Dans ce milieu le jeune homme acheva de perdre le peu qui lui restait de son patriotisme français. En peu de temps il se convainquit que la supériorité résidait du côté de la richesse et du nombre ; il oublia l’idéal latin, la culture française ; il se donna l’arrogance de l’anglicisé. Le mépris de ses compatriotes n’était pas entré dans son cœur ; mais la pitié y était, une pitié hautaine pour le pauvre qui ne veut pas guérir de sa pauvreté. Devenu avocat, se sentant mal à l’aise parmi les siens, il prit la route d’Ottawa. Sa belle intelligence, son ardeur au travail, son don de parole lui créèrent rapidement une opulente clientèle. Lantagnac — il ne s’appelait plus maintenant que de Lantagnac — devint l’avocat le plus achalandé de la capitale, le conseiller de plusieurs puissantes compagnies et maisons d’affaires anglaises, entre autres de la célèbre « firme » de construction Aitkens Brothers. Dans l’intervalle, il avait épousé une jeune Anglaise convertie. Quatre enfants lui étaient venus de ce mariage : deux garçons et deux filles.
The title says it all. Canon Groulx had his good sides none of which can be seen in this book which exhorts the French speaking Catholics of North America to be true to their race.
Roman bien de son temps. Beaucoup de longueurs, peu d'action. Les personnages sont unidimensionnels sans profondeur. Dénouements prévisibles. Malgré tout ça, j'ai apprécié ma lecture. c'est une oeuvre qui fait du bien. L'appel de la race est une ode à l'identité canadienne française. Un cri du coeur pour sa survie.