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Universal War One #6
Le Patriarche
UNIVERSAL WAR ONE, UNE SÉRIE D'ENVERGURE TERRIFIANTE DE RÉALISME ! Gigantesque, incompréhensible et terrifiant, le Mur se dresse au coeur du Système Solaire, interdisant ainsi l'accès aux planètes situées au delà de Saturne.
L'escadrille Purgatory, composée d'officiers aux lourds passés, va devoir résoudre cette énigme scientifique et stratégique.
L'humanité est au crépuscule de son existence, l'héroïsme, la peur, le courage, la folie,,, tout se confond dans un requiem universel.
L'escadrille Purgatory, composée d'officiers aux lourds passés, va devoir résoudre cette énigme scientifique et stratégique.
L'humanité est au crépuscule de son existence, l'héroïsme, la peur, le courage, la folie,,, tout se confond dans un requiem universel.
48 pages, Hardcover
First published June 1, 2006
About the author
Denis Bajram
54 books17 followersDenis Bajram étudie aux Beaux-Arts, puis aux Arts déco de Paris. En 1996, il publie chez Delcourt son premier album. Cryozone. En 1998, les éditions Soleil lui permettent de devenir auteur complet avec Universal War One (UW1). Traduit aux USA chez Marvel, devenu une référence dans le domaine de la science-fiction, il fonde avec sa compagne, la scénariste Valérie Mangin, les éditions Quadrants. Il vit maintenant à Bayeux en Normandie, où il travaille sur une adaptation d'UW1 au cinéma. Pour Ankama, il coscénarise avec son épouse Expérience Mort, une fable sur la vie après la mort.
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Community Reviews
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
March 17, 2025
(Avertissement : non seulement je défonce la BD mais en plus je la spoile dans tous les sens)
Comment critiquer UW1 sans le remettre dans le contexte de son époque ? Je ne peux pas, parce que l'époque dont on parle, j'y étais, aujourd'hui je relis la série, mais je l'ai lue à sa sortie, quand j'étais au lycée.
On parle de la grande époque des éditions Soleil, qui avait cette spécialité de très bon goût d'offrir chaque année un recueil "Les filles de Soleil" pour l'achat de 3 albums, recueil consistant exclusivement en dessins des "héroïnes sexy" (je les cite) c'est à dire leurs personnages féminins en version pin-up, offertes au regard de leurs lecteurs (forcément masculins).
Bajram, auteur sérieux-qui-fait-de-la-SF-sérieuse (mais qui ne s'est pas privé de foutre ses héroïnes à poil dans Les Filles, comme tous ses petits camarades de chez Soleil, une maison d'édition qui assumait de faire de la BD la main dans le slip la moitié du temps), a-t-il tiré son épingle du jeu à ce niveau ?
Absolument pas.
J'ai eu la même sensation en relisant UW1 à 38 ans qu'en feuilletant les Filles de Soleil à 16 : qu'on me crachait à la gueule.
Ou plus exactement : que je n'existais pas, parce que le public, c'est pas moi. Cette série de space opéra est une frustration monstrueuse à lire en tant que femme, parce qu'on sent que l'auteur est un homme qui a écrit pour d'autres hommes, et qui a mis en scène ses personnages adéquatement : les personnages masculins brillants, charismatiques, poignants, et les femmes leur pathétiques faire-valoir.
Mais comme Bajram est un poil moins vulgaire que d'autres auteurs de chez Soleil, c'est pas sur des meufs à poil qu'il propose à son public de sa palucher. Non, dans UW1, messieurs, vous êtes cordialement invité à bander sur l'intelligence et l'héroïsme masculins.
Le traitement des personnages féminins est d'une médiocrité qui gâche toute la lecture.
Le pire personnage est évidemment Amina : la femme-enfant dont l'unique trait de personnalité est "avoir des daddy issues", et qui va terminer en couple avec son violeur (yep) parce qu'elle se sent coupable de lui avoir tiré dessus (yeeeep) et donc va prendre soin de lui pour les 30 prochaines années.
Mais il y a aussi ce formidable passage où Kalish mate le cul de sa collègue endormie (qui a au moins 20 ans de moins que lui) en se sentant un peu sale mais quand même elle a un beau cul (elle finira par tomber sous son charme ravageur de mec qui n'a absolument rien fait pour se rendre aimable, mais bon elle va quand même en tomber amoureuse parce qu'à part ça elle n'a pas de développement de personnage prévu).
Mais ce qui est le plus répulsif en fait, c'est pas juste que les femmes de UW1 sont mal écrites, c'est que la série a un encore plus énorme problème de personnage : Kalish.
L'Homme, le héros, le mâle alpha, Kalish (qui est un self insert de l'auteur, si si, vous irez voir, Bajram l'adore, son portrait officiel d'auteur c'est lui en Kalish), a un énorme cerveau, et quatre doctorats (oui quatre). C'est un génie et son intelligence est la clé d'absolument tout le récit, puisqu'on va parler de Grosse Science Bien Dure, que seul Kalish le Génie peut comprendre. Cette intelligence supérieure fait que ce gars, qui est par ailleurs un gros con violent et arrogant, va se voir systématiquement excusé dans toutes ses mauvaises actions, y compris quand son incapacité à contrôler ses émotions va causer des catastrophes, parce que vous voyez, il est si intelligent, si talentueux, que ça le place au dessus des règles.
J'avais rarement lu d'équivalent masculin de la Mary Sue aussi énorme : Kalish c'est un REBELLE, il défie l'autorité, parce que l'autorité elle a TORT et lui il a RAISON, il est COOL, il fume le CIGARE (dans des vaisseaux spatiaux, oui oui), il a un bandana à TÊTE DE MORT, wow, il est si COOL putain !
Il y a d'un côté les Vrais Gens Intelligents (les hommes, Kalish) et de l'autre, les femmes, qui ont toutes comme point commun leur absence d'intelligence rationnelle, elles sont montrées comme ayant exclusivement une intelligence émotionnelle... ce qui est moqué, et diminué tout au long du récit. Ces pauvres créatures qui réfléchissent avec leur cœur donc, ont besoin tout au long des 6 tomes que Kalish daigne leur expliquer ce qui se passe en leur donnant des cours d'astrophysique, et trouve des solutions.
Le dénouement de la série est l'apothéose du Gros Cerveau De Kalish, à tel point que la dernière meuf célibataire restante va désormais s’appeler Kate-de-Kalish et son destin sera avoir des enfants de lui pour que ses descendants puissent venir sauver le monde dans le futur (cherchez pas, c'est des histoires de voyage dans le temps).
On pourrait résumer la progression des tomes comme ça :
Tome 1 : 6 personnages
Tome 2 : 5 personnages et Kalish
Tome 3-4-5 : Kalish, Kalish, Kalish (et les teubés)
Tome 6 : KALISH en énormes lettres de feu sauve le monde et donne son titre à l'album (yep c'est lui le Patriarche)
C'est le moment de vous rappeler que c'est pas juste le personnage préféré de Bajram, c'est le personnage auquel IL S'IDENTIFIE.
Conclusion : lire sur 6 tomes l'egotrip de taille interplanétaire d'un auteur qui a comme message pour moi que le summum de réussite auquel je peux rêver dans son lore, c'est être renommée avec le nom du Génie et porter ses gosses.
J'ai mis 2 étoiles parce qu'à travers toutes ces kalisheries insupportables il y a quand même un récit space-opéra turbo solide et prenant (servi par un bon graphisme), et ça fait grave chier que le scénario ait été écrit par un mec capable tandis que les personnages ont été écrit par un ado de 14 ans en pleine montée de sève, mais ça mérite quand même deux étoiles.
Comment critiquer UW1 sans le remettre dans le contexte de son époque ? Je ne peux pas, parce que l'époque dont on parle, j'y étais, aujourd'hui je relis la série, mais je l'ai lue à sa sortie, quand j'étais au lycée.
On parle de la grande époque des éditions Soleil, qui avait cette spécialité de très bon goût d'offrir chaque année un recueil "Les filles de Soleil" pour l'achat de 3 albums, recueil consistant exclusivement en dessins des "héroïnes sexy" (je les cite) c'est à dire leurs personnages féminins en version pin-up, offertes au regard de leurs lecteurs (forcément masculins).
Bajram, auteur sérieux-qui-fait-de-la-SF-sérieuse (mais qui ne s'est pas privé de foutre ses héroïnes à poil dans Les Filles, comme tous ses petits camarades de chez Soleil, une maison d'édition qui assumait de faire de la BD la main dans le slip la moitié du temps), a-t-il tiré son épingle du jeu à ce niveau ?
Absolument pas.
J'ai eu la même sensation en relisant UW1 à 38 ans qu'en feuilletant les Filles de Soleil à 16 : qu'on me crachait à la gueule.
Ou plus exactement : que je n'existais pas, parce que le public, c'est pas moi. Cette série de space opéra est une frustration monstrueuse à lire en tant que femme, parce qu'on sent que l'auteur est un homme qui a écrit pour d'autres hommes, et qui a mis en scène ses personnages adéquatement : les personnages masculins brillants, charismatiques, poignants, et les femmes leur pathétiques faire-valoir.
Mais comme Bajram est un poil moins vulgaire que d'autres auteurs de chez Soleil, c'est pas sur des meufs à poil qu'il propose à son public de sa palucher. Non, dans UW1, messieurs, vous êtes cordialement invité à bander sur l'intelligence et l'héroïsme masculins.
Le traitement des personnages féminins est d'une médiocrité qui gâche toute la lecture.
Le pire personnage est évidemment Amina : la femme-enfant dont l'unique trait de personnalité est "avoir des daddy issues", et qui va terminer en couple avec son violeur (yep) parce qu'elle se sent coupable de lui avoir tiré dessus (yeeeep) et donc va prendre soin de lui pour les 30 prochaines années.
Mais il y a aussi ce formidable passage où Kalish mate le cul de sa collègue endormie (qui a au moins 20 ans de moins que lui) en se sentant un peu sale mais quand même elle a un beau cul (elle finira par tomber sous son charme ravageur de mec qui n'a absolument rien fait pour se rendre aimable, mais bon elle va quand même en tomber amoureuse parce qu'à part ça elle n'a pas de développement de personnage prévu).
