J'ai hésité quant à la note. Sur certains aspects, j'aurais donné 4/5, sur d'autres, 2-3/5. J'ai apprécié le concept, et, bien que dérangeantes, les pensées cruelles et l'honnêteté viscieuse de Javotte soulève une dimension taboue de l'adolescence, un thème inconfortable, mais qui met de l'avant le désespoir qui gronge la protagoniste et qui se manifeste en comportements destructeurs et auto-destructeurs. C'était intéressant.
J'ai été toutefois agacée par deux élements en particulier : 1) J'ai trouvé malhabille et inconsistante la représentation de la fin de l'adolescence : dans les premiers chapitres, je m'imaginais une adolescente de 12 ou 13 ans, pour réaliser quelques chapitres plus tard qu'elle était à l'aube de ses 17 ans. Il y a moments ou on sent bien le 16-17 ans, mais d'autres ou le personnages fait des actions et a des pensées plutôt enfantines. Je ne sais pas si c'est voulu, mais moi, j'ai trouvé cela maladroit. 2) J'ai ressenti plusieurs malaises quant à la façon dont Javotte découvre sa sexualité. Ce ne sont pas les actions et les pensées en soi, mais je suis incofortable à l'idée que ce soit un homme qui ait écrit l'exploration sexuelle de Javotte, surtout de façon aussi crue et taboue. Je ressens une sorte de "qu'est-ce que tu en sais de la sexualité féminine à l'adolescence?". Plusieurs éléments de cette exploration sexuelle me paraissaient d'une part, implausibles, et d'autre part, insensibles et carrément déplacés lorsqu'écrits par un homme (je parle surtout de la relation avec Stéphane).