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Turbo-Capitalism: Winners and Losers in the Global Economy – A Powerful Critique of Unchecked Markets and Rising Inequality

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In this incisive and controversial exposé of the hidden effects of today's free-market capitalism, Edward Luttwak describes in powerful detail how it vastly differs from the controlled capitalism that flourished from 1945 to the 1980s. Turbo-capitalism is private enterprise liberated from government regulation, unchecked by effective trade unions, unfettered by concerns for employees or communities, and unhindered by taxation or investment restrictions. The winners in this free-for-all are getting much richer, while the losers are becoming poorer and are forced by downsizing to take the traditional jobs of the underclass. Led by the United States, closely followed by Britain, turbo-capitalism is spreading fast throughout Europe, Asia, and the rest of the world without the two great forces that check its enormous power in the United States: a powerful Legal system and the stringent rules of American calvinism. Luttwak exposes the major societal upheavals and inequities turbo-capitalism causes and the broad dissatisfaction and anxiety that may result.

304 pages, Paperback

First published January 1, 1998

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About the author

Edward N. Luttwak

66 books217 followers
Edward Nicolae Luttwak is a military strategist, political scientist and historian who has published works on military strategy, history, and international relations. Born in Arad, Romania, he studied in Palermo, Sicily, in England, LSE (BSc) & at Johns Hopkins (PhD). He speaks five languages. He serves or has served as a consultant to the Office of the Secretary of Defense, the National Security Council, the U.S. Department of State, the U.S. Army, Navy, and Air Force; he is/has been an adviser to Treaty Allies of the United States. He is chairman of the board of Aircraft Purchase Fleet Limited (APFL), an aviation lessor, and he founded and directs a conservation cattle ranch in the Bolivian Amazon. He is the author of various
books and more articles including: The Rise of China vs the Logic of Strategy, Coup d'Etat: a practical handbook, Strategy: The Logic of War and Peace, The Grand Strategy of the Byzantine Empire, The Grand Strategy of the Roman Empire, The Endangered American Dream, and Turbo-Capitalism: Winners and Losers in the Global Economy. His books are also published in: Arabic, Chinese (both Beijing simplified and Taipei traditional), Czech, Danish, Dutch, Estonian, Finnish, French, German, Greek, Hebrew, Indonesian (Bahasa), Italian, Japanese, Korean, Mongolian, Norwegian, Polish, Portuguese (and Brazilian Portuguese) Romanian, Russian, Spanish (Castilian, Spain, in Argentina and in Venezuela), Swedish, and Turkish. Before ever writing of strategy and war, he was combat-trained (Oxfordshire & Buckinghamshire Light Infantry) and fought as a volunteer or a contractor in several countries on two continents. He likes Hebrew songs and the Greek & Latin classics. His best article is "Homer Inc." in the London Review of Books.

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Julio The Fox.
1,718 reviews117 followers
January 11, 2023
"We are here to entertain corporate life-forms".---the punk band Devo.
If you want to discover how and why global capitalism is destroying this planet you need a tough, ferocious right-winger, and self-proclaimed CIA asset like Edward Luttwak for an exegete, not a liberal like Naomi Klein or Chris Hedges. (Or, God forbid, neoliberal apologists like Thomas Friedman.) "Fast Eddie" connects American industries moving overseas to drive-by shootings in Los Angeles. They are both propelled by the need for capital to shift to low-wage, non-union areas of the globe, leaving Black young men the biggest losers in the game of the international flow of capital. An ultra-conservative, Luttwak sees the hand of capital behind the decline of the nuclear family, the loss of national feeling (this is particularly piercing to the French), the transformation of farming into agribusiness, wreaking havoc on the Brazilian rain forest and Kenyan coffee farmers alike, to the end of the individual human herself/himself. We are all consumer products now. Is there a solution? The left's containment strategy for capital has failed, and the right can offer ultra-nationalism for an answer, but in rhetoric only: Victor Orban, Poland's Law and Justice Party, and the nativists in Luttwak's native Romania don't want to scare away foreign capitalists. This a dire warning from a man who sees the world he grew up with dying and nothing better to replace it.
Profile Image for Yves Gounin.
441 reviews69 followers
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November 21, 2012
Edward Luttwak est un touche-à-tout de génie, qui cultive le paradoxe. Expert en questions stratégiques, il s’attache ici à faire l’inventaire des gagnants et des perdants de l’économie mondiale. Cette nouvelle économie, qu’il résume sous le terme de turbo-capitalisme, est née sur les ruines du capitalisme contrôlé des années 70. Elle est la conjonction de trois facteurs. En premier lieu, une vague de dérégulations et de privatisations touche les transports, les télécommunications, la banque, jusqu’alors protégés. Ensuite, les innovations technologiques, au premier rang desquelles la généralisation de l’informatique, ont favorisé dans des proportions inédites la productivité. En troisième lieu seulement vient la mondialisation, c’est-à-dire l’ouverture géographique et sectorielle des marchés, qui accroît les débouchés des produits.

