suis, voilà qui tu es, je ne te jugerai jamais, tu ne me jugeras jamais, je t'aime, je prends tout, pour toujours, maintenant commandons un autre verre. L'amitié prend l'autre en charge dans son absolue et sordide entièreté, comme les mères, elle prend en charge le quotidien et l'exceptionnel au coude à coude sans autre transition qu'une reprise de souffle, les amis sont prêts à tout traiter, la vie, la mort, c'est d'accord. Le véritable ami que l'on rencontre ressemble à une déflagration. »

« Quand on pose la question de l'âge aux femmes de trente ans, il est très intéressant de constater que les réponses immédiates font clichés ; la peur des premiers signes de vieillesse (premières rides, premiers cheveux blancs), l'apparence physique, être mince et sexy comme l'idée qu'on se fait de la jeune fille, la réprobation sourde de l'attirance des hommes pour les filles de vingt ans, le spectre de la maternité, avoir trouvé un compagnon fiable, a fortiori la question de l'engagement. Les réponses peuvent contenir dérision et causticité, avec second degré, mais on ne peut ignorer leur authentique intensité. Ce sont des peurs, que les interrogées font partager avec candeur et aplomb. Le magazine féminin, la chick lit, la comédie romantique sont des sommes de clichés, qui proposent aux femmes des lieux sécurisés où se vautrer en toute quiétude. Peut-être qu'un des points d'achoppement est que ces différents supports (films, livres, presse) ont assimilé et accepté comme leur fonds de commerce la persistance de ces clichés. Leur urgence. Ils ont intégré leur pertinence, une fois pour toutes. Pas un seul numéro de magazine féminin ne fera l'impasse ne serait-ce qu'une fois sur l'article de nouveaux conseils pour mincir. Par là, ils proposent la variation du même, les balises renouvelées. Ils nourrissent la bête. Ont-ils tort ? Sous couvert de cas particuliers et d'infime originalité dans le traitement, ils continuent de bâtir sur des fondements qui n'ont jamais changé d'un iota. Les angoisses des femmes, leurs fantasmes, leurs obsessions. Réajustant selon la tranche d'âge et les tendances. Le terme de cliché a une connotation négative. C'est peut-être dommage. »
Profile Image for Maddysbook.
445 reviews31 followers
October 17, 2021
Un roman où on voit la folie évoluer.
Un roman où l’héroïne perd pied et s’enfonce petit à petit dans ses fantasmes.
J’ai bien aimé la construction entre passé dans la vie et présent dans l’hôpital psychiatrique de Bellevue.
Mais je suis restée sur ma faim, j’en aurai bien lu encore.
1,350 reviews56 followers
September 16, 2021
Le propos était intéressant : une trentenaire, écrivain, se voit confier un travail d'écriture.
Mais 48 h plus tard, elle se retrouve en hôpital psychiatrique.
Suspens : que s'est-il passé pendant ces 48 h ?
Rien de bien folichon : elle boit, elle fume, elle baise, elle parle littérature.
Ah, et elle a des crise d'angoisse, aussi.
Un roman très parisien, voire germano-pratin, qui se regarde faire.
L'alternance de point de vue m'a exaspéré.
Profile Image for Madison.
152 reviews
July 6, 2023
2,5⭐️
D’habitude j’aime les livres de Claire Berest mais je n’ai pas compris l’intérêt de celui-ci.
J’ai aimé le dernier chapitre qui rattrape la note mais sinon je suis passée à côté du reste du livre.
J’ai trouvé par moment le récit misogyne, avec des scènes qui n’étaient pas nécessaires à l’histoire. Je ne me suis intéressée à aucun des personnages. L’alternance des deux temporalités était, selon moi, inutile.
Je continuerai à lire ses livres mais celui-ci m’a déçue.
Profile Image for NoID.
1,576 reviews14 followers
March 21, 2022
On se sent plonger dans la folie comme l’eau s’enroulant dans le siphon du lavabo.



