Pour certains, le lycée, c’est l’enfer. Pour moi, la situation s’est pourtant considérablement améliorée depuis que Ludwig, le savant fou prépubère, m’invente des armes sur mesure pour embrocher du vampire pendant que Belinda, sous les traits de ma prétendue avocate, me permet de toucher la prime de mes exécutions, avant ma majorité.
Mais bien entendu, il a fallu que les politiques s’en mêlent : je n’ai certainement pas besoin d’une réorientation gouvernementale quant à l’intégration des Tolérés. Ma bienveillante croisade anti-raclures multicentenaires dans les couloirs du bahut va être bien plus hard, s’il m’est dorénavant interdit d’exploser un ou deux de ces petits vampires à collier.
Dénuée de la fibre patriotique, née pour zoner du mauvais côté de la légalité, d’aucuns disent que je suis à deux doigts de verser dans le crime, ce qui se traduit maintenant par verser du sang de Toléré. Il faut bien l’admettre, ces gens sont loin d’avoir tort…
Pour l'intrigue, j'ai un avis assez similaire par rapport celui que j'avais pour le premier tome. Pour un court roman l'histoire reste bien menée, il y a tout ce qu'il faut pour passer un bon moment seulement l'ensemble se révèle un poil simpliste.
J'ai eu la chance de rencontrer à nouveau Mathieu Guibé lors des Halliennales 2016. Il m'avait dit que ce tome était plus sombre donc moins comique. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça. J'ai trouvé qu'il était aussi drôle que le premier et plus encore quand il s'agit de Belinda. Comme quoi une lecture reste profondément subjective.
On commence sur les chapeaux de roue : le premier chapitre envoie du lourd et annonce la couleur : ROUGE ! Nous retrouvons notre Elvira qui n'a pas changé d'un iota et sa fidèle bande composée de Ludwig, Belinda et Jericho. J'ai aimé le fait qu'il ne s'agit plus seulement d'Elvira, les autres personnages prennent de l'importance dans l’histoire générale. Belinda est un peu pimbêche mais hilarante à sa manière. Cet humour omniprésent permet de dédramatiser la situation. C'est pour moi un véritable tour de force alors Merci !
Petit bémol cependant, car il en faut toujours un, j'ai trouvé l'intrigue un peu molle, c'était en dent de scie. Néanmoins, je n'ai pas vu venir le coup d'Andrew, bien joué ! C'est dommage, pour une fois que Belinda avait trouvé l'amour de sa vie.......
Pour résumer, cette mini série est très efficace. Elvira est différente, têtue, létale, drôle et un peu sentimentale (un trait intéressant développé ici). Un cocktail explosif qui fait d'elle un personnage qu'on adore et qu'on a envie de retrouver à chaque fois.
Une dernière chose : félicitations à Diane pour les illustrations, la relève est assurée :)
Bon, la révélation de fin de ce tome me permet de me tourner tranquillement vers le tome suivant mais cette lecture a été au finale bien moins bonne que pour le tome 1. Cette fois ci, nous avons deux points de vue, celui d'Elvira mais aussi ponctuellement celui de Belinda. Dans ce tome, seuls Jericho et Shinta ne me sont pas sortis par les yeux. Mais ils ont plus eu des rôles explicatifs que concrets ce coup ci.
Elvira est réellement détestable. On pourrait lui donner les circonstances atténuantes entre son âge et son passif traumatisant (son père, Jericho) mais j'ai eu l'impression que l'auteur en faisait trop. On est toujours dans une parodie du genre, mais ce coup ci il m'a paru y avoir une nécessité d'enchaîner les vannes, les tentatives de bon mots, en espérant que certains fassent mouche dans le lot plutôt que d'envisager la qualité pour viser la cible à chaque salve. C'était gras, c'était limite, limite et surtout peu mémorable. Je salue quand même quelques répliques bien grinçantes, notamment sur le militantisme écologique à travers les pétitions Facebook. Quant à Belinda, je ne sais pas quoi en penser. D'un côté, elle pense comme une fille d'une naïveté confondante, proche de la niaiserie. Et d'un autre côté, elle arrive à résoudre une énigme sans que personne ne le voit venir. Ça va que c'est Pâques pour digérer le lapin sorti du chapeau.
En résumé cette saison n'a rien à voir avec le premier, on perd de vue les implications de celui ci. Les personnages sont quasiment tous deux fois plus exécrables. Le côté irrévérencieux est parfois un peu trop en roue libre. Et l'intrigue principale a été résolue trop facilement. Mais on a une révélation intéressante dans le dernier paragraphe. Donc rendez-vous pour la saison 3.
NB : Les dessins de Diane Özdamar sont toujours une sacrée plus-value !
"En résumé, un tome 2 que j'ai apprécié, malgré une note d'humour un peu trop présente et lourde à mon goût. L'intrigue est bien menée, même si pour ma part, j'avais deviné qui était le grand méchant ! Néanmoins, je lirai avec plaisir le tome 3, d'autant plus qu'il est sur Jericho et que ce personnage m'intrigue !"
3,5 ! J'aime toujours autant le personnage d'Elvira Et l'univers dans lequel on se trouve avec toutes les références que l'auteur fait. Cependant j'ai trouvé que l'histoire était un peu plus molle que la précédente. J'attends quand même le tome 3 avec impatience.
J’ai eu plus de mal à me plonger dans ce tome mais une fois l’intrigue lancée j’ai été de nouveau complètement dedans et la fin m’a laissé sur le c*l !
Retour au lycée Lincoln avec ses prépubères boutonneux, ses pimbêches, ses intellos... et sa tueuse de vampires. C'est le moment de retrouver notre chère Elvira et sa bande autoproclamée de copains, Ludwig et Belinda. Bien-sûr, n'oublions pas Jericho, le meilleur ami invisible ... Toujours caustique, toujours badass, Elvira déteste toujours autant les individus à canines ! Malheureusement pour son self-control, les Tolérés bénéficient de plus en plus de droits... surtout au bahut !
Et c'est parti pour une saison 2 ! Mêmes décors, même humour, même recette ! Et c'est pour cette raison que cette suite a perdu une étoile dans ma notation de la saga. J'avais un excellent souvenir de Dead Time alors peut-être ai-je été victime de l'effet de surprise périmé. Si j'ai été ravie de retrouver mon Elvira chérie, je me suis un peu plus ennuyée dans ce second tome. J'ai vraiment trouvé l'intrigue un peu mollassonne, seulement agrémentée de quelques scènes de baston et, bien évidemment, d'échanges de répliques piquantes. Mathieu Guibé a parfois laissé le champ libre à Belinda qui n'est différente d'Elvira que dans le comportement, car la plume, elle, reste la même ! J'ai trouvé ça un peu déstabilisant. Même si ce ping-pong de personnages était nécessaire au développement du scénario, cela a été insuffisant à mes yeux pour dynamiser un peu l'histoire.
Finissons toutefois sur une note positive ; Elvira, c'est officiel, je la kiffe. Concernant les autres personnages, on relève une nette évolution, ne serait-ce que pour Belinda qui devient un peu moins écervelée (un peu moins j'ai dit !) Même Jericho prend confiance en lui (et c'est pas facile, vu sa situation) Contrairement au premier tome, c'est Diane Ozdamar qui s'est collée aux illustrations et la relève a été largement assurée ! J'espère pouvoir raviver ma flamme pour cette saga lors du prochain tome car j'aime suffisamment cette drôle d'héroïne à la mèche blanche pour vouloir continuer !
Ce deuxième tome explosif est aussi génial que le premier et j’en recommande vivement la lecture ! Une héroïne déjantée, du sