À chaque mouvement de libération, sa réplique contre-révolutionnaire: c’est ce que nous enseigne l’histoire. Les luttes féministes n’y font pas exception. Décrié à droite comme un réel péril pour la stabilité sociale et l’avenir de la nation, à gauche comme une lutte secondaire à inscrire dans un bien plus vaste programme, le féminisme a toujours dérangé ceux qui trouvent intérêt à préserver le régime patriarcal.
Tant sur le plan des idées que de l’action, l’antiféminisme se déploie suivant une logique réactionnaire, dont la visée, consciente ou pas, serait de revaloriser une condition masculine mise à mal. Pour arriver à leurs fins, les antiféministes usent de stratégies discursives comme la désinformation ou le recours à la nostalgie du «bon vieux temps» et à l’ordre naturel. Ce sont précisément ces discours revanchards, présents sur toutes les scènes, de celle de l’humour à celle du militantisme, que cet ouvrage entend décortiquer.
«L’antiféminisme a accompagné toute l’histoire du féminisme, en dénonçant ses excès ou en s’empressant d’en dresser le constat de décès. Il couvre un spectre très large, mais il comprend toujours une dénonciation de la liberté et de l’égalité que revendiquent les féministes pour toutes les femmes.» [extrait de l’introduction]
Des textes de Julie Abbou, Jérôme Cotte, Francine Descarries , Francis Dupuis-Déri, Sara Garbagnoli, Diane Lamoureux, France Théoret et Sidonie Verhaeghe. -
1. Personne ne se revendique antifeministe clair a part les masculinistes.
2. Le Vatican (depuis JPII) veut te faire croire qu'il est feminisme. Mais son "nouveau feminisme" te demande d'être une gentille fille bien sage.
3. L'indifference face aux femmes a limité la portée du mouvement pour le suffrage des femmes vers 1900
4. Les antifeministes à Madagascar utilisent le passé (plusieurs reines historiques) pour nier les inegalités présentes. Ils oublient l'emprise coloniale (1896-1960) qui a occidentalisé le rapport femme/pouvoir ET le fait que le pouvoir reel appartenait historiquement au premier ministre homme de la reine.
5. Les instituts pro-gestion de populations ont eu un point de vue masculin/occidental depuis les années 40s. C'est-à-dire " les femmes non blanches sont arrierees et on ferait bien de les steriliser consentement ou non". Les feministes ont reussi a dominer ces organisations et à les tourner vers des droits reproductifs et de la santé reproductives. Les partisans de l'ancienne école sont encore présents dans certains organes de decision.
6. La crise de la masculinité est une stratégie rhetorique pour faire passer des luttes legitimes pour des aggressions envers les hommes. Cette rhétorique n'est pas nouvelle : la peur de la "feminisation" de la société remontant à la renaissance au moins.
7.NiPuteNiSoumises/Les indigènes de la republique et le feminisme c'est compliqué (l'un parce qu'il faut pas critiquer la Republique, l'autre parce qu'il faut pas critiquer les sexistes des cités)
8.On compare au Quebec le cycle des violences conjugales (tension, aggression, dédouanement, rémission) aux violences antifeministes contre les groupes feministes. La comparaison ne tient pas pour la phase rémission mais il apparait que le Quebec a un terreau masculiniste fertile qui parvient à maintenir des feministes dans un climat d'insecurite et de stress (attaques de 89 et 2014 notamment mais aussi aggressions et intimidations quotidiennes)
Quelques textes avaient un niveau de lecture un peu trop élevé pour moi… mais j’espère être capable de les revisiter dans le futur, ça reste excellent quand même
what a banger hyper riche, ouvrage collectif qui aborde l’anti féminisme sous tous ses aspects (en partant de louise michel aux profs à l’université en études sur le genre qui reproduisent des discours anti féministes (coucou macé))