Mais ce qui est le plus répulsif en fait, c'est pas juste que les femmes de UW1 sont mal écrites, c'est que la série a un encore plus énorme problème de personnage : Kalish.
L'Homme, le héros, le mâle alpha, Kalish (qui est un self insert de l'auteur, si si, vous irez voir, Bajram l'adore, son portrait officiel d'auteur c'est lui en Kalish), a un énorme cerveau, et quatre doctorats (oui quatre). C'est un génie et son intelligence est la clé d'absolument tout le récit, puisqu'on va parler de Grosse Science Bien Dure, que seul Kalish le Génie peut comprendre. Cette intelligence supérieure fait que ce gars, qui est par ailleurs un gros con violent et arrogant, va se voir systématiquement excusé dans toutes ses mauvaises actions, y compris quand son incapacité à contrôler ses émotions va causer des catastrophes, parce que vous voyez, il est si intelligent, si talentueux, que ça le place au dessus des règles.
J'avais rarement lu d'équivalent masculin de la Mary Sue aussi énorme : Kalish c'est un REBELLE, il défie l'autorité, parce que l'autorité elle a TORT et lui il a RAISON, il est COOL, il fume le CIGARE (dans des vaisseaux spatiaux, oui oui), il a un bandana à TÊTE DE MORT, wow, il est si COOL putain !
Il y a d'un côté les Vrais Gens Intelligents (les hommes, Kalish) et de l'autre, les femmes, qui ont toutes comme point commun leur absence d'intelligence rationnelle, elles sont montrées comme ayant exclusivement une intelligence émotionnelle... ce qui est moqué, et diminué tout au long du récit. Ces pauvres créatures qui réfléchissent avec leur cœur donc, ont besoin tout au long des 6 tomes que Kalish daigne leur expliquer ce qui se passe en leur donnant des cours d'astrophysique, et trouve des solutions.
Le dénouement de la série est l'apothéose du Gros Cerveau De Kalish, à tel point que la dernière meuf célibataire restante va désormais s’appeler Kate-de-Kalish et son destin sera avoir des enfants de lui pour que ses descendants puissent venir sauver le monde dans le futur (cherchez pas, c'est des histoires de voyage dans le temps).
On pourrait résumer la progression des tomes comme ça :
Tome 1 : 6 personnages
Tome 2 : 5 personnages et Kalish
Tome 3-4-5 : Kalish, Kalish, Kalish (et les teubés)
Tome 6 : KALISH en énormes lettres de feu sauve le monde et donne son titre à l'album (yep c'est lui le Patriarche)
C'est le moment de vous rappeler que c'est pas juste le personnage préféré de Bajram, c'est le personnage auquel IL S'IDENTIFIE.
Conclusion : lire sur 6 tomes l'egotrip de taille interplanétaire d'un auteur qui a comme message pour moi que le summum de réussite auquel je peux rêver dans son lore, c'est être renommée avec le nom du Génie et porter ses gosses.
J'ai mis 2 étoiles parce qu'à travers toutes ces kalisheries insupportables il y a quand même un récit space-opéra turbo solide et prenant (servi par un bon graphisme), et ça fait grave chier que le scénario ait été écrit par un mec capable tandis que les personnages ont été écrit par un ado de 14 ans en pleine montée de sève, mais ça mérite quand même deux étoiles.
September 1, 2024
C'est sympa, très clair au final pour un truc temporel (le seul côté complexe c'était les explications scientifiques).
Je trouve par contre que le propos est giga basique (et les quelques femmes finissent toutes en couple à soutenir un homme remarquable. Après, la BD a 20 ans)
Je trouve par contre que le propos est giga basique (et les quelques femmes finissent toutes en couple à soutenir un homme remarquable. Après, la BD a 20 ans)
December 17, 2025
C'était pas mal puis finalement ça finit par un Deus Ex Machina qu'on aurait put voir dans Fondation ou un Bob Morane à la con.
March 22, 2011
Dans ce dernier tome, l'auteur nous assène quelques rebondissements typiques de cette série, mais qui, pour le coup, me semblent un peu téléphonés (voire même typiques de Deus Ex Machina).
Je comprend qu'il ait conçu son histoire comme un tout cohérent. N'empêche, je trouve l'intervention des enfants de Varish un peu trop facile à mon goût. Surtout que rien, dans les tomes précédents, ne pouvait la laisser prévoir.
Je comprend qu'il ait conçu son histoire comme un tout cohérent. N'empêche, je trouve l'intervention des enfants de Varish un peu trop facile à mon goût. Surtout que rien, dans les tomes précédents, ne pouvait la laisser prévoir.
July 29, 2011
(voir avis du tome 1)
Read
April 15, 2012The final volume where we meet and discover the origins of the mysterious head of the CIC: Mr Thin. The culmination of a plot based on overlapping temporal loops: fascinating, if a bit confusing!
Displaying 1 - 6 of 6 reviews







