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Une allure folle

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Mathilde collectionne les amants jusqu'au jour où elle rencontre Armando. De cet amour naît une petite fille, Annie. La narratrice a décidé d'enquêter sur Mathilde et Annie pour reconstituer leur vie à l'aide de photos et de lettres. La narratrice savait que sa grand-mère et sa mère avaient mauvaise réputation pour des raisons différentes. Mais elle va découvrir qu'elles ont été des héroïnes. Un grand roman des faux-semblants où la comédie tient le bras à la tragédie.

Une femme qui ensorcelle les hommes. Mathilde collectionne les amants tous plus riches les uns que les autres, se fait entretenir sur un grand pied jusqu'au jour où elle rencontre Armando, un italien, agent maritime qui l'installe dans un hôtel particulier. Elle a 30 ans, lui 40. Il est ferré. Nous sommes dans les années vingt, à Bruxelles. De cet amour naît une petite fille, Annie. Armando étant déjà marié, Mathilde élève sa fille seule. Toutes les deux forment un drôle d'attelage dans le Bruxelles mondain de l'entre-deux guerres. Mathilde n'a qu'une obsession : légitimer sa fille car le très strict Armando ne l'a pas reconnue. Tous les deux ont une folle allure, vont vite, trop vite. Elles font sensation, mènent une vie fantasque mais partagent un certain silence, parfois jusqu'au mutisme.

Mais apparaît une troisième femme, la narratrice. Un jour, elle a décidé de partir sur les traces de sa grand-mère, Mathilde, et de sa mère, Annie, de reconstituer leur vie à l'aide de photos et de lettres. Mieux, elle mène l'enquête et de façon encore plus précise et haletante que la police ne l'a déjà faite. La vie est un tour de passe-passe. La narratrice savait que sa grand-mère et sa mère avaient mauvaise réputation pour des raisons différentes. Mais qui sommes-nous pour juger ? Elle va découvrir qu'elles ont été des héroïnes jusqu'à un point inconcevable. En écrivant ce grand livre des faux-semblants, la narratrice leur redonne vie. Voici un roman qui est une affaire de femmes qui ne parlent que d'hommes et où la comédie tient le bras à la tragédie.