Le turbo-capitalisme est positif. Il accroît la richesse globale des nations. Mais il ne bénéficie pas également à tous. Il a ses gagnants et ses perdants. Il profite aux plus riches qui voient leurs revenus exploser : «en 1996, le revenu annuel moyen des PDG des 365 plus grandes entreprises américaines s’élevait à 2,3 millions de dollars» (p. 134). A l’autre extrémité du spectre, les plus pauvres s’appauvrissent : «en 1996, le revenu moyen des foyers les plus riches (25 % de l’ensemble) était vingt fois plus élevé que celui des foyers les plus pauvres (20 % de l’ensemble)» (p. 101). Paradoxalement, et quand bien même, on l’a dit, la richesse par tête augmente, les gagnants sont moins nombreux que les perdants : l’extraordinaire réussite de quelques uns tirant vers le haut la médiocre stagnation des revenus du plus grand nombre, le revenu moyen des ménages croît beaucoup plus vite que le revenu médian. C’est ce qui explique l’engouement dont bénéficie en Occident les partis sociaux-démocrates au tournant du siècle : Blair, Schröder, Clinton ou Jospin répondent aux désirs d’un électorat qui souhaitent que leurs enfants bénéficient des fruits du libéralisme, mais ne sont pas prêts, dès aujourd’hui, à en assumer le coût social.

Cette fracture sociale que creuse le turbo-capitalisme oblige à réfléchir à la légitimité de ses fins. Le propos de Edward Luttwak n’est pas révolutionnaire ; il n’entend pas remettre en cause les fondements du capitalisme dont il admet volontiers, dès la première phrase de sa préface, les vertus. Toutefois, si «le capitalisme est une expression exemplaire de la civilisation occidentale et de son esprit d’initiative», si «aucun autre système ne possède cette capacité extraordinaire à convertir la simple cupidité humaine en infinité d’énergies productives», il convient toutefois «d’imposer des limites à son fonctionnement» (p. 11).
Edward Luttwak ose dire à tous les chantres du libéralisme que la déréglementation peut être autre chose que «du miel et des roses» (p. 277). Il ne conteste pas, répétons-le, qu’elle est globalement bénéfique. Grâce à elle, la concurrence se déchaîne, ce qui fait baisser les prix, ce qui accroît la demande, ce qui dope la croissance et finalement l’emploi. Le consommateur est le grand gagnant de ce cercle vertueux. Mais le consommateur qui achète est aussi le salarié qui produit et dont rien ne dit qu’il ait à gagner au grand jeu du turbo-capitalisme. La dérégulation accroît la précarité de son emploi, et donc son stress. Elle favorise certes l’embauche des moins qualifiés, des plus jeunes, mais pour des salaires si médiocres qu’ils suffisent à peine à faire échapper ces working poors à la pauvreté.
Là où Viviane Forrester, l’auteur contestée de "L’horreur économique" (1996) et de "Une étrange dictature" (2000) voue aux gémonies le modèle ultra libéral, Edward Luttwak a la modestie de poser l’alternative de ce qu’il appelle «le grand dilemme» (chapitre XIII). D’un côté le turbo-capitalisme, qui encourage l’esprit d’initiative et la «destruction créatrice» schumpétérienne, mais aggrave les inégalités de revenus. C’est le modèle américain dont le chômage quasi-inexistant fait rêver de ce côté-ci de l’Atlantique, mais dont la réussite du «modèle» donne à réfléchir quand on examine de plus près les pathologies sociales dont il est affecté. De l’autre, le capitalisme contrôlé «décourage l’esprit d’entreprise, freine l’innovation technique, ce qui débouche sur moins de croissance et sur un chômage structurel beaucoup plus important» (p. 296), mais préserve la cohésion sociale, fût-ce au prix d’un service inefficace et d’un chômage accru. C’est le modèle européen, et notamment français qui, à bien y regarder, n’est peut-être pas aussi détestable que nous autres, Français, avons tendance à le considérer.
Profile Image for Davy Bennett.
774 reviews24 followers
December 5, 2022
I read this book about 20 years ago and it influenced me quite a bit.
I was more of a purist free market laissez faire guy but started to see some merit in moderating the inequalities in Capitalism.
I don't trust this guy all the way, I had his book Coup D'etat too.
I have reservations about dumbing down our system. I know where Socialism leads and feel we must guard against too much. I do like the idea of more economic equality.
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