J’ai réalisé aujourd’hui, comme parent accompagnateur d’une activité scolaire, à quel point je ne suis pas habitué de gérer des p’tites filles.À une charmante blondinette qui m’a interpellé, hésitant entre « cocotte » et « coucoune », j’ai répondu :« Oui, ma p’tite coconne ?? »Fail.---------------------------Avoir su au départ qu’un enfant pouvait tricoter autant de foulards de niaiseries avec le fil de ses mots.Avoir su qu’il avait cette capacité infinie d’enfiler, en colliers, pareilles perles de langage.Avoir su. J’aurais sans doute commencé plus tôt.Peut-être en tenant le journal des premiers tas ou le carnet des nuits blanches.Peut-être en transcrivant la partition de son rythme cardiaque pendant l’échographie.Qui sait ?Je n’aurais quand même pas filmé la conception, mais j’y aurais sans doute pensé…J’écris pour me souvenir. Me souvenir de la joie d’être papa. On dit souvent qu’une image vaut mille mots, mais dans ce monde où on nous bombarde sans cesse d’images, parfois, mille mots ont plus de valeur.
C'était vraiment très cute. Gasse a le tour pour faire ressortir l'humour et l'amour même des mots d'enfants les plus anodins. Toute la famille est attachante - les enfants bien sûr, mais surtout le papa qui semble vraiment excellent, et ce même s'il admet qu'au troisième et au quatrième la patience est de plus en plus limitée.
L'histoire de la fête des neiges va probablement hanter mes cauchemars.
J'étais dubitative devant cet énième livre de mots d'enfants. Mais j'ai été séduite par l'humour de ce père et l'amour qu'il porte à ses enfants. Il réussit vraiment à créer un univers avec toutes ces anecdotes qui se succèdent. C'est comme si j'allais m'ennuyer de cette famille, avec ses enfants rigolos et taquins. Étonnamment aussi, ça m'a pris 2 semaines pour le lire, même si ce n'est pas si long que ça, comme si on en prend à petite dose. Bon, toutes les anecdotes ne se terminent pas sur un un bon punch et l'auteur est plus sexiste que je le voudrais (combien de "oui, madame, je sais que ça ne se dit pas, ne monte pas sur tes grands chevaux", jamais de "monsieur" n'est interpellé... Puis l'allusion aux mères qui ne contrôlent pas leurs émotions...), mais c'était tout de même très sympathique dans l'ensemble.