Chloé Blanche a grandi à Life City. Comme tous ses habitants, elle ignore qu'ils sont filmés en permanence. Elle ignore qu'ils sont un divertissement pour des milliers et des milliers de foyers. Elle ignore qu'ils sont les personnages de Play Your Life, l'émission qui fait fureur hors de Life City, IRL. Elle ignore surtout à quel point ils sont manipulés. Lorsqu'elle rencontre Hilmi, le nouveau à la peau caramel, elle tombe immédiatement amoureuse. Mais ceux qui tirent les ficelles ne le lui destinent pas. C'est ainsi qu'elle découvre la nature de tous ceux qui vivent à Life City : les personnages d'un immense jeu vidéo.
Une lecture très enrichissante qui ne nous permet de réfléchir sur la place des écrans dans notre vie, sur le contrôle qu'on délaisse à ceux qui nous abreuvent de nouvelles technologies pour nous "faciliter la vie" alors qu'au fond, nous sommes de plus en plus contrôlés. Au nom d'une certaine sécurité et d'un confort de vie auquel nous ne sommes pas prêts de renoncer, nous délaissons par contre notre droit fondamental : notre LIBERTE.
J'ai aimé l'intrigue, les rebondissements, le personnages de Chloé qui aspire à la liberté coûte que coûte, pas seulement pour elle, mais pour toutes les I.A. mais qui essaient aussi d'ouvrir les yeux au plus commun des mortels.
La fin m'a beaucoup plu, même si j'aurais aimé un épilogue pour en savoir un peu plus sur l'après...
L'idée est vraiment sympa : des IA de jeux vidéos qui se croient vraiment humains (et finalement le sont plus que ces derniers) mais je n'ai pas plus accroché que ça. Ça doit être la plume qui m'a plus dérangé je pense... Trop prévisible peut être aussi à certains moments =/
J'avais découvert ce livre lors du salon du livres jeunesses de Montreuil de 2016 et il m'attendait dans ma PAL depuis 😅.
Alooors Malheureusement, ce n'était pas un coup de coeur. L'écriture est fluide et le rythme fort sympathique 📚 J'ai beaucoup aimé le concept qui m'a très surpris ! (Je ne spoile pas) et j'ai apprécié les petits clins d'oeil à 1984... surtout aujourd'hui où encore plus de questions que d'habitude peuvent se poser sur le contrôle des masses.
Cependant, certains points étaient trop prévisibles pour moi ou il manquait de profondeur. Et la fin était trop facile pour moi 😅
Je pense que si je l'avais lu en 2016, je l'aurai beaucoup plus apprécié. Mais je lirai d'autres livres de cette autrice si je tombe dessus 🤗 ce fut un bon moment lecture mais sans plus.
Pfffffff. Une bonne idee mais.. si pauvre au final et tres mal exécutée pour moi...
L histoire est intéressante, souleve des problematiques importantes mais tout va trop vite, ecrire une prise de conscience + une revolte en 400 pages ce n est pas possible. J ai du mal a vraiment comprendre tous les enjeux du livre, surtout pour les habitants du monde reel. J ai du mal a voir en quoi ils sont si manipules que ca.. ce n est qu une emission pour eux.
Les personnages sont plats, je ne me suis attachee à aucun d entre eux, c est morne. Encore une fois, tout va trop vite et donc le developpement des personnages est impossible. Meme l action a la fin l a laissee de marbre. J avais deja vu ces personnages des centaines de fois. La fille timide, pas super belle, qui a une amie super canon qui elle sait parler aux gens et sort avec plein de mecs.. TUEZ MOI !
L histoire d amour est RIDICULE. C est de l insta love YA tout ce qu il y a de plus cliché, encore une fois. J ai tellement leve les yeux au ciel dès que Chloe parlait d Himli..
L ecriture est basique, plutot fluide mais tres peu recherchée. J ai deteste les dialogues qui sont pour le coup beaucoup trop soutenus et pas du tout realistes.
En gros : bonne idee mais qui va trop vite, ensevelie sous les clichés qui fusent de partout.. dommage j avais beaucoup d espoirs pour ce roman...
Mais c'était en tout cas une très belle lecture et c'est avec un petit pincement au coeur que je referme ce livre que j'ai pris tant de plaisir à retrouver à la fin de mes journées.
