Les légendes millénaires des steppes mongoles et les paysages sublimes du Nord-Ouest de la Chine ont nourri le lyrisme de la symphonie pastorale qu'est Mon beau cheval noir, au tempo musical inimitable. C'est le nom d'une vieille ballade mongole dont le héros est un cheval d'une beauté sans égale, c'est l'histoire émouvante d'un jeune homme chevauchant dans l'immense océan d'herbes à la poursuite d'un amour d'enfant, qui nous dit la violence des saisons et des larmes parmi les siens, comme s'il racontait la vie immémoriale de la steppe.
Un homme qui a grandi sur la steppe mongole retourne dans son patelin natal après neuf ans d’études en ville. Il regrette sa conduite envers la grand-mère qui l’a élevé ainsi que sa “soeur”/fiancée qu’il a abandonnée, et part en quête de la retrouver.
Je ne suis pas fan des récits racontés d’un point de vue masculin, qui utilisent les violences à caractère sexuel envers les femmes comme outil narratif et qui s’épanchent sur la vie intérieure du personnage masculin. Par contre, le récit se rachète dans le réalisme du dernier quart du récit. J’ai aimé que la fiancée abandonnée ne saute pas dans les bras de son ancien frère/amoureux, qu’elle soit devenue sa propre personne et qu’elle ait des aspirations et des rancoeurs qui ne sont pas liées seulement à sa relation avec le protagoniste.
Il y a quelque chose de très “chinois” pour moi dans cette histoire de regrets, d’injustice, de violences, mais aussi d’acceptation et de résilience.
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