« Quand j’ai décidé de fuir, j’étais donc à la fois extrêmement instruit dans des domaines inutiles, et incroyablement naïf. C’est un mélange dangereux. »
J.-F. fréquente l’Institut, une école où on lui inculque la soumission la plus totale. Ses enseignants lui répètent toujours que la vraie vie est cent fois pire, ce qui est difficile à croire. En s’enfuyant de cette prison, J.-F. découvrira que ses enseignants lui ont menti : la vraie vie, c’est mille fois pire.
FRANÇOIS GRAVEL studied economics and taught at the Cégep level until 2006. He is the author of over a hundred books for children and adults, many of which have received awards and distinctions. His adult novels include Ostende and Adieu, Betty Crocker, which have both been translated into English. Adieu, Betty Crocker was a competing title in the 2014 edition of Le combat des livres, the French-language equivalent of Canada Reads. He splits his time between Montreal and Île-aux-Grues.
Une excellente histoire mais qui manquait de profondeur. J'aurais voulu mieux connaitre les personnages, leurs motivations, leurs rêves... Tout se passait vite et en surface, sauf pour certaines scènes (celle du football, par exemple) qui s'étiraient en longueur mais qui n'apportaient rien à l'histoire. Alors que des événements importants, comme la rencontre de J-F et de Sahah vers la fin s'est résumée à trois lignes.
Bref, je suis déçue. Le roman La vraie vie était très prometteur et François Gravel avait tout ce qu'il fallait pour écrire une excellente dystopie, mais finalement j'en ressors insatisfaite.
L’univers proposé ici par François Gravel était riche, déroutant et intriguant: j’y ai été aspirée dès les premières pages. La table était bien mise et j’avais hâte de me régaler. Or, j’ai eu l’impression que le repas ne m’a finalement jamais été servi! J’ai terminé le roman sans être rassasiée.
Trop de descriptions d’événements passés et pas assez de vraie narration ont créé ici, à mon avis, un récit rempli d’éléments intéressants, mais qu’on a à peine effleurés. Le rythme était trop rapide pour ressentir les émotions du personnage avec lui et pour pleinement assimiler les réflexions philosophiques et sociologiques que l’auteur avait pourtant pris la peine de semer.
Le seul problème de ce roman, donc? C’est que pour exploiter tous les bons filons implantés, il aurait fallu qu’il soit une série (une trilogie, au minimum)!