Le concept du livre est très intéressant et j'ai beaucoup apprécié la manière dont l'auteure nous dévoile quelles références lui ont permis d'imaginer Life City tout en nous en apprenant un peu plus sur son fonctionnement :) Pouvoir retrouver toutes les références de Chloé à la fin du livre expliquées par Agnès Marot est aussi un super Bonus à cette histoire aussi prenante et addictive qu'effrayante, où l'on n'a aucun mal à se projeter dans ce monde futuriste comme à s'identifier aux personnages de l'histoire.
C'est un pari réussi pour Agnès Marot qui n'hésite pas à jouer avec nos sentiments dans la 3e partie du livre tout en nous sensibilisant aux dérives d'une telle pratique.
Oh, et le livre renferme de belles citations qu'on voudrait recopier dans un carnet et relire quand ça ne va pas trop.. :)
Un livre dans lequel je me suis plongée petit à petit, avant de finir complètement engloutie par l'histoire. Une intrigue menée de manière vraiment intelligente, où les flashbacks et les allers-retours entre plusieurs moments cruciaux amènent chaque fois des indices qui éclairent peu à peu une histoire qui paraît au début très simple, et se révèle ainsi pleine de couches de plus en plus fouillée.
Ce que j'ai préféré le plus dans cette histoire, c'est la façon dont l'auteur réussit à aborder certains sujets passionnants (que j'éviterais de mentionner ici pour ne pas spoiler !), et nous pousse à réfléchir, de nombreuses fois, presque à philosopher. Les références fournies par ailleurs en fin de roman permettent de prolonger la réflexion. La geek que je suis n'a pu qu'apprécier le récit, les questions qu'il pose, et toutes les petites références semées au fil du livre.
De quoi ça parle ? De Chloé, une jeune personne qui tient à sa liberté. Lorsqu’elle se rend compte que sa vie est exposée et qu’aucun instant ne lui appartient, elle décide de se battre.
Ce que j’aime Le texte aborde le regard des autres et la manipulation au travers des médias sociaux (téléréalité incluse). L’héroïne apprend vite à se méfier des apparences sans tomber dans les panneaux les plus grossiers et elle est très attachante. Il y a plusieurs niveaux de lecture quand on y réfléchit, ce qui est une qualité indéniable. Plus d’une fois, je me suis demandée comment Chloé allait pouvoir s’en sortir et je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler les surprises. :D Et puis le style est fluide, on se laisse vite emporter par les mots !
Je vous le conseille Si vous aimez les SIMs, les récits futuristes, les héroïnes rebelles, l’action et les sentiments, vous serez servi.
Très chouette roman d'anticipation, un peu beaucoup geek sur les bords (j'adore !) avec des personnages forts, complexes et attachants. Une véritable réussite comme on en voit peu dans le genre.
Avant de commencer ma critique, je dois vous avouer que I.R.L est un livre spécial pour moi: en effet, c’est le premier livre que je lis depuis…depuis…deux ans environ. C’est pourquoi, je remercie @Malecasey pour sa critique – à découvrir : ici – et à Agnès Marot, l’auteure de cette petite merveille – découvrez sa biographie : ici .
J’avoue que je ne sais pas par où commencer… Ce matin, j’ai fini le bouquin et je n’avais que des fragments de phrases incompréhensibles à celui qui voulait l’entendre…^^ . Je vais commencer par l’univers du livre afin de le remettre dans son contexte.
Alors, pour moi, l’univers du livre, c’est à la fois le film The Truman Show et Hunger Games. Pourquoi ces choix ? Bonne question ! Honnêtement, ce sont deux univers que j’adore et j’y adhère totalement. Oui, oui ! D’abord, The Truman Show, c’est l’histoire d’un homme qui vit enfermé dans un monde créé spécialement pour lui…jusqu’au jour où il s’en rend compte. C’est la même pour Chloé Blanche, une jeune fille un peu spéciale qui se rend compte que sa vie n’est pas vraiment la sienne et qu’elle est l’attraction d’un monde qu’elle ne connaît pas. Certes, c’est un résumé un peu court mais je crois que c’est une phrase qui résume bien le livre. La seule différence qu’il entre Truman et Chloé est que Truman est humain alors que Chloé, elle est…un programme… une intelligence artificielle (IA, pour les spécialistes 😉 ). Et Hunger Games, parce qu’il y a ce côté rebelle de Chloé avec une force de conviction qui lui permet de soulever toute une foule. Et il y a le côté manipulateur, le fameux « je contrôle tout » d’Arn Rinku, qui a le besoin de tout contrôler…absolument tout. Il ressemble un peu au Président Snow, la violence en moins…Enfin… »moins » violent !
