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Édition enrichie (Introduction, notes, annexe, chronologie et bibliographie)
Lors d’une brillante soirée parisienne, tandis que les invités dansent et conversent dans des salons splendides, une jeune femme s’épouvante à la vue d’un étrange petit vieillard décharné et pareil à un spectre. La jeune femme supplie alors le narrateur de lever pour elle le mystère de cet inconnu. Le lendemain du bal, il lui raconte longuement l’histoire du sculpteur Sarrasine et de la dangereuse passion que, dans sa jeunesse, il éprouva pour la mystérieuse Zambinella aussitôt qu’il l’eut entendue chanter à Rome.
Dès la première page, c’est sous le double signe de la danse des morts et de la danse des vivants, de la sensualité et de la déchéance, que le jeune Balzac place ce récit publié par la Revue de Paris en 1830. Et Sarrasine est doublement énigmatique aussi : parce que la narration tient le lecteur captif jusqu’au mot de la fin – et parce qu’elle met en scène les ambiguïtés d’un désir dont l’écrivain ne cherche pas à dissiper les ombres.
Présentation et notes d’Eric Bordas.
89 pages, Kindle Edition
First published November 21, 1830
Les bas blancs bien tirés et à coins verts, les jupes courtes, les mules pointues et à talons hauts du règne de Louis XV ont peut-être un peu contribué à démoraliser l'Europe et le clergé.
[The white, well drawn-up stockings with their green figure-work, the short skirts, and the pointed, high-heeled mules of Louis XV's reign did, perhaps, make some contribution to the demoralisation of Europe, and of the clergy.]

But his frantic thoughts outran his pencil. He met La Zambinella, spoke to her, entreated her, exhausted a thousand years of life and happiness with her, placing her in all imaginable situations, trying the future with her, so to speak...
His passion became more profound as it became more tranquil.