La narratrice fait la connaissance d'un Italien, Vendello, et le rencontre à diverses occasions. Mais alors qu'il est de plus en plus absent et lui parle sans cesse du chef Noureguiev, elle mène son enquête et découvre l'homosexualité de Vendello...
Valentine Goby est née en 1974. En sortant de Sciences Po, elle fait un séjour de 3 ans en Asie (Hanoi et Manille). À son retour en France, en 2002, elle publie aux éditions Gallimard son premier roman, La Note sensible.
3,5 - Si la lettre du début avait été à la fin, ça aurait été un 4, je pense. Une plume magnifique, un texte qui se lit comme un enchevêtrement de notes et un personnage qui reste évanescent et extérieur à tout sauf à sa relation avec Vendello, son voisin violoncelliste. On ressent bien toute la force de la passion à sens unique mais je ne peux pas dire que je me sois attachée au personnage et j'ai peur que le texte me laisse un souvenir assez fugace. Une plume que je continuerai à lire.
The narrator, a young woman who teaches English in a music school, discovers a sudden passion for music the day she falls in love with her neighbour, whose music she can hear through their common wall. She fails to realise that he cannot return her love and she forgets herself in thinking only about him. A simple story on the violence of unrequited passions, in the style of a long letter that never got sent.
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La narratrice, professeur d'anglais dans un conservatoire, se découvre une passion subite pour la musique lorsqu'elle tombe amoureuse de son voisin, musicien, qu'elle entend à travers la paroi. Elle ne comprend pas qu'il ne peut lui retourner son amour et elle s'oublie pour ne penser qu'à lui. Une histoire simple mais sur la violence des passions amoureuses non-réciproques, sous la forme d'une longue lettre, jamais envoyée.
Première note pour capter l'attention, puis une brève pause et tout commence alors avec une mélodie à travers des murs trop fins. Dévorée en à peine deux jours, cette histoire, celle d'un amour, d'une passion sensitive, auditive. Car en lisant ces pages, on croirait entendre la musique s'en échapper. Le style ressemble à s'y méprendre à une partition, où chaque note tressaute et s'enchaîne gracieusement avec la suivante, liant le tout en un morceau mélancolique et délicieux. Vie quotidienne parisienne, déboires familiaux et sentimentaux, allégresse de la solitude et dégustation des pleins du silence. Le titre colle parfaitement au caractère de la narratrice qui nous fait partager ces jours et ces nuits. A travers son regard et ses émotions, on éprouve, on se lie. Jusqu'à ce que la cassure de la note finale. Et le silence. Entre deux, nous est donné à lire, la note sensible, cette femme de l'entre-deux, grandiose dans sa simplicité. Premier roman on ne peut plus réussi.
bien. elle a un crush sur son voisin de palier italien 50 ans violoncelliste. elle a l'air très renfermée et sauvage comme jeune fille, on ne connaîtra pas grand chose de sa personnalité. ça part en boîte à livres.