Ensuite, les personnages très intéressants ceux- là (j’en cite quelques un…sinon je vous raconte toute l’histoire… >.< …^^) ! Arn Rinku, PDG de la société Play Your Life qui enregistre H24 les faits et gestes des habitants de Life City – émission de téléréalité ou la particularité de cette émission est que les habitants sont des programmes joués par les habitants d’I.R.L– : c’est le méchant de l’histoire, il a besoin de tout contrôler, tout… sa vie de famille, sa vie professionnel, ses émotions… Link Rinku est le fils d’Arn, il est un fils unique et c’est un prodige de l’informatique: son truc, c’est le codage ! Pour moi, Link est quelqu’un d’indéchiffrable…Je n’arrive pas à le cerner… Je n’arrive pas à savoir qui il est vraiment et ce qu’il veut…!! Et Chloé, programme surdéveloppé de Link qui cherche à vivre sa vie LIBREMENT…C’est notre Katniss Everdeen française !!
Enfin, la plume de l’auteure est … est légère ! Elle a écrit cette histoire avec simplicité, parfois on se demande comment elle a pu dénoncer et montrer les inconvénients de la technologie avec son style si léger ! Cela dit, elle a très bien mis en évidence les avantages d’une telle technologie aussi ^^. J’aime beaucoup son style d’écriture !
Pour conclure, I.R.L est un livre que je recommande : car il est juste très bien écrit ! Il nous permet de nous balader entre une culture geek, littéraire aussi : en effet, dans le livre est dispersé quelque grand noms de la Littérature. Et, de nous faire partager une histoire d’amour tantôt au premier plan, tantôt au second … 😉
Je me sens un peu mal de dire ça, mais j'ai ressenti un soulagement immense en refermant ce livre.
L'idée de base était très prometteuse, j'ai directement accroché à cet univers où la télé-réalité prend un tout autre sens puisqu'elle met en avant des personnes piégées. Elles pensent qu'elles vivent une vraie vie alors qu'elles sont manipulées par leur joueur et coincées dans un autre monde, un faux. Nous suivons donc Chloé Blanche qui, grâce à son créateur Link, prend conscience de cette fausseté dans laquelle elle a grandi - et de sa propre fausseté, finalement, puisqu'elle n'est qu'une IA, au même titre que tous les habitants de ce monde virtuel.
Parlons un peu de cette Chloé, et des personnages en général. Zéro texture. Pour les IA, nous pourrions croire que c'est normal, puisqu'elles ne sont justement pas des êtres-humains. Or, on nous répète plusieurs fois dans le roman qu'elles ont tous les traits de ceux-ci ! Puis, au final, même les "vrais" humains n'ont rien d'humain. En tout cas, ce manque de développement m'a empêché de m'attacher aux personnages et de les apprécier à leur juste valeur. Et je ne parle même pas de la dose immense de cliché qu'ils contiennent. Ça peut être compréhensible, puisque les personnages de Play Your Life, le jeu télévisé, sont créés selon les envies des gens : pas étonnant, donc, qu'ils soient tous soit perfectionnés dans le cas d'Elsa, soit drastiquement humains dans le cas de Chloé.
Ce manque de développement ne touche malheureusement pas que les personnages, mais également l'intrigue dans son entièreté. Par exemple, à cause de ça, l'histoire d'amour ne m'a provoqué aucune émotion. Mais ce n'est même pas le plus important : absolument rien n'est développé, alors qu'il y a énormément de potentiel. Tout va trop vite ! Je n'ai pas eu l'impression que le lapse de temps de l'intrigue était trop court, mais seulement que certains éléments ont été précipité ce qui a, paradoxalement, rendu le livre plat. La résolution, surtout, m'a paru vraiment trop rapide, alors que l'enjeu est important. Peut-être aurait-il dû y avoir plusieurs tomes...
