Depuis la mort de Nathan, ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là si parfaite. Le cœur en cavale, elle s'enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises. Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls.
Romancier de renom, Olivier Adam connaît un succès populaire et critique indéniable qui le place parmi les écrivains les plus connus de sa génération. Ancien étudiant en gestion des entreprises culturelles, il participe à la création du festival littéraire 'Les Correspondances de Manosque' et travaille comme directeur de collection aux éditions du Rouergue. C'est son premier roman paru en 2000, 'Je vais bien, ne t'en fais pas' qui lui permet d'accéder à la notoriété. Lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2004 pour 'Passer l'hiver', l'auteur poursuit néanmoins dans la veine romanesque avec 'Falaises' ou 'À l'abri de rien'. Des histoires plein la tête, Olivier Adam sort coup sur coup 'Des vents contraires' (2009) et 'Le coeur régulier' (2010), tout en écrivant des ouvrages jeunesse, 'Les Boulzoreilles', avec Euriel Dumait (2010) ou 'Personne ne bouge' (2011).
Parmi les auteurs français les plus adaptés au cinéma, il collabore dès 2006 avec Philippe Lioret, au scénario de l'adaptation de son premier roman 'Je vais bien, ne t'en fais pas'. Il retrouve ensuite le réalisateur pour l'écriture du script de 'Welcome'. Il participe également aux scénarios de 'Poids léger' et 'Maman est folle (d' après 'À l'abri de rien') de Jean-Pierre Améris, et à celui de l'adaptation par Jalil Lespert de son roman 'Des vents contraires', sorti en décembre 2011.
Mis à part certains moments où je me suis dit qu’on ressentait vraiment que c’est un homme qui écrit un personnage de femme, et certains passages qui m’ont un peu dérangée, c’était une bonne lecture.
2,5 je sais pas. je me suis pas accrochée aux personnages. le personnage principal féminin est passive, sincèrement je me suis ennuyée. comme je l'ai vu dans un avis, on remarque vraiment le personnage féminin écrit par un garçon et je pense que c'est ce qui m'a dérangé le plus, de pas réussir à de reconnaître dans les personnages.
Ce livre est touchant, bouleversant, l'écriture particulière d'Olivier Adam m'a fait vivre pleinement ce roman et m'a également laissée perplexe parfois. Quant au Japon, je ne suis qu'Amour devant ces descriptions
2.5 car ce n’est pas un livre qui m’a personnellement touché mais j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, ces descriptions d’impressions, de paysages, d’atmosphères.. certains passages étaient peut être un peu longs. je ne me suis aussi pas tellement attaché aux personnages, peut être parce qu’ils me paraissaient assez loin de mon âge et que je n’arrivais pas à m’identifier à leur histoire.
C’est une amie qui m’a prêté ce roman, pour l’écriture d’Olivier Adam qu’elle qualifie de « Camus normand ». Elle a évité cette comparaison devant moi (elle est venue après ma lecture, quand on en a rediscuté), connaissant mon antipathie pour le second, et a préféré me parler de la beauté du style, non pas riche comme ceux que j’apprécie, mais au contraire très épuré.
J’ai repensé à ces mots si justes, dès le début de ma lecture : « c’est exactement cela », ne pouvais-je m’empêcher de dire. C’est la raison pour laquelle je commence cet avis avec ces paroles qui résument tout à fait mon ressenti. En effet, l’écriture de cet auteur est très loin de regorger de métaphores et de richesses lexicales plus ou moins exotiques. Elle est simple en apparence, presque sèche comme un paysage balayé par le vent, et recèle pourtant des beautés indéniables. Celles-ci évoquent un paysage normand à mon amie, tandis que j’ai fait le lien avec l’univers décrit dans le roman : un petit village japonais, bordé de falaises où viennent se suicider en nombre les désespérés du monde entier, souvent plongé dans la brume, qui semble à la fois apaisant et hostile. C’est à la fois effrayant et fascinant, désolé et magnifique.
Ce style particulier correspond selon moi également tout à fait à l’état d’esprit des personnages, notamment l’héroïne et narratrice, Sarah, partie dans ce pays à la recherche du souvenir de son frère mort et, sans le savoir tout à fait, d’elle-même. Perdue dans un monde dans lequel elle ne se reconnaît pas ni ne parvient à trouver sa place, bouleversée par la mort d’un être aimé et délaissé, elle semble errer tout au long du roman, construit par alternances entre présent et souvenirs. Heureusement, elle fera une série de rencontres qui lui permettront de :
[Se] reposer. Reprendre des forces. Réfléchir. Retrouver la force de réfléchir et d’envisager les choses dans le calme, faire le tri, se délester, choisir. […] Puis marcher, s’asseoir et se laisser envahir. Par la lumière, les bruits, les parfums, sentir sa peau et tout ce qui la touche, l’effleure, la caresse. Respirer. […] Je sais que c’est ce dont j’ai besoin. Me délester, sentir. M’oublier, m’ouvrir. Recueillir. Laisser le soleil chauffer ma peau, l’air pénétrer mes poumons, l’eau me diluer. Sentir battre en moi un cœur régulier. [p. 187.]