Mais finalement, je suis quand même resté un peu en surface



https://www.noid.ch/bellevue/
Profile Image for Raphouu.
50 reviews1 follower
June 22, 2024
Je resterai toujours impressionnée par la qualité d'écriture de Claire. Quel talent.
Profile Image for Anne Sophie.
53 reviews
May 27, 2016
Alma est internée dans un établissement psychiatrique, au sein duquel on lui administre des médicaments à haute dose. Elle vient de fêter ses trente ans, de tromper Paul, son compagnon, avec un auteur qui a remporté le prix de Flore, et semble décidée à tout envoyer valser. Dépressive – ou tout du moins victime de terribles crises d’angoisse –, elle paraît éprouver le besoin de se faire du mal physiquement, comme si elle souhaitait que le monde entier soit témoin de sa souffrance intérieure. Par le biais d’une narration alternant entre les moments à l’hôpital et ceux ayant précédé cet internement, nous allons découvrir les différents concours de circonstances qui ont conduit Alma dans ce centre psychiatrique.

Tout d’abord, il faut insister sur l’écriture de Claire Berest. Plus encore que le récit qu’elle nous propose, j’ai beaucoup aimé son style, ses phrases longues, mais hachées par la ponctuation, qui traduisent un sentiment d’essoufflement. À travers la narration, on sent qu’Alma perd pied, que nous sommes dans une écriture de l’urgence, qu’elle doit en dire le plus possible et le plus vite possible. C’est le premier roman que je lis de cet auteur, et dès les premières pages, j’ai su que j’allais apprécier la façon dont elle emploie la langue de Molière.

Dans Bellevue, l’écrivain s’intéresse à un grand nombre de thématiques : l’angoisse, la perte de repères, la remise en question quant à savoir qui on est et ce que l’on veut, la folie, la carrière, mais il est aussi question d’amitié, d’amour, de sexe (c’est pourquoi ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains), ou encore de littérature. Ainsi, Claire Berest imagine un prix littéraire lors duquel le jury voterait pour des ouvrages en ignorant tout de l’identité des auteurs. Alma, qui a publié un premier roman, fera d’ailleurs la rencontre d’un éditeur vouant un véritable culte à Julien Gracq, qui avait décliné le prix Goncourt qui lui avait été décerné.

Au fur et à mesure que nous tournons les pages, nous plongeons toujours davantage dans l’enfer d’Alma, qui semble glisser vers la folie. Les passages à l’hôpital nous présentent une femme fragile, peu sûre d’elle, diamétralement opposée à celle qui est prête à sauter sur le premier venu, qu’il soit son futur éditeur ou un inconnu rencontré dans un bar. L’auteur n’hésite pas à employer des mots crus, insistant ainsi davantage sur le mal-être de son héroïne, en « choquant » le lecteur par le recours au vocabulaire utilisé. Bellevue est donc un récit que l’on pourrait qualifier de dur, mais surtout un ouvrage très intéressant de par la variété des thèmes abordés et la façon dont ils sont développés.


Lien vers ma chronique : http://meslecturespageaprespage.blogs...
Profile Image for Delphine.
287 reviews28 followers
December 27, 2021
Je pensais mettre 3 étoiles, parce que si le roman n'est pas très bon, s'il est snob, une vraie caricature de germanopratisme, s'il est si tragiquement bourgeois sans le moindre recul, s'il est souvent d'un vide intellectuel sidéral, s'il manque de crédibilité par rapport à l'internement psychiatrique (et reste léger sur la maladie mentale), il y a quelques îlots de texte bien écrits.

Mais quand j'ai refermé le livre, ma première pensée a été "Pourcin ! Qu'est-ce que ce livre est misogyne !", et c'est vraiment le meilleur moyen de le décrire. L'histoire se concentre sur une femme -- LA SEULE de tout le livre, qui a beaucoup de personnages masculins de 1er ou de 2nd plan, mais n'a pas d'autre personnage féminin, même pas une des sœurs de l'héroïne, les seules femmes qui ont le droit de prononcer quelques mots, sont des inconnus espionnées en vitesse dans un bar et une infirmière qui dit "vous êtes pas dans le bon service" -- qui devient littéralement folle en moins de 2 heures (elle devient brutalement psychotique à 30 ans, sans aucun antécédents, c'est pas très crédible) parce que... roulements de tambour... elle devient vieille en fêtant l'anniversaire de ses 30 ans. Elle aurait eu 40 ans, à la limite, ça aurait pu avoir du sens : la 40aine, ça a un autre poids pour les femmes (les hommes de leur âge les quittent en faisant leur propres crise de la quarantaine, les snobent au profit des femmes plus jeunes, elles ne sont plus en âge d'avoir des enfants, c'est la décennie de la ménopause, etc) Et cette "peur" de la trentaine, ce n'est pas une critique des attentes misogynes de jeunesse éternelle que la société fait peser sur les femmes, non non, autrice et héroïne sont parfaitement raccords là-dessus : la trentaine, c'est TERRIBLEUUUUU, c'est la mort du petit cheval, la mort de la femme, la fin des haricots, n'en jetez plus, suicidez-vous les filles. Et la seule façon qu'elle a d'exister en tant que femme de 30 ans, c'est de se faire tringler (son expression) par tous les mecs du livre sauf le sien. Parce que : "les femmes sont les trous qui viennent entourer les hommes, qui viennent mettre des parois autour de leur lâcheté, autour de leur génie pour leur permettre de se manifester, tranquillement et assurément." (p.153 sur 163) Pitié...... tu as effectivement besoin d'un bon psy, mais surtout pour ta névrose.