186 pages, Paperback

Published February 1, 2016

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Displaying 1 - 5 of 5 reviews
Profile Image for 87lectures.
274 reviews4 followers
February 28, 2018
Je crois que je suis passée à côté du livre. J'avais l'impression de suivre un conducteur de Formule 1 qui change sans arrêt de voie, de trame de récit, de protagoniste.
J'ai fini par ne plus savoir qui je suivais et pourquoi.
La 4e de couverture raconte des faits qui arrivent à 20 pages de la fin...
149 reviews3 followers
December 16, 2022
Le podía haber sacado mucho más partido a esta historia...
Profile Image for Henri-Charles Dahlem.
291 reviews12 followers
Read
April 11, 2016
Comment écrire l’histoire de sa famille ? C’est à cette question qu’Isabelle Spaak tentait de donner une première réponse avec son premier roman, Ça ne se fait pas (2004), dans lequel elle racontait la fin tragique de ses parents en 1981. On retrouve du reste la scène de l’assassinat de son père, le diplomate Fernand Spaak, par sa mère puis de son suicide par électrocution dans ce nouveau livre.
Car la petite-fille du grand Européen Paul-Henri Spaak n’en a pas fini avec sa généalogie. Découvrant papiers, documents, lettres et photographies, elle s’attaque cette fois aux femmes de la famille. À commencer par sa grand-mère Mathilde dont on comprend très vite que le portrait «officiel» ne rend pas compte de toutes les facettes de cette femme étonnante à bien des égards. «Une femme futile, uniquement préoccupée d’elle-même. C’est le portrait de Mathilde vue par maman.» Un portrait que la vieille dame semble prendre un malin plaisir à alimenter en adressant des cartes de vœux depuis la Côte d’Azur où elle semble passer une retraite paisible après une vie pour le moins mouvementée.
Elle a rencontré Armando, un riche Italien, dans les années 20 à Bruxelles. De ce couple illégitime naîtra une fille, Annie – la mère de l’auteur – qui prendra le nom de son père de manière illicite. L’étranger numéro 703152 «a passé sa vie à solliciter des visas d’entrée dans son pays d’adoption, contrée de brumes, de landes, de ports, de forêts giboyeuses. Une terre où il se sent appelé par les souvenirs et le cœur.» Mais sa situation conjugale mêlée au fracas des armes rendront la chose impossible. Il mettra toutefois un point d’honneur à assurer l’indépendance financière de Mathilde et de sa fille et organisera les meilleurs soins à Paris lorsqu’elles seront toutes deux victimes d’un grave accident de voiture.
La Seconde Guerre Mondiale servira aussi de révélateur en ce qui concerne Annie qui a épousé Guillaume et se rêve une vie loin des turpitudes de ses parents. «Maman toujours si droite, si pure, elle qui voulait tellement que sa vie soit parfaite. À la fin de la guerre, quand le contact avait été renoué avec Armando toujours coincé en Italie, Guillaume utilisait le terme de ménage exemplaire pour décrire son bonheur conjugal. Trois bambins adorables, une excellente maman, un home à la campagne. Nous nous suffisons à nous-mêmes, n’est-ce pas la preuve de l’accord parfait ? hasardait Guillaume comme s’il voulait s’en persuader.»
Mais dans la Belgique de l’après-guerre les choses bougent vite. Entre épuration et question royale, entre promotion pour Guillaume le Résistant et troubles politiques, Annie – que l’on découvrira tout autant, sinon encore davantage Résistante – choisit de quitter son foyer, d’épouser son amant et d’assumer le qu’en dira-t-on : «Je ne dis pas que maman a eu raison de quitter Guillaume et leurs trois enfants pour vivre sa passion avec mon père, tout recommencer, donner naissance à trois autres enfants, construire une autre famille, la mienne. Et à nouveau tout ficher par terre. Mais qu’elle aurait été sa vie si elle était restée ?»
Si l’auteur n’en a pas fini avec les questions, elle nous offre une réflexion lucide et passionnée sur les rouages qui construisent et détruisent les couples, sur la façon d’«inventer» les histoires familiales et de les transmettre, sur la manière d’explorer les drames et les secrets et de sans cesse réécrire le roman de sa vie, avec une allure folle !
http://urlz.fr/3nTc
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,087 reviews43 followers
April 24, 2016
Aimant découvrir les auteurs de mon pays et ne connaissant Isabelle Spaak (Prix Rossel 2004 avec 'Ca ne fait pas un roman'), j’ai eu envie de découvrir sa plume. C’est notre lecture commune avec Julie.

'Une allure folle' nous présente le destin hors du commun de deux femmes qui ne sont autres que la mère et la grand-mère de l’auteur.

Isabelle Spaak, à partir de documents en sa possession - cartes, photos, lettres .. - reconstitue l’histoire de ses ancêtres féminines. Je ne vais pas vous conter leur histoire mais je peux vous dire que l’on effectue un voyage des années 1920 à 1981, que l’on voyage de Belgique en Italie en passant par Paris.

Deux femmes au destin exceptionnel, deux véritables électrons libres avec des personnalités fortes et différentes.

On passera des futilités, de la légèreté, de l’argent pour Mathilde à la prise de risque mais aussi à la tragédie pour Anny.

L’idée de départ est sympathique mais j’avoue m’être perdue dans les dédales de la narration mêlant en vrac les réflexions de l’auteur, les dialogues et les faits. C’était une lecture à géométrie variable. Une première partie qui a pour ma part suscité peu d’intérêt, celui-ci s’est amplifié pour la seconde partie qui nous parle d’Anny et de son rôle lors de la seconde guerre.

Un récit qui prend son sens très loin dans le récit, ce n’est qu’à ce moment que l’on comprend mieux les moyens d’arriver à son aboutissement.

La plume est fluide par intermittence, l’écriture particulière. Mon attention a vraiment été soutenue et une réelle émotion s’est dégagée en seconde partie du récit.

A la recherche de ses racines et un questionnement, car si aujourd’hui elle a pu reconstituer cette histoire familiale c’est grâce aux traces, photos, écrits.. Quand sera-t-il demain pour les générations futures à l’ère de l’instantané, des réseaux sociaux , de l’éphémère ?


Ma note 7/10


http://nathavh49.blogspot.be/2016/04/...
Profile Image for The Reading Bibliophile.
938 reviews56 followers
October 19, 2016
Lecture assez inégale, les premières 40 pages étant presque sans intérêt (comme je me moque de savoir la longueur des jupes et chez qui on les achète), le dernier tiers révèle sans crier gare le coeur du récit où l'on prend une véritable claque.

Anne Marie Vincke, j'écris votre nom pour m'en souvenir et vous dire merci.
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