Ce qui m'a également gêné dans ce roman, c'est la manière dont la chronologie est utilisée. Je ne suis pas fan du flashback, à la base, mais ici, c'était encore pire. On passe du passé au futur au présent au passé (et ainsi de suite) à chaque chapitre, si bien qu'au début, je me perdais facilement. Finalement, j'ai compris, et heureusement, mais ça n'a pas rendu ma lecture plus agréable. Je pense que l'objectif était de créer du suspense ou quelque chose dans ce genre-là, mais ça m'a juste frustré-e, je crois.
J'aimerais enfin noter néanmoins l'importance du message transmis par "I.R.L". Même si ça ne m'a pas ouvert les yeux ni brutalement changé ma manière de voir les choses, je pense qu'il est fondamental de réfléchir à cette omniprésence de la technologie dans notre monde - présent et futur. Même si nous n'en sommes pas encore là (quoique), le monde entier pourrait finir par être contrôlé par ces machines qui nous guident et nous ordonnent comment agir et penser, sans même s'en rendre compte.
Je crois que ce roman aurait pu être une vraie merveille, si seulement il avait été mieux entrepris. J'ai bien aimé l'idée et les références, mais les personnages et l'action en général n'étaient simplement pas bien faits. Ça a été une longue et laborieuse lecture, pour un dénouement qui, au final, n'a fait que renforcer ce que je n'ai pas apprécié du livre.
Comment dire, j'ai adoré ce livre. J'ai eu un peu de mal au début à chaque changement de période et d'endroit mais au final on s'y habitue et on se repère assez vite. Ensuite l'idée des IA est nouvelle pour moi mais j'ai aimé l'idée. La mise en scène et la parallèle avec le jeu les SIMS (que j'adore au passage) est tout simplement géniale. Ici nous suivons Chloé, une IA qui va se retrouver dans notre monde et y mener son combat pour la liberté de "son peuple" face à Arn et son fils Link, même si ce dernier est assez difficile à cerner. Au fil du récit, on suit son début d'histoire avec Hilmi, le garçon à la peau caramel, mais qui sera vite bouleversé par les joueur de Play Your Life. Tout ne se passera pas comme prévu, mais Chloé est une IA pas comme les autres. On se prends vite à penser qu'au final notre monde finira comme dans le récit, régit par la technologie de pointe et l'argent. Je le conseille vivement si vous voulez changer de registre de lecture.
Je suis un peu partagée sur cette lecture. J'ai trouvé l'idée intéressante, la réflexion sur la place du virtuel, la manipulation via les réseaux, c'est très actuel, très parlant et je trouve ça important que l'on essaye de se rendre compte à quel point on est dépendants/manipulés, que l'on essaye de s'en défaire. Cependant, la narration, du point de vue de Chloé, m'a un peu dérangé, j'ai trouvé ça trop superficiel, l'histoire d'amour m'a semblé sans intérêt, et la chronologie m'a un peu donné le tournis. C'était tout de même une lecture agréable qui fait réfléchir.
Lecture sympathique. Ecriture un peu trop simple pour moi alors que les personnages principaux sont presque adultes (16-17 ans). La première moitié du roman (voire les 2/3) manquait d'ailleurs de suspense à mon goût puisqu'il s'agit uniquement de flashback donc on sait exactement où l'évènement nous mène. Mais j'ai eu plus de plaisir lors de ma lecture à partir du moment où nous étions uniquement dans le présent (vers les 2/3 du livre).
Une lecture addictive. J'aurais aimé plus de réfléxion sur le thème abordé et moins de romance YA. Ce livre se lit vraiment tout seul: Une lecture facile, voir un peu trop facile mais c'est plaisant aussi parfois.
Le livre aurait sans aucun problème pu être raccourci de 100 pages. La faute à une sorte d'intrigue amoureuse pas utile qui vient parasiter un récit pourtant plein de bonnes idées et de références pas trop forcées à la pop culture.
Le pitch promet d'envoyer du pâté, hélas, ce sont des tomates pourries qui me sont tombées dessus. L'auteur se lance dans une critique pointue des dérives de la technologie, sans jamais y parvenir vraiment.
