This work has been selected by scholars as being culturally important and is part of the knowledge base of civilization as we know it.
This work is in the public domain in the United States of America, and possibly other nations. Within the United States, you may freely copy and distribute this work, as no entity (individual or corporate) has a copyright on the body of the work.
Scholars believe, and we concur, that this work is important enough to be preserved, reproduced, and made generally available to the public. To ensure a quality reading experience, this work has been proofread and republished using a format that seamlessly blends the original graphical elements with text in an easy-to-read typeface.
We appreciate your support of the preservation process, and thank you for being an important part of keeping this knowledge alive and relevant.
Álvaro Velho (século XV-XVI) terá nascido no Barreiro em data incerta e participou como marinheiro ou soldado na primeira expedição de Vasco da Gama à Índia. Segundo Valentim Fernandes, terá passado oito anos na Guiné (1499-1507). O diário de bordo de Álvaro Velho, conhecido como Roteiro da Índia, chegou até nós incompleto, desconhecendo-se o manuscrito original. A cópia encontra-se na Biblioteca Pública Municipal do Porto. O Roteiro da Índia, ou Roteiro da Viagem que em Descobrimento da Índia pelo Cabo da Boa Esperança fez D. Vasco da Gama em 1497, foi publicado no Porto em 1838. José Marques fez uma leitura crítica da obra com um estudo introdutório, publicada em 1999 pela Faculdade de Letras do Porto com o título Roteiro da Primeira Viagem de Vasco da Gama à Índia.
On compte trois souverains qui ont une statue dans ma ville : Anne de Bretagne qui par son mariage a rattaché ce duché à la couronne de France, Louis XVI, rehaussé sur une colonne de plusieurs mètres protégée par un grillage pour protéger sa tête des facétieux qui veulent l'emporter, et un souverain étranger, Henri le Navigateur(1394-1460), en honneur en face de l’ancienne Bourse. C’est que l’activité de ce roi en faveur de l’exploration des Océans a été capitale pour le futur de l’Europe. Tout avait commencé au début du quinzième siècle, alors que la couronne portugaise prenait pied en Afrique à Ceuta, quand le jeune souverain forma un grand dessein : il s’agissait à la fois d’accéder aux richesses de l’Asie en se passant des intermédiaires musulmans avec lesquels les tensions et la rivalité étaient fortes, mais aussi de prendre contact avec les communautés chrétiennes lointaines perdues de vues, comme le légendaire royaume du prêtre Jean.
Tout au long de son règne, les expéditions vont pousser toujours plus loin vers le sud de la côte Africaine, et se poursuivront après sa mort en 1460. En 1434, le Cap Bojador est dépassé. En 1441, c'est le Cap Blanc. En 1444, le Cap Vert. Après la mort de Henri en 1460, le Cap de Bonne Espérance est atteint en 1488. Finalement, cinq ans après la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, dont on pensait qu’il s’agissait de la partie orientale de l’Asie et non un autre continent, le navigateur Vasco de Gama va entreprendre avec succès un voyage aller-retour jusqu’à Calicut, au sud de la côte occidentale du sous-continent indien. Le présent ouvrage est la relation de ce voyage par l’un des membres d’équipage, identifié probablement comme Álvaro Velho, mais sur qui nous ne savons guère plus que son nom.
La première partie du voyage consiste à descendre la côte occidentale de l’Afrique. La nécessité de se pouvoir en denrées nécessaires à la vie et à la poursuite de la navigation pousse nos explorateurs à rentrer en contact avec les nègres indigènes. Si les premiers contacts sont généralement fructueux et amicaux, passé la surprise et la curiosité, il importe de se tenir sur ses gardes : les humains ont bien souvent tendance à se jauger pour savoir à qui ils ont affaire, et quelle sera la nature de leurs relations : les portugais sont contraints de faire des démonstrations du mal qu’ils pourraient faire s’ils le voulaient afin de se faire respecter, tout en n’en faisant pas pour ne pas envenimer des rapports indispensables.