Un magnifique voyage initiatique dont je garderai un souvenir durable et marquant.
Je n’avais pas lu cet auteur et c’est une belle découverte. L’histoire se passe en grande partie au Japon avec des allées-retour en France. La narratrice Sarah vient de perdre son frère, Nathan, et elle s’enfonce dans une dépression qui l’éloigne de son mari, de ses deux ados et de sa vie bourgeoise. C’est au Japon, là où Nathan projetait de vivre, qu’elle tente de comprendre la déchirure entre son frère et elle, et c’est dans ce voyage qu’elle redécouvre sa vie. J’ai bien aimé les descriptions de la nature dans ce village japonais, au bord de la falaise où les gens viennent mettre fin à leur vie. J’ai particulièrement aimé celles qui portent sur la mer et le ciel- elles sont nombreuses et évocatrices. J’ai trouvé un peu étrange que Sarah parle de sa vie quotidienne au Japon comme si elle y avait déjà vécu – rien dans ses propos n’évoque le dépaysement, l’étonnement mais tout est concentré sur les gestes quotidiens, la vie de tous les jours dans un endroit où le mal de vivre, feutré et silencieux est en rapport constant avec la nature.
"On a toujours le choix. Entre ce qui blesse et ce qui soigne, entre ce qui aggrave et ce qui répare. On a toujours le choix."
« Je m'étais tellement trompée. Sur tout. Sur chacun. Sur moi. Toutes ces années je m'étais tellement échinée à me perdre, à me fondre dans le décor, à me noyer dans la masse. Je m'étais noyée tout court. »
Ce livre est bouleversant, mais je ne sais comment le décrire. Alors j'ai choisi deux extraits qui m'ont particulièrement touchée, et qui n'étaient pas trop longs.
Une femme cherche à faire du sens avec la mort de son frère et décide d'aller s'installer dans un village japonais. C'est au pied des falaises où son frère logeait et avait, semble-t-il, goûté le bonheur un certain temps que le personnage principal apprend davantage sur elle et (justement) sur son frère perdu. Un roman sous le signe de la perte qui permet une incursion dans les méandres d'un esprit perturbé, celui d'une femme aux prises avec une dépression majeure - mais où le Japon aide, vient en renfort pour la guider dans la vie, en quelque sorte.
Les personnages sont magnifiques, notamment Natsume, le vieil homme qui s'est donné comme mission de guérir les âmes désespérés.
J'ai bien aimé ce roman - même s'il est bien lourd par moment :) -, mais je n'ai pas du tout aimé le film tiré de l'oeuvre d'Olivier Adam. Beaucoup trop éloigné de ma lecture...
Questo libro racconta una bella storia che parla di perdita di chi amiamo, di perdita di se stessi, di come la maternità possa essere difficile, delle aspettative altrui, delle standardizzazioni sociali, ma anche di come a volte è il dolore che ci permette di toccare il fondo prima di rinascere, ritrovarci, comprendere i nostri veri bisogni. Un grandissimo peccato per la traduzione e la mancanza di editor che rendono un testo spesso illeggibile per punteggiature sbagliate o mancanti.
Comme à son habitude, Olivier Adam nous transporte dans une histoire poignante. La culpabilité de Sarah de s'être éloignée de son frère, de ne pas avoir su l'écouter, s'est-il suicidé ? La difficulté à reprendre le cours de la vie après un événement tragique, le mystérieux Natsume, le divorce à la fin... tant d'éléments qui nous font tourner les pages de plus en plus vite.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Une très bonne surprise pour ce livre lu pour les cours ! Un récit et une plume poignants, déchirants et justes, et des personnages si réalistes qu'on peut s'identifier à chacun d'eux et se remettre en question. Peut-être un peu trop de descriptions à mon goût, mais dans ce cas-là cela fait aussi partie du charme de l'écriture.
Malgré ses allures de détresse et de noirceur ce livre est fascinant entre France et Japon histoire sinueuse et personnages intrigant regard neuf sur une réalité pathétique d'une vie idéaliser sur la possession matérielle et course au succès qui une fois mise à nu dévoile une brise fraîche dans un feuillage d'automne
Elle rentre en France pour se séparer de son mari, découvre l’aneurexie de sa fille. Elle s’est trompée sur tout : ses enfants qui se sont efforcés de se fondre dans le décor, son frère qui voulait l’inviter au Japon, constater un homme neuf dont elle puisse être fière.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Le lieu, oui. La situation initiale, pourquoi pas, c'est intriguant. Un homme qui écrit du point de vue d'une narratrice sans prendre la peine de travailler sur son propre regard masculin, non.
