Alors qu'il fête ses 44 ans, Paul reçoit une lettre d'Henri Berg. Cet homme, qui fut son mentor, est très gravement malade. Paul décide alors de lui rendre visite pour l'apaiser. En vain. Car envi n'a pas tout dit. "Il faut que je vous livre un secret, je ne l'ai dit qu'une fois, je ne l'ai jamais écrit." Et les non-dits ont tissé leur toile, piégeant les deux hommes dans les ramifications insoupçonnées des structures du mal.
"On s'attache fort à ces deux destins d'hommes brisés, à ces amours incendiées, à ces comptes avec soi-même jamais réglés. Un bref et dense second roman." (Fabienne Pascaux - Télérama)
Les élécubrations sexuelles répétitives des messieurs finissent par alourdir le texte. Autant "La france de Bernard" m'a fait rire, par sa satire, autant celui-ci me paraissait d'une lourdeur sans nom. Déception.
Le roman est bien écrit, langage châtié et fluide. Facile à lire, prenant, les personnages sont intéressants, les ambiances sont belles, les lieux les bruits les odeurs tout ça est très bien rendu. Et puis ça flotte sur une mare de sexisme et de racisme qui m'a bien dérangée. Je n'arrivais pas à m'intéresser à la vie des deux héros. Vies ratées parce que trop étriquées de préjugés. Chakra du coeur très fermé, faut ouvrir tout ça les gars !
Qu’est ce que le mal? Dans une vie vie, peut on aimer quelqu’un ou quelque chose sans pour autant accepter les circonstances souvent funestes qui les ont peut-être engendrés? Sous couvert dun roman, Patrice Jean nous force a nous interroger sur des questions qui vont au cœur de l’existence. Car, au fond, y a-t-il des vies bien vécues ? La morale a-t-elle de l’importance à la veille de la mort ? Une œuvre profonde et un grand premier roman.