L'histoire en elle-même est intéressante: elle apporte quelques connaissances sur la philosophie grecque tout en étant agréable à lire.
Les illustrations aident souvent à comprendre le texte (très bon point !) et le choix des couleurs me fait penser au film Le Mépris (de Godard), ce qui m'a beaucoup amusé.
Par contre le latin (d'ailleurs pourquoi un livre en latin sur Diogène de Sinope ? Pourquoi pas en grec) est d'un niveau avancé, il faut le niveau d'un étudiant de 3ème année en Lettres Classiques pour comprendre la grammaire et il reste la question du vocabulaire fourni. Le choix de lexique est discutable. Certains mots basiques du latin qu'un étudiant doit connaitre sont donnés, d'autres qui sont totalement transparent en français également, par contre des mots spécifiques liés à des domaines techniques demandent d'ouvrir un dictionnaire pour comprendre (le vocabulaire lié à la fabrication du vin par exemple).
Le livre est inutilisable dans le cadre d'un enseignement du latin utilisant des méthodes actives, i.e. la méthode Orberg, avant d'être arrivé au bout du manuel. Par contre ça pourrait fournir de chouettes exercices de version dans le cadre d'un enseignement traditionnel.