La seconde partie du voyage consiste en la remontée de la côte orientale de l’Afrique, qui va petit à petit les remettre en contact avec des populations dont ils connaissent la langue : le Moçambique en face de Madagascar, Zanzibar en face de la Tanzanie, la belle ville de Mombasa au Kenya. Là encore, les explorateurs sont plus que jamais dans la nécessité de faire preuve de prudence et de circonspections pour déjouer les plans tramés par locaux prêts à feindre des dehors amicaux pour se rendre maitre de leurs personnes et de leurs biens. Ces bonnes dispositions leurs permettent d’arriver sans encombre à destination : les Indes ! Plus précisément Calicut sur la côte Malabar. Des navires sont envoyés à leur rencontre afin de connaitre leurs identités et leurs intentions. Le capitaine envoie un condamné qui était embarqué pour effectuer les missions dangereuses : notre homme débarque à terre, et on le conduit auprès de deux tunisiens parlant le portugais.
Calicut
Je donnerais cher pour voir la tête des uns et des autres : des maures ébahis qui l’accueillent par un « Que le diable t’emporte ! Qui t’as amené là ? », et du portugais non moins ébahi d’entendre sa langue parlée et comprise si loin de chez lui. Les portugais envoient des ambassades à terre : ils sont bien reçus par le roi, mais les maures, tout à fait conscient du dommage que causeraient ces nouveaux venus aux succès de leurs affaires, font des pieds et des mains pour leur mettre des bâtons dans les roues, et réussissent presque à irriter le roi contre les étrangers. Mais la finesse et la présence d’esprit des Portugais a raison des machinations de leurs rivaux, et ils apprennent tout ce qu’ils désirent savoir sur ce qui pourra constituer les bases d’un commerce fructueux. Ils apprennent également tout ce qu’ils voulaient savoir sur la route commerciale existante, qu’il sera fort aisé de concurrencer.
Sur place, les portugais sont émerveillés par l’accueil très hospitalier et chaleureux des hindouistes qu’ils prennent benoitement pour des chrétiens. C’est sans doute que le catholicisme romain, avec tous ses saints, ses vierges, ses autels, ses processions, ses rites fastueux, se rapproche finalement bien plus de la chaude exubérance des religions polythéistes que l’âpre et austère rigueur des sectes qui s’en tiennent à un dieu unique. Les costumes chatoyants, les temples colorés, les tatouages exotiques, les bijoux d’or ne leurs semblent être que de simples usages locaux par lesquels les autochtones adorent à leur manière Dieu, Jésus, la Vierge, et la ribambelle de saints dont la liste grandit tous les jours.
Il faut pourtant se résoudre à partir rapidement, à mesure que les complots des maures se font plus dangereux et pressants. Les mêmes qui les avaient accueillis sont inquiétés et considérés comme espions par leurs coreligionnaires, si bien qu’ils préfèrent encore s’embarquer avec les Portugais plutôt qu’être voués à un destin funeste. Muni des lettres du roi de Calicut, nos voyageurs entament un voyage de retour qui sera long et difficile, marqué par la perte de deux vaisseaux, de nombreux membres d’équipage victimes des ravages du scorbut. La fin de la relation est manquante. Le volume est accompagné d’une liste des provinces de l’Asie et de leurs forces militaires, ainsi que d’un lexique portugais – calicut, d’une chronologie, et d’une riche biographie. L’exploit représenté par cet ouvrage inspirera au siècle suivant la magnifique épopée portugaise : Les Lusiades de Luís Vaz de Camões. Face aux exploits des portugais, l'Ulysse d'Homère peut aller se rhabiller! Un court mais très riche petit ouvrage, truffé de détails pittoresques et vivants, comme la manière dont on apprivoise les éléphants.
Let’s say that it was a good sea adventure. I love moments where the author enthusiastically states that there are the same dogs in Portugal as in any other corner of the world.
Ημερολόγιο γραμμένο από τον Άλβαρο Βέλιο, που ταξίδεψε με τον Βάσκο Ντα Γκάμα στα 1497-1499, κάνοντας τον γύρο της Αφρικής και τον διάπλου του Ινδικού Ωκεανού. Δεν πρόκειται για κανένα αριστούργημα της παγκόσμιας (ούτε καν της τοπικής) λογοτεχνίας, αλλά είναι συγκινητικό να βλέπεις τι περνάγανε στα ταξίδια τους. Για κάποιο λόγο η μεταφρασμένη έκδοση αναφέρει στο εξώφυλλο ως συγγραφέα τον ίδιο τον Βάσκο Ντα Γκάμα. Τρέχα γύρευε γιατί.
Agradável, não enfastia. Lê-se dum fôlego. A linguagem é clara, as notas são pertinentes. O português do séc. XVI é sempre um prazer, de tão natural e castiço, se bem que a ortografia esteja modernizada (sem acordo ortográfico; doutra maneira não leria).