D'un point de vue stylistique, l'écriture est médiocre. Les sauts dans le temps sont bien trop nombreux et donnent le tournis, si bien qu'on est parfois perdu dans la chronologie. Le vocabulaire est incroyablement pauvre, les procédés littéraires sont grossiers. Le roman s'alourdit de discours grandiloquents sur la liberté manquant cruellement de subtilité et de nuance. Le discours est ainsi biaisé, mélodramatique. "Je dois me battre" bla bla bla, "La liberté est précieuse, rejoignez-moi pour créer un monde meilleur" (je paraphrase, mais on n'est pas loin), zzz. Le pathos étouffe, la règle du "show, don't tell" passe à la trappe, le lecteur est pris par la main tel un enfant à qui on fait la leçon. C'est rageant. Les dialogues ne sont pas immondes, mais ils ne sont pas particulièrement percutants non plus. La faute au style.
Du point de vue des personnages, c'est également catastrophique. Aucun des personnages n'a de véritable personnalité, ce qui est aberrant dans le cas des personnages principaux. Chloé souffre du syndrome de la Mary-Sue : elle est "fascinante", "mystérieuse", mais tout ça, c'est du flan. Chloé n'en a que pour son Jules, Hilmi, qui est d'une plus grande fadeur encore. Leur relation ne repose que sur leur attraction physique. On leur prête toutes les qualités, mais jamais on n'évoque le moindre petit défaut. Ironiquement, leur statut d'intelligence artificielle semble ainsi très pertinente, et au lieu de compatir à leur sort, je n'avais que cure de ce qui pouvait bien leur arriver.
Seule la relation entre Chloé et son créateur apporte un peu d'épaisseur, mais le récit reste, de manière générale, engoncé dans un propos utopique sans véritable saveur. On ne parvient pas à compatir au sort des IA, car ils ne paraissent tout simplement pas assez humains. "Nous sommes humains", ne cesse de rabâcher Chloé, sans jamais le montrer véritablement.
L'univers décrit manque de cohérence et de crédibilité. Chloé accepte très facilement de quitter son monde au début du livre. Elle est bien trop stoïque face à la révélation de sa véritable condition. Cela prouve par ailleurs qu'elle n'a pas de véritables attaches, ce qui me renvoie aux relations creuses des personnages, qui, entre autres, décident unanimement de la suivre dans son périple, par un idéalisme aveugle et peu crédible. Pourquoi devrions-nous nous soucier de qui arrive à tous ces personnages ? Son créateur, Link, tombe amoureux d'un programme, concept tout de même particulier, mais l'on ne s'attarde pas sur le pourquoi, le comment. Cela aurait pu être intéressant : comment peut-on se perdre à se point dans une réalité virtuelle ? De même, le lourd focus sur Chloé ne permet pas de comprendre le malaise de cette société qui ne trouve goût qu'à l'illusion de la technologie. On comprend que les gens vivent dans un monde aseptisé, qui ne leur donne pas ce dont ils ont besoin, mais seules quelques fenêtres permettent de le constater.
La technologie, justement, laisse perplexe. Chloé parvient à s'incarner dans un corps de chair et de sang en un claquement de doigts, et ne constate aucun véritable changement. Tout est trop facile. A la fin du livre, les personnages créent des bracelets qui permettent de les déconnecter de leur créateur comme par magie. Il n'y a jamais vraiment de difficulté technique.
Le livre prétend critiquer les dérives de la télé-réalité, mais manque le coche de loin. On ne s'intéresse pas aux dégâts psychologiques que la manipulation d'un individu sur un autre peut engendrer. Chloé n'éprouve jamais de doutes, d'abattement, le trauma n'y est pas. Elle s'insère trop facilement dans son nouveau monde, elle fait preuve d'un courage sans faille. Ce n'est pas réaliste. De plus, le discours est biaisé, comme je l'ai dit : le progrès est diabolisé, Chloé ne prend pas la peine d'essayer de comprendre pourquoi les joueurs du jeu vidéo vivent comme ils le font. Le seul point de vue qui lui est offert est celui de Link, un manipulateur narcissique, égoïste, qui prend effectivement ses fantasmes pour une réalité. Puis, au moment du dénouement, après avoir passé des centaines de pages à se comporter comme un connard, c'est la révélation : Chloé avait raison, ce qu'elle fait est bien, je vais l'aider. Comme ça. Allons bon...
