Qui n'a jamais rêvé d'une deuxième chance ? Sarah est parfaite, trop parfaite. Pourtant, enfermée dans une vie oppressante où la course est perpétuelle, elle finit par perdre pied, jusqu'à remettre en cause le sens même de son existence. Parfois on tombe est l'histoire d'une femme qui touche le fond. Puis se relève. C'est aussi l'histoire de ce qui est essentiel et de ce qui compte vraiment. Un roman poignant, au style percutant, où s’expriment tristesse et colère. Et puis, au bout du chemin, l’espoir. Parfois, il faut tomber pour mieux se relever. Ce livre montre jusqu’où peut aller une personne qui semble sans problèmes lorsqu’elle se sent surmenée, dépassée par les évènements du quotidien et déconnectée de ses proches. Dans un monde qui n’a jamais été aussi stressant et individualiste, où il semble de plus en plus difficile de trouver un sens à nos vies, l’histoire de Sarah pourrait être celle de chacun de nous.
Dès les premières pages, son style enveloppe l'âme avec une grâce que l'on connait plutôt aux auteurs asiatiques. En lisant "Un sac" et "Chaînes", j'essayais de saisir ce qui me plaisait tant dans cette plume. En ayant enfin accès au premier roman de Solène Bakowski, la raison en devient évidente, elle y déploie ce que j'aime chez Kazuo Ishiguro, ou Murakami Ryu, cette faculté de parler de ce qu'il y a de plus dur dans la condition humaine avec subtilité, douceur parfois. D'infiltrer de la poésie dans la douleur, sans fioriture inutile : de l'émotion dans sa forme la plus pure, distillée. Il y a beaucoup de qualités dans ce premier foret et il serait sûrement trop long de les citer ici. Mais une des raisons qui feront recommander "Parfois on tombe", est la facilité de l'auteure pour transporter son lecteur dans des villes personnages, nul besoin d'aller aux antipodes pour accompagner Sarah dans ce voyage initiatique.
Le début est accrocheur, mais la suite n'est malheureusement pas à la hauteur. Beaucoup de répétitions, l'impression de piétiner dans l'histoire, les errements géographiques et psychologiques de l'héroïne finissent par nous fatiguer. Personnellement, j'avais juste envie d'en finir, car je n'aime pas laisser un livre inachevé. Mais j'ai mis 4 jours à lire 200 pages, c'est dire si l'exercice a été laborieux...