Pour avoir dessiné encore et encore, avec un talent ensorcelant, le visage de madone d’une jeune moniale aux yeux verts, le novice Blandin est chassé du monastère de Havreval. Le jeune enlumineur entame alors sur les routes du Vieux Royaume son apprentissage auprès d’Albinello, talentueux peintre sur fresque itinérant. Blandin dépassera-t-il son obsession amoureuse? Et l’élève surpassera-t-il le maître?
Dans un univers de fantasy d’une richesse rare, deux récits pour découvrir le talent exceptionnel de Jean-Philippe Jaworski.
Je voulais découvrir Jaworski avant de me lancer dans son roman « Gagner la guerre ». Ces 2 nouvelles sont une bonne introduction à son style d'écriture et à la diversité de l'univers du Vieux Royaume.
J'ai particulièrement aimé la 2ème nouvelle, j'ai été plu rapidement prise dedans. La première on a l'impression d'arriver en cours de route, donc on est un peu perdu... Et pourtant, en une dizaine de pages on s'attache au narrateur, à ses dilemmes et à la tragédie qu'il vit.
Un recueil de 2 nouvelles qui se déroulent dans le même monde que celui de "Gagner la guerre". J'ai préféré "Montefellone" pour son aspect épique et guerrier et furieusement original, qui exprime pour moi l'essence du talent de Jaworski, à "Comment Blandin fut perdu" dont l'aspect fantastique m'a paru un peu plus classique... Mais dans les deux encore une fois, quelle écriture, quel lyrisme! quelle puissance d'évocation dans le récit et quelle richesse dans le style! Nous y sommes, dans ce Vieux Royaume, nous respirons au rythme des mots martelés ou ciselés par Jean-Philippe Jaworski, dans les forêts mystérieuses et les cités féodales d'un monde imaginaire mille fois plus vivant que le monde réel...
*4.5 étoiles* "Comment Blandin fut perdu" est une nouvelle fascinante et très agréable à lire. J'ai particulièrement apprécié sa fin et ses différentes interprétations possibles.
Je trouve juste dommage que l'histoire se perd un peu en longueur. Mais c'est juste une question de goût.
je ne suis toujours pas réconciliée par Jaworski mais c'était pas si pire. Au moins je l'ai terminé. Vous me direz, c'est quand même plus court que Gagner la guerre. Anyways, je trouve toujours l'écriture un peu prétentieuse et ça me dérange
La première nouvelle , Montefellone est sympathique mais a le défaut d'être un peu courte, et par conséquent un peu frustrante. La seconde, éponyme, est très prenante et d'excellente qualité. Au final ce court livre vaut bien plus que les 2 € investis, si vous n'avez pas lu ces deux nouvelles et que vous êtes comme moi un complétiste de M. Jaworski