Donc 2 étoiles.
Profile Image for Siobhan Hawthorne.
348 reviews7 followers
August 3, 2016
Merci aux éditions Stock et à NetGalley pour ce service presse numérique.

J’avais entendu parler de ce livre quelques fois depuis sa sortie, et j’étais très intriguée par la quatrième de couverture, c’est pourquoi je l’ai demandé en SP. J’ai bien aimé la lecture de ce livre, que j’ai lu d’une traite d’ailleurs (long trajet en train aidant). Après tout, dès les premières pages, on est entraîné par l’histoire et on envie de découvrir pourquoi et comment Alma se retrouve en hôpital psychiatrique. Même si on craint un peu la réponse en même temps qu’on la désire.

Le roman alterne entre des passages où Alma est à l’hôpital, et ceux du passé, qui commence deux jours auparavant et progresse au fur et à mesure pour expliquer l’internement d’Alma. Tout semble aller plus ou moins bien – ma lecture du roman me fait nuancer le « tout lui sourit » de la quatrième : Alma a tout de même des problèmes d’argent, elle n’est pas parfaitement heureuse dans sa vie de couple et elle est victime d’angoisses assez importantes. Et puis, le jour de son anniversaire, pour ses trente ans, tout bascule. Alma semble perdre toute notion de responsabilité (voire moralité) et plonge dans un « délire » empêtré d’angoisses oubliées, d’alcool et de violence envers elle-même.

Le livre est résonnant de réalité, avec une plume qui se lit vite, sans être dénuée de poésie parfois, même si je ne suis pas du tout fan des passages très crus, qui me semblent inutiles.

Pour les personnes qui préfèrent avoir des trigger warnings,
Profile Image for miss.mesmerized mesmerized.
1,405 reviews42 followers
May 23, 2016
Quand Alma se réveille, elle ne sait pas où elle se trouve. Il ne faut pas trop pour reconnaître que c’est un hôpital psychiatrique. Mais pourquoi se trouve-t-elle là ? La dernière chose dont elle se souvient, c’est son anniversaire. Pendant son séjour, elle essaie de récapituler ce qui s’est passé : son rendez-vous avec Thomas B., l’hôtel de luxe Lutetia où elle a loué une chambre pour trois jours, les veines coupées dans la salle de bains…. Mais quel était le moment décisif ?

Claire Berest raconte l’histoire d’une jeune femme qui semble être toute normale, avec des problèmes et soucis que tout le monde connaît. Trouver un emploi fixe qui paie le loyer, vivre dans une relation stable qui promet un avenir, savoir qui on est ou qui on aimerait être. Ces questions fondamentales peuvent mener à des conflits internes insolubles qui finissent dans des troubles profondes. L’auteure arrive à bien dessiner comment un personnage tout à fait normal peut finir dans un hôpital psychiatrique. Les pensées d’Alma sont faciles à suivre et loin d’être folles et quand même voir comment elle à un certain point n’arrive plus à les contrôler et perd tout contact avec la réalité est bien compréhensible. C’est le point le plus fort du roman, tout est authentique, rien ne se passe sans raison et motif. On suit Alma, voit comment elle se jette dans le néant sachant qu’à un tel moment, personne ne peut la sauver. La limite est parfois très fine entre normalité et maladie.

Profile Image for Manon.
1,010 reviews8 followers
September 20, 2022
J'aime toujours autant la plume de Claire berest
Displaying 1 - 13 of 13 reviews

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