Olivier Adam came close to winning the Goncourt Prize in 2007 ("L'abri de rien") and is long-listed once again with "Le coeur régulier." The narrator of this moving novel is a woman, Sarah, whose brother, Nathan, died under mysterious circumstances, which she presumes to have been suicide. She and her brother, while growing up together, shared a strong sense of alienation--a sense that they were misfits. At one point, however, Sarah opted to marry "an ever so perfect" man and to blend into the respectable world of work and privilege, a decisions which more-or-less alienated her from her brother. Shaken from this life by Nathan's death, she leaves her husband and two children to go to Japan, a place her brother visited and found some peace of mind and sense of hope. In Japan Sarah meets a character who is in some ways the quiet center of this novel: Natsume, a retired policeman who spends his time wandering the cliffs above the sea near his home dissuading the lonely and lost from leaping to their death in this famous suicide spot. Natsume is one of those unusual people who concerns himself with the lost, with those for whom nobody else has time. But he is no moralizer, and this is no moralizing novel. Natsume simply feels that for many there are moments of suicidal despair, and at such moments one needs the care of another without that person posing as the bearer of some moral truth. Sarah's search for a remnant of her brother's soul is also a search for her own soul, and it brings her to Natsume and his mostly non-verbal care. While her search yields no ultimate answers, she does find some relief and returns to France, albeit not to the false world of work and family in which she lived before. This is an extremely sad novel, but standing at the core is Natsume, who offers a different and simpler way of being. One final word of warning for the non-native reader of French. The vocabulary in this novel is quite rich, and, moreover, Adam employs at times a stream-of-consciousness style that dispenses with punctuation. In other words, fairly hard going . . . at least for this reader, but certainly worth the effort!
Sarah se cherche depuis la mort de son frère Nathan. Elle suit ses traces dans un petit village du Japon où les gens vont pour se suicider en se jetant en bas d'une falaise. Elle rencontre les gens qui vivent là, une vie calme et tranquille. Elle rencontre Natsume, un policier à la retraite qui arrête les gens dans leur geste le plus désespéré et leur donne un logis et la chance de trouver de nouvelles raisons de vivre. Là elle entrevoit un frère différent, elle réévalue sa vie et elle découvre que sa famille a encore besoin d'elle. Un drôle de livre qui a des moments sublimes très courts, et beaucoup de moments plus banals. On jurerait que ce livre a été écrit par une femme, mais l'auteur est un homme assez jeune.
Essayer de vivre quand on perd une partie de vous (son frere marginal) necessite de faire un long pelerinage. Ici Olivier Adam nous le fait vivre au travers de Sarah. Les mots sont tranchants et les phrases courtes et pourtant la poesie des mots est bien la.
Superbe auteur, belle histoire d'un cheminement d'une soeur qui part a la derive et qui vit une vraie depression sentimentale, professionelle et familiale.
Pourtant je reste partagée sur l'histoire de Sarah: elle revit au Japon la ou son frere a pu "renaitre" mais on ne sait pas tres bien pourquoi. La relation avec ses enfants est quasi absente alors qu'ils seront sont secours. Je suis restee un peu sur ma faim et lui met 3 etoiles ;-)
Les ouvrages d'Olivier Adam se suivent et se ressemblent Certes, celui-ci se déroule au Japon. Mais, comme dans ses précédents, on y boit (trop), on y déprime (beaucoup), on y baise (souvent). Et réciproquement. Avec un coeur-gros-comme-ça, une haine-du-bourgeois et un refus-du-monde-tel-qu'il-va trop travaillés pour être tout à fait sincères, ce roman tire-larmes enfile les clichés : Sarah est en pleine crise de la quarantaine, son mari est un beauf et son frère décédé est un rebelle, un vrai, qui n'accepte pas les compromis et va jusqu'au bout de ses convictions ! Pour des sentiments, des vrais, je préfère aller voir du côté d'Emmanuel Carrère ou de Delphoine de Vigan.
Grosse déception pour ce roman dans la mesure où le seul élément un peu original est tiré de la vraie vie: il s'agit du personnage de l'ancien policier qui empêche les suicides du haut des falaises les plus abruptes du pays.
Comme on parle de lui régulièrement à la télévision, ce n'est pas vraiment surprenant.
Le reste de l'histoire est un peu pesant, malgré quelques jolies pages sur les relations frère-soeur.
Une douceur se dégage de ce livre malgré le sujet difficile: la mort du frère. La narratrice suit alors les pas de ce frère dont elle était si proche, mais dont elle s'était éloignée, au Japon. Elle y rencontre des gens qui l'ont connu, visite des lieux qui l'ont touché...
Une belle prose, très poétique, qui aborde sans concessions les remords, les doutes et les interrogations d'une sœur face à la mort de son frère.
Comme à son habitude, Olivier Adam nous livre un roman puissant, des descriptions fines et sensuelles, et se penche sur le destin de gens un peu brisés par la vie, mais qui se relèvent. Gros point supplémentaire pour la sublime conclusion.
Olivier Adam est un des meilleurs auteurs que j'ai lu. On submerge dans l'univers de ses romans très facilement écrits dans un style enchantant. Un roman plein d'émotions qui m'a fait fondre en larmes...
A book Zen. Long descriptions and states of mind. A woman in exile searching to understand the last moments of his brother who committed suicide, and discovering herself. Beautiful writing, but a narrative without surprise, without play or creative spirit.