Florence est journaliste dans la presse féminine et mène une vie sentimentale décousue. Depuis sa jeunesse, elle a rompu avec sa famille. Lors de l'enterrement de sa mère, Florence renoue avec son père qu'elle ne voyait plus. Ensemble, ils tissent un lien un peu fou, étrange, osent enfin s'aimer et se le dire. Et ce sentiment bouleverse la narratrice : ne détestait-elle pas son père jusqu'à présent ? Et lui, ne l'ignorait-il pas ? Que se passe-t-il ? La mort de sa mère ne se contente pas de mettre à nu des sentiments enfouis, elle ouvre aussi la boîte de Pandore sur un secret de famille datant de 1943. Un secret aussi incroyable qu'effroyable et dont son père est le seul à détenir la clé. Et qu'en est -il de la petite robe noire ? Pourquoi Florence n'en a-t-elle jamais portée ? C'est que les petites robes noires ont elles aussi leur secret... Un texte poignant, haletant dans les méandres troubles de la mémoire...
Les secrets de famille sont présents mais finalement très secondaires dans ce livre. C’est la fin de vie et le deuil qui sont en réalité au centre du livre et le fait de ne jamais avoir totalement les clés pour comprendre le passé du disparu, tout comme le fait d’accepter de l’aimer malgré les erreurs qu’il a pu faire, aussi impardonnables soient-elles.