Un matin, mon papa a fait apparaître un grand tableau vierge qu’il avait soigneusement caché dans la maison. Il connaît sa maison plus que quiconque au monde, mon papa. Il a donc sorti son tableau avec des pinceaux et des boîtes de peinture. Il s’est installé dans la rue, devant notre maison. Il s’est mis à crayonner, à peindre. Il avait presque les yeux fermés. Les gens qui passaient s’arrêtaient pour le regarder comme on regarde un animal sauvage au zoo, qui tourne en rond dans sa cage en fer, qui rugit en vain sa colère. Même moi qui suis son fils, je ne comprends rien à ce qu’il était en train de dessiner. Il a travaillé toute une journée ainsi. C’est à la nuit tombante que j’ai vu enfin surgir de ses pinceaux un vieux cochon...
On est au Mali, dans un sanglant bouillon d’intolérance, sous la férule des islamistes conduits par le calife Mabu Maba dit Fieffé Ranson Kattar Ibn Ahmad Almorbidonne, et aux prises avec la férocité des gamins imams. Un artiste peintre, par ailleurs ancien condisciple du faux calife, est pris dans les nasses de l’obscurantisme. On détruit sa famille, on détruit son atelier, ses tableaux et ses sculptures partent en fumée. Seule lui reste encore sa tête pleine d’ironie pour tenir tête aux envahisseurs, inoubliable figure de notre époque plombée de fanatismes, père à la fierté frêle et ulcérée, artiste à l’humour ravageur, homme à la dignité désemparée et exemplaire… C’est un enfant qui raconte.
En el norte de Malí, en la zona del sahel se asienta una agrupación islámica fundamentalista, con sus jóvenes Imanes (sacerdotes), llenos de furia e intolerancia, y aprovechando la debilidad del país, comienzan a ganar terreno, sobre todo con la población marginal. Y acompañan su prédica con acciones intimidatorias y violentas.
El narrador, un adolescente culto, hijo de un artista, pintor y escultor muy reconocido por su obra en Europa; también intransigente, no se calla lo que opina sobre los aspectos más estúpidos de lo que está ocurriendo en su país. En esta veta irónica y tajante lo acompaña su hijo, el narrador.
A medida que pasa el tiempo, el asunto deja de ser motivo de burlas e ironías: el Corán y la Kalashnikov van doblegando las débiles defensas y apoderándose del país. Ante esta realidad, el narrador tomará una serie de decisiones radicales.
Una novela entretenida, que alterna la sátira y el dramatismo, y que ilustra muy bien, como esta mancha de aceite se va diseminando a los diversos países de África Central, tal como se muestra también en Camerún con en el grupo Boko Haram en Lejos de Duala (Loin de Douala).
El autor, es un activista que denuncia estas acciones de prepotencia, y a pesar de haber recibido muchas amenazas ha elegido seguir dando lucha dentro de su país. Admirable lo suyo; que Dios y Alá lo protejan.
PD. En la zona de África central, además de la amenaza de los yihadistas, se está produciendo una desrtificación progresiva sobre la tegión del Sahel. La ONU, es acuerdo con los países afectados, planificación una arborización que cruza horizontalmente todo el continente, para detenerla, y avanzar en ganar tierras fértiles. Actualmente, despues de una etapa muy exitosa, la actividad está casi suspendida por falta de financiamiento de organismos de cooperación internacional. Una tendencia suicida para los países con más recursos del mundo, que esperemos se revierta.
"In his third novel, Ousmane Diarra (who works as a librarian in Bamako) describes the disasters caused by the Islamic fundamentalists who have attempted to take over Mali. The story is narrated by an adolescent boy who begins with a description of the end of his father’s life, then returns to show how the terrorists persecuted his father and how he and his elder brother fought to save him." - Adele King, Paris
This book was reviewed in the November 2014 issue of World Literature Today. Read the full review by visiting our website: http://bit.ly/1uT5ywJ
Au Mali, les troupes djihadites prennent le contrôle du Mali, en venant détruire des villages et tuer la population qui ne se soumet pas à leur Islam radical. Un papa résiste et refuse d’arrêter de peindre et de sculpter, car oui, on lui interdit ça car « c’est idolâtrer autre qu’Allah ». Seul son fils continue de soutenir son père. Plus tard, lorsque ses parents seront logés chez le Calife, le narrateur (le petit garçon) partira rejoindre les Morbidonnes, il apprendra à manier les armes, à tuer, mais il pensera toujours à son père qu’il n’a pas vu depuis un moment. À son retour au palais du Calife, il constate que son père est en assez mauvaise santé alors que le Calife lui disait le contraire. Tout ce qu’il veut c’est sauver son papa et le voir heureux. Le narrateur finira par tuer le Calife dans son sommeil.
C’est un livre que j’ai apprécié, dans lequel Ousmane Diarra nous évoque le fanatisme religieux notamment dans son pays le Mali. On voit que dans de nombreux cas, la religion est utilisé uniquement pour gagner en pouvoir et soumettre les autres, jamais pour les vrais valeurs qui sont prônées dans ces religions. On interdit à la population de faire certaines choses car ce sont des péchés et on hésite pas à les exécuter , tandis que les dirigeants eux peuvent bien évidemment le faire car ils ne croient pas une seule seconde à ce qu’ils ordonnent aux autres. C’est un livre qui nous fait énormément réfléchir
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Quelle belle surprise ! La Route des Clameurs est un conte de nos jours. Les mouvements djihadistes, le fanatisme religieux, une population qui suit un univers de mensonges comme des moutons. On peut être presque n’importe ou sur la planète. Dans l’histoire écrit par Ousmane Diarra, nous sommes au Mali. Fort recommandé.
Un livre poignant et terrifiant à la fois .le narrateur est un jeune garçon qui accepte de faire le jihad et de subir le pire,par amour pour son père,artiste qui lui refuse de se plier à l'obscurantisme des islamistes.On assiste effrayés à l'endoctrinement de jeunes hommes et à la réaction ou manque de réactions des foules.De nombreux points d'interrogation subsistent à la fin du livre