Au cœur de la Petite-Bourgogne où il est né, le jeune Oscar P. remarque un phénomène étrange : chaque fois que Brad, son grand frère, se met au piano, la pluie cesse, l’été revient, le soleil refuse de se coucher. C’est donc que la musique, ou à tout le moins la musique que joue Brad, ragtimes et boogie-woogies, possède des pouvoirs magiques. Ces pouvoirs, toutefois, ne protégeront pas Brad de la peste blanche, qui l’emporte bientôt. Le mal atteint également le jeune Oscar, mais il survit. Durant sa convalescence, il s’empresse de prendre la place de Brad au piano. Bientôt, tout le quartier se presse sur le pas de sa porte pour l’entendre. Plus tard, dans les boîtes où il joue, quand le swing s’échappe en cascades de son piano – est-ce le fruit de son imagination ? –, les femmes paraissent plus belles et les hommes, plus élégants. Oscar aurait pu passer le reste de ses jours dans la grisaille de sa ville natale, au sein de sa communauté, mais voici qu’une ombre se profile à côté de la sienne, celle de Norman G., le célèbre impresario new-yorkais, qui fera résonner sa musique aux quatre coins du monde. Jusqu’à son dernier souffle, Oscar ne pourra plus jamais aller quelque part sans que cette ombre l’accompagne. Faut-il en conclure qu’Oscar a vendu son âme au diable ? S’inspirant de la figure du légendaire pianiste de jazz Oscar Peterson, Mauricio Segura donne ici un roman empreint de réalisme magique qui évoque l’atmosphère des cabarets montréalais des années 1950. Le roman propose une fascinante réflexion sur les liens qui unissent un artiste à la communauté dont il est issu, sur la célébrité, sur le commerce de l’art. Il est surtout un poignant hommage à un géant de la musique.
Né à Temuco, au Chili, Mauricio Segura est arrivé au Canada à l’âge de cinq ans. Romancier et journaliste, il fait paraître, au Boréal, Côte-des-Nègres (1998), Bouche-à-bouche (2003), Eucalyptus (2010), Oscar (2016) et Viral (2020). Il œuvre dans le milieu de la télévision à titre de scénariste et collabore au magazine L’Inconvénient.
Often a translation fails to capture the nuances of an author’s words. Such is not the case with “Oscar” which is translated from French. A captivating imagining of the life of a musical genius. Oscar Peterson’s growing up in Montreal, his family life with parents of West Indian origins, his mother Davina’s premonitions, Peterson’s demons, not least of which his obsession with Art Tatum are all laid bare. Of special interest is the descriptions of an area in Montreal called Little Burgundy which is long gone. A fascinating read about a fascinating Canadian born musician.
I struggle with rating this. This is not a novel. It is a (dramatised/fictionalised) biography. Most problematically there is no plot. I'd argue that it's also missing other essential elements of a novel. If you are an Oscar Peterson fan, and are interesting in understanding where he came from and the motivations (perhaps) that drove him, then go ahead, read this.
Une lecture intéressante et présentée de façon originale. J'ai eu un peu de difficulté à embarquer dans l'histoire, c'est pourquoi je donne seulement trois étoiles.