Dans cette critique acerbe de la langue parlée au Québec, le chansonnier et poète Georges Dor livre un vibrant plaidoyer en faveur de la sauvegarde de la langue québécoise. Il s'en prend autant aux éducateurs et à l'école qu'aux médias qui massacrent la syntaxe et la grammaire.
Georges-Henri Doré nait le 10 mars 1931 à Drummondville. Il est le fils de René Doré, agent d'assurance, et d'Émélia Joyal.
Après avoir travaillé quelques années à l'usine, Dor entreprend une carrière à la radio en tant qu’animateur dans une émission musicale et directeur de l’information. Il travaille à Radio-Canada pour devenir réalisateur au téléjournal de la société d'État. Il est aussi collaborateur au journal Libre Nation.
Georges Dor a toujours écrit des recueils de poèmes. En 1964, il est encouragé par des amis à participer à des concours de chant amateur. Il commence à chanter professionnellement début 1965 et sort son premier album en 1966. Une des chansons de cet album, sa composition La Complainte de La Manic, dont les paroles sont une lettre d'amour écrite par un ouvrier de construction sur le projet de barrage hydroélectrique de Manicouagan, devient un succès sans précédent. Il participe à La nuit de la poésie 27 mars 1970.
Il continue à se produire en tant que chanteur jusqu'en 1972 et enregistre jusqu'en 1978. Il travaille ensuite principalement pour le théâtre et la télévision, produisant et écrivant des pièces et romans télévisés. Il écrit plusieurs romans et publie des recueils de poésie, parmi d'autres œuvres artistiques et analyses critiques.
Il meurt le 24 juillet 2001 des suites d'une pneumonie, après avoir été opéré d'une tumeur au poumon.
J’ai mon point de vue sur la relation entre langue parlée et langue écrite, et celui de l’auteur y est diamétralement opposé. Il avance tout de même des arguments intéressants qui m’amènent à approfondir ma réflexion. Par contre, dès le début de l’essai, le ton est hautain, sarcastique et franchement condescendant. Un gros manque de nuance et de l’exagération qui sont sérieusement fâchants.
This is an impassioned plea for the teaching of correct French grammar skills in Quebec French language grade schools.The effects of inadequate teaching of grammar at the primary level, the author argues, are demonstrated in the subsequent huge frustrations and failures of French language students at the CEGEP and university levels. The writer traces the demise of said teaching standards to the Quiet Revolution of the 1960's, when the winds of secularism caused the gutting of long-established, church-run, teaching traditions. A profound loss in the quality of educational standards, in the author's opinion, has kept the door open for the persistence of 'joual', the latter with origins in the lingering linguistic fallout of the 1760 English conquest on the plains of Abraham, QC. A fascinating read.
Nous amène à réfléchir sur notre langue. Il affirme que seul l’enseignement de la langue parlée nous permettra d’échapper progressivement à notre misère langagière et d’accéder enfin à la langue que nous revendiquons comme étant la nôtre, LE français et ce, dès la petite enfance.
Essentiellement une complainte contre la langue parlée québécoise, mais avec la prétention de n'avoir rien contre le parler québécois. L'argument selon lequel on devrait mieux enseigner à s'exprimer clairement aurait du mérite, mais il n'est pas bien développé ici.