Jack, een jonge wees uit Acadia, wordt gerecruteerd door de Britse koopvaardij. Het is een pijnlijke episode uit de Amerikaanse geschiedenis omdat de Engelsen ter compensatie de inwoners van Acadia naar hun kolonies aan de Atlantische kust verscheept. Jack zal tijdens zijn overtocht leren hoe om te gaan met muiterij, vervelende Fransen, duivelse Britten en rovende piraten. Canoë bay is een sprankelend avontuur in een historische setting gebaseerd op ware gebeurtenissen.
Patrick Prugne commence à dessiner dès son plus jeune âge, et s’entraîne en imitant ses artistes préférés : Pratt, Manara, Juillard, Loisel, Breccia ou Prado. Il entame sa carrière comme illustrateur publicitaire avant de se lancer dans la bande dessinée. Sa première œuvre, un pastiche de la fable de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue, reçoit en 1990 l’Alph-Art Avenir au Festival de la bande dessinée d’Angoulême, une récompense qui aura, selon ses propres termes, l’effet d’un déclic. Il sonne alors à la porte des éditeurs et publie en 1991, avec Goupil au scénario, le premier opus de la série humoristique Nelson et Trafalgar chez Vents d’Ouest, qui remporte un succès immédiat. En 1999, il dessine une histoire de Fantasy, Fol, avant de se lancer dans la trilogie de L’Auberge du bout du monde avec Tiburce Oger chez Casterman, avec lequel il sort dix ans plus tard le très remarqué Canoë Bay aux éditions Daniel Maghen, avant de publier seul Frenchman (2009), Pawnee (2013) et Iroquois (2016). Il fait une pause avec les sagas indiennes en 2018 avec l’album Vanikoro pour sublimer le destin tragique de Lapérouse. Son dernier album, Tomahawk, sort en août 2020 aux éditions Daniel Maghen.
Je continue d’explorer la riche bibliographie de Patrick Prugne et ses rencontres aborigènes en Amérique, cette fois avec sa BD la plus ancienne sur le sujet : Canoë Bay, qu’il a écrite en collaboration avec Tiburce Oger, scénariste des plus prolixes.
C’est un résultat sans surprise pour moi qui commence à bien connaître l’univers du dessinateur. On retrouve comme dans chaque BD de ce cycle la confrontation entre le colon et le natif, la découverte de l’Amérique et ses paysages, les luttes et incompréhensions pour mener au dialogue, etc. Cela se déroule comme d’habitude au XVIIIe et les dessins de P. Prugne sont comme toujours splendides. Mais peut-être est-ce grâce à la présence de T. Oger, le scénario est mieux ficelé que d’habitude.
J’ai donc passé un bon moment de lecture en me mettant dans les pas d’un jeune orphelin aux parents remarquables, ce que nous découvrirons plus tard, qui pour une fois vient d’Acadie (Canada) et va découvrir la vie de matelot puis de colon dans les Amériques plus sauvages. Cela a une forme de voyage initiatique à la dur, bien ancré dans son époque, avec des personnages plus vrais que natures, soudards, violeurs, violents, égoïstes, mais aussi désemparés et assez simples, qui se laissent porter par les événements et les rencontres.
Le lecteur voyage. Il passe du temps en mer, il découvre les fortins et les îles bordant le continent. Il est tour à tour maître du jeu ou victime de son sort aux côtés de ce drôle de capitaine de vaisseau anglais. Il est surtout régulièrement confronté aux indigènes autochtones dans ce périple qui change de cap en cours de route et c’est là que l’histoire se révèle, ou plutôt que le trait de l’auteur, ses tableaux magnifiques, nous plongent avec force et ravissement dans la confrontation toujours complexe de ces deux univers.
Comme toujours cependant dans les albums de P. Prugne, je trouve que l’histoire a une certaine vacuité. Elle déroule une histoire à qui il manque quelque chose. Tout va trop vite, manque de profondeur. Les intentions sont là, c’est beau, mais un tome, ça ne suffit pas, même un tome de plus de 70 pages. Pour que l’histoire prenne vraiment il faudrait plus.
Graphiquement, c’est par contre une merveille et les cahiers finaux qui sont, entre autres, les études du dessinateurs sur les personnages et les paysages sont incroyables. Je me noierais dedans. Je crois même en préférer la lecture à la BD elle-même.
Nouvelle histoire de colons + amérindiens assez classique dans le cycle Américain de Patrick Prugne. On en prend à nouveau plein les yeux au milieu d’une histoire tragique porté par un jeune héros à l’ascendance célèbre malgré lui où la nature aussi bien humaine que paysagère reprend ses droits. C’est prenant mais aussi un peu vain au final. Je reste sur ma faim comme souvent ici.
1746, un petit garçon naît en Acadie mais sa mère meurt dans les jours qui suivent. Il se retrouve orphelin et, comme victime du Grand Dérangement, il se retrouve quelques années plus tard enrôlé dans la marine britannique où il fait connaissance avec John Place. Ce dernier se mine pour libérer des esclaves et se lancer dans la piraterie et, ce faisant, capture la fille d'un officier britannique. Celui-ci se lance à leur poursuite et n'aura de cesse de les retrouver pour libérer sa fille. Pendant ce temps, l'orphelin découvre qu'un riche héritage l'attend. Alors que l'armée britannique les pourchasse, le groupe doit traverser le Nouveau-Monde a la recherche de cet héritage tandis qu'il doit travailler avec les tribus amérindiennes afin de réussir.
Canoë Bay, c'est la saga qui rassemble tous les éléments qui constituent l'histoire de l'Amérique du Nord au XVIIIe siècle. Pour un français établi au Canada, un ouvrage de ce type, ainsi que la plupart des autres créés par Patrick Prugne, semble m'être destiné. Effectivement, l'histoire que Prugne et Oger ont écrite et dessinée me parle, mettant en lumière de nombreux faits tels que la Guerre de Sept Ans (plus précisément la French and Indian War), le Grand Dérangement, le commerce des esclaves, l'enrôlement de force dans la marine, les relations complexes entre tribus amérindiennes et avec les colons européens, et plus encore. Les auteurs réussissent même à intégrer une histoire de pirates et de trésors. En effet, les pirates qui sont entrés dans la légende ont vécus peu de temps auparavant. Toutes ces allusions et descriptions font de ce livre un ouvrage très riche en plus d'être magnifiquement illustré par le talent de Prugne qui a de nombreux livres à sont actif sur ces thèmes. A ma connaissance, il n'y a pas d'autre série sur ce sujet, ce qui rend cette oeuvre d'autant plus unique.
Lo tiene todo...Una buena historia y un dibujo excelente. Te transporta a los escenarios y se disfruta toda la lectura. El dibujo recuerda a veces al de Hugo Pratt.
Naivnu priču ovde izvlači crtež, tačnije odličan kolor. Mislim da je ovo moj prvi susret s Prunjom. Simpatični su mi njegovi akvareli. Odoh da potražim šta je još crtao.