Bien d'autres choses laissent perplexe. Une scène en particulier m'a embêtée, celle où les deux garçons, Link et son ami Whisper (franchement, les noms...), s'interrogent sur la signification de l'attirance entre leurs persos, Chloé et Hilmi, donc. S'ensuit une discussion où Whisper est profondément troublé par le thème sous-jacent de l'homosexualité tandis que Link s'amuse de sa gêne. Ce passage étrange fait à peine une page, puis on n'en reparle plus jamais. J'en cherche encore l'intérêt, vu l'absence de diversité des personnages. o_ô
Bref. En résumé, ce roman, c'est beaucoup de bruit pour rien.
livre sous coté. j’ai aimé l’intrigue et les personages. La protagoniste est très attachante. J’ai trouvé qu’il ny avait pas de longueurs, je ne me suis pas ennuyé une minute.
Un livre qui nous amène à réfléchir sur notre monde actuel et son évolution futur. Savons-nous vraiment qui nous contrôle ? Sommes-nous réellement seuls aux commandes notre vie ? Si vous vous rendiez compte un jour que vous n'êtes qu'un personnage d'un jeu adulé, comment réagiriez-vous ? Dans son roman, Agnès Marot met nous amène à nous poser toutes ces questions, tout en nous immergeant dans la vie de Chloé, jusqu'à ce qu'on ait dévoré son livre d'une bouchée.
Rapidement, on voit deux mentalités se détacher. Celle portée par les personnages de Play Your Life, et en particulier Chloé, qui encensent la liberté, cette volonté de vouloir décider seul, en son âme et conscience, même si cela les amène à faire des erreurs. Ils sont cependant considéré comme différents. N'étant pas totalement humain, on considère que leur parole ne vaut rien, et qu'ils ne peuvent pas être en mesure de nous ouvrir les yeux. Or, on est prêt à faire confiance à toute cette technologie qui nous assiste dans notre vie, sans qu'on sache ce qui se cache complètement derrière. Voilà tout le paradoxe de la nature humaine ! Je dis on, car oui, on s'identifie forcément aux humains. Ceux qui derrière leurs écrans, regardent l'émission ou contrôlent des personnages. Ceux qui préfèrent fermer les yeux et noyer leur culpabilité quand la réalité est trop dure à supporter. Bien sur nous ne sommes pas tous comme ça, ce qui est aussi le cas dans le livre, mais je pense qu'Agnès Marot a bien retranscrit le fonctionnement de notre société et de notre façon de pensée.
Le rythme du roman vous empêchera de vous ennuyer. Nous alternons entre le présent, et plusieurs phases du passé. Parfois Chloé nous parle directement pour nous narrer ses aventures, et d'autres nous plongeons avec elle dans ses souvenirs. Certes au départ ces changements de perspective et de temps sont un peu déstabilisant, mais finalement j'ai trouvé qu'ils permettaient d'alimenter un certain suspens. En effet, on sait qu'une chose ou une autre vont se passer, mais on ne sait pas comment, tant que Chloé ne nous l'a pas dit. Et puis, il y a du coup ce premier chapitre qui interpelle tout de suite le lecteur, et l'oblige à plonger dans sa lecture, jusqu'à ne plus pouvoir lâcher le livre !
En conclusion, si vous avez aimé True Man Show, ou même joué aux Sims (moi j'étais une vrai fan), ce livre vous plaira sans nul doute. Si ce n'est pas le cas, mais que votre curiosité vous titille suite à ma chronique, n'hésitez plus, foncez !
L’auteure joue avec la frontière entre le réel et l’irréel pour nous donner une histoire trépidante, qui nous tient en haleine du début à la fin. La romance est l’élément déclencheur de la prise de conscience de Chloé et va la faire pousser ses limites, toujours plus loin, afin d’aider les gens à qui elle tient. Une lecture palpitante qui apporte une réflexion très intéressante sur l’évolution de notre société ultra-connectée.
"En conclusion, I.R.L. a été une superbe découverte pour moi. Un thème original par une auteure que je suivais sans l’avoir jamais lue… je suis sous le charme ! L’intrigue m’a prise pour ne plus me lâcher, tout était rondement mené et renseigné, puisque je m’y croyais alors que je ne m’y connais à la base pas vraiment dans le domaine. Chloé est un personnage fort, avec ses faiblesses, qui nous paraît très proche et très humaine avec ses nombreux ressentis. J’ai énormément apprécié la suivre, et si le récit n’est pas tendre, je me suis beaucoup attachée à elle. Les autres personnages sont aussi uniques et j’ai aimé les découvrir, qu’ils soient gentils ou méchants (enfin, c’est beaucoup plus compliqué que ça et c’est génial !). La plume d’Agnès Marot était percutante et fluide, bref, elle vous attrape pour ne plus vous lâcher ! Un roman avec de très belles valeurs et qui n’y va pas de main morte ! Ce sera donc un 18/20 pour moi et je vous le recommande franchement !"
Si dans un premier temps, l’histoire avait tout pour être originale, le temps a malheureusement freiné mon entrain.
Dans cette société où la réalité virtuelle n’est plus un simple divertissement mais un sauf-conduit pour échapper aux problèmes du quotidien, nous allons rencontrer plusieurs personnages tout aussi énigmatiques les uns que les autres.
L’histoire tourne quasi exclusivement autour de Chloé Blanche, personnage vivant à Life City ou plutôt un avatar. A l’orée des « Sims » ou du « Truman Show », Life City renferme des gens certes mais ces derniers ont ce petit quelque chose qui leur permet d’évoluer sans la direction de leur « joueur ». Ainsi donc, le lecteur est directement aspiré dans cette ville fictive où on rencontre Chloé face à l’évidence : on l’observe. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Voilà tant de questions qui la tourmentent un peu plus chaque jour. Pourquoi est-elle la seule à voir ces caméras ?
J'ai beaucoup, beaucoup, aimé ce roman. L'univers a beau avoir eu un énorme attrait pour moi, toutes les questions que l'intrigue soulève, toutes les péripéties auxquelles on a droit, les surprises, les retournements bien envoyés, il y a bien plus qu'un monde bien pensé, ô combien imaginatif, et tellement agréable à parcourir aux côtés des personnages qu'on suit. Chloé est une héroïne qui va aller au bout des choses. Elle possède une force psychologique incroyable et elle n'aura de cesse de se surpasser. Les seconds rôles ont un peu manqué de développement à mon goût, certains personnages méritaient à mon sens plus de présence, mais je conçois qu'en un volume c'était compliqué d'arriver à en faire plus. En l'état l'héroïne est bien accompagnée, et le caractère de tous reste bien travaillé. Il va sans dire que c'est un titre que je vous recommande chaudement.
"En résumé, que dire de plus, à part me répéter et redire que c'est un gros coup de cœur. Un univers totalement atypique, rempli de sentiments, de psychologie hautement menée, de personnages très attachants, d'une intrigue qui tient en haleine du début à la fin. Bref, j'ai tout aimé dans ce roman, et ce ne sera clairement pas le seul livre de l'auteure que je compte lire, ça c'est sûr ! J'ai l'impression de m'être éparpillée dans mon avis, mais je suis aussi frustrée de ne pouvoir vous en dire plus (surtout sur les deux dernières parties), mais ce serait vraiment vous gâcher la surprise, et je ne veux absolument pas que ce soit le cas. Bref, je n'ai plus qu'une chose à dire pour conclure : achetez-le, lisez-le, dévorez-le !"
Une plongée dans un monde virtuel très familier aux générations X et Y, ayant grandi avec les Sims et autres jeux de gestion (dont je suis moi-même particulièrement fan). Mais I.R.L. offre une autre lecture, plus profonde, intelligente, de notre monde à nous, le monde "de la réalité". A l'heure où beaucoup discutent de la surveillance des données et de la non protection des lanceurs d'alerte au nom de notre sécurité, I.R.L permet, sur une trame hyper énergique, de remettre un peu les pendules à l'heure. Le style de l'auteure est efficace et sensible, rapide et rêveur, à l'image de son héroïne... qu'on devine lui ressembler un peu... Une bien belle découverte !