"Si je me sauvais ? Je peinerais Simone de Beauvoir. Elle veut me voir guérie. Si je me jetais en bas de leur escalier ? Je me casserais une jambe. Ils plâtreraient ma jambe. Où déjeunent Simone de Beauvoir et Claude Lanzmann ? Je préfère l'ignorer. Sait-elle qu'elle m'a amenée dans une chambre de forcenée ? Le sait-elle ? C'est un affront, c'est une atteinte à la liberté."Publié de façon posthume, La chasse à l'amour s'ouvre sur une lame de rasoir. Violette Leduc meurt de chagrin et veut se donner la mort. "La folie en tête", Violette nage dans un sentiment de persécution perpétuel, dans des délires fantasmatiques et autres hallucinations funèbres.Dans cet ouvrage l'autrice dépeint sa vie jusqu'en 1964, depuis ses séjours de 1956-57 en maison de repos. Elle revient également sur sa relation avec René, une nouvelle obsession amoureuse, puis sur sa vie à Faucon, en Provence, lieu d'inspiration pour l'écriture de La bâtarde.
Violette Leduc was born in Arras, Pas de Calais, France, the illegitimate daughter of a servant girl, Berthe. In Valenciennes, the young Violette spent most of her childhood suffering from an ugly self-image and from her mother's hostility and overprotectiveness.
Her formal education, begun in 1913, was interrupted by World War I. After the war, she went to a boarding school, the Collège de Douai, where she experienced lesbian affairs with a classmate and a music instructor who was fired over the incident.
In 1926, Leduc moved to Paris and enrolled in the Lycée Racine. That same year, she failed her baccalaureate exam and began working as a telephone operator and secretary at Plon publishers.
In 1932 she met Maurice Sachs and Simone de Beauvoir, who encouraged her to write. Her first novel L'Asphyxie (In the Prison of Her Skin) was published by Albert Camus for Éditions Gallimard and earned her praise from Jean-Paul Sartre, Jean Cocteau and Jean Genet.
Leduc's best-known book, the memoir La Bâtarde, was published in 1964. It nearly won the Prix Goncourt and quickly became a bestseller. She went on to write eight more books, including La Folie en tête (Mad in Pursuit), the second part of her literary autobiography.
pas le meilleur de violette leduc, toutefois intéressant pour mieux la cerner… on s’approche d’elle, de sa paranoïa, on voit clairement ici la maladie mentale et le besoin flagrant d’être aimée, malgré tout… c’est déchirant de lire une écrivaine qui se hait… ça m’a émue plusieurs fois