Profiler chargée d'élucider la mort de deux vedettes du PAF, Garance Hermosa devine peu à peu que, loin d'être un tueur ordinaire, son adversaire a toutes les caractéristiques du mal absolu. " Pervers polymorphe insaisissable, caméléon génial se métamorphosant à l'infini pour coller à un environnement en sables mouvants, je traque, j'épuise, je flatte et je frappe. "
Le star-system est en deuil depuis que les frères Vaillant, présentateurs adulés de l'émission du moment, ont été sauvagement assassinés. Appelée en renfort auprès du commandant Vivier, l'experte en sexo-criminologie Garance Hermosa établit vite que le crime, obéissant à un obscur rituel, est l'œuvre d'un esprit particulièrement sadique et torturé. Mais dans cet univers de strass et paillettes où les volontés de nuire sont légion, tous ceux que croisent le policier et sa collaboratrice ont une personnalité assez perverse pour être suspects. Afin de démasquer le meurtrier, la jeune profiler à la vie chaotique devra s'en faire le miroir. Au risque d'épouser sa folie et de plonger au cœur du mal...
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Echo? "J'avais déjà rencontré Ingrid Desjours mais sans livre à lui faire signer, j'ai donc décidé d'acheter celui-ci à l'occasion des Quais du Polar, un super salon que je vous conseille vivement, afin qu'elle puisse enfin me griffonner quelques mots."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Les Frères Vaillants, des jumeaux aussi magnifiques que malsains, sont retrouvés assassinés dans leur appartement. Les suspects ne manquent, entre leur agent, l'auteur qu'ils ont ridiculisé dans leur émission ou le journaliste concurrent, le commandant Vivier va devoir faire le tri à l'aide de la jolie criminologue Garance Hermosa..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous? "Comme pour Sa Vie dans les Yeux d'une Poupée, que j'ai lu très peu de temps avant, dès les premières pages, l'auteur ne nous épargne pas et nous plonge dans les pages du journal d'un enfant battu et violé par ses frères aînés. Mieux vaut avoir le coeur bien accroché donc et être prêt à éprouver une multitude de sentiments contradictoires tout au long de sa lecture, entre ces victimes peu sympathiques et cet enfant que l'on soupçonne d'être l'assassin mais que l'on ne peut s'empêcher de plaindre. J'ai trouvé cette lecture intéressante, avec toujours ces aspects psychologiques bien analysés chez Ingrid Desjours même si finalement le côté enquête de base en pâti un peu. Et ayant presque enchaîné deux lectures du même auteur, j'ai regretté également que certains ressorts et certains sujets soient un peu trop proches et récurrents."
Et comment cela s'est-il fini? "Difficile de vous parler de cette fin, sans vous spoiler. J'ai aimé mais en même temps, je trouve que le procédé utilisé pour nous détourner de l'identité de l'assassin n'était pas très honnête et personnellement, ne m'a pas empêché de me douter de ce dénouement. Une petite déception donc de ce côté-là même si ça reste un bon thriller."
Le monde des hommes est malade et nous livre des histoires dingues. Nous nous trouvons dans un univers sombre et glauque de Paris qui cohabite à côté une normalité toute aussi affligeant.
C'est un excellent thriller avec une intrigue très bien construite et qui tient en haleine jusqu'aux dernières pages. Attention car certains passages sont glaçants et malsains. J'ai préféré le personnage de Patrick , le flic plus sympa et rassurant à Garance la psychologue , plus froide et limite tête à claques dans ses réactions. Heureusement que ses explications et analyses psychologiques tiennent la route. La plume est travaillée , ciselée. Très bon moment de lecture.
Je connaissais et appréciais la plume de la dame avec sa trilogie fantastique, Kaleb, écrite sous le pseudo de Myra Eljundir. Il me fallait la découvrir avec ses polars/thrillers. Chose faite avec son premier: Echo.
Un polar très court, de moins de 350 pages, 3 parties sur l’air de la comptine « 1, 2, 3, nous irons au bois »… mais pas pour cueillir des cerises…
Rapidement lu par conséquent!
Le commandant Patrik Vivier est en charge d’une enquête sur le meurtre de deux stars du show-biz, deux frères, Klaus et Lukas. Il demande l’aide de Garance Hermosa, sexo-criminologue, pour comprendre la psychologie des victimes et du milieu de paillettes et de sang qui était le leur.
Une enquête difficile quand tout est apparences, mensonges, travers et perversions, jalousies, calculs et flatteries. Démêler le paraître de l’être éventuel, se faufiler derrière les multiples rideaux de la scène, ne pas tomber dans le piège des strass… Le commandant a fort à faire avec cet assassinat rituel qui risque de ne pas être le dernier.
J’ai bien aimé ce polar, même s’il se situe dans un milieu que je n’affectionne guère! Ce fut d’ailleurs délectable de sentir les relents de pourriture derrière les parfums de marque! L’intrigue est bien menée et amenée par le fil de l’étude psychologique des différents protagonistes et par les extraits d’un journal intime, anonyme pour le lecteur, qui ponctuent le roman.
L’étude du traumatisme dans l’enfance et de l’influence sur l’évolution d’un être humain est intéressante, tout comme le jeu des apparences dans la vie d’adultes au sein de la société, a fortiori quand on fait partie des « people ». La psychologie étant le domaine professionnel de l’auteur, pas de souci de ce côté, elle connaît son sujet et le met très bien scène.
Par contre, je n’ai pas du tout, mais pas du tout accroché avec son personnage de Garance Hermosa. Antipathique au possible à mes yeux, le genre de nana qui doit sentir et asseoir son pouvoir de femme sur chaque homme qui passe, de 7 à 77 ans, par la séduction et le charme… Non merci! J’aime les femmes de tête, intelligentes, professionnelles, modernes voire totalement décomplexées mais une bonne femme qui déboule en talons aiguilles et robe ultra courte sur une scène de crime… ça ne le fait pas! Aussi torturée et meurtrie qu’elle soit par son passé, cette Garance n’est pas en odeur de sainteté avec moi… Cet aspect de sa personnalité la décrédibilise totalement à mes yeux. D’ailleurs elle a du mal à élever une barrière entre son travail et sa vie privée…
Et le commandant Vivier n’a aucune chance de lui échapper, il est grillé ce pauvre flic, qui sert d’ailleurs plus de faire-valoir dans ce polar que d’enquêteur à part entière. C’est dommage, j’aurais préféré un rapport plus équitable entre ces deux-là… Garance n’étant quand même qu’une consultante!
C’est le seul bémol mais un de taille puisque Garance est tout de même le perso principal de ce polar.
Un bon polar pour un bon premier roman… mais l’écho me dit que Garance n’a pas dit son dernier mot! Aïe!
Trop simpliste, et beaucoup trop peu subtil, pour justifier d en rajouter ainsi dans le glauque. Cousu de fil blanc et c est dommage car l héroïne semblait de prime abord plutôt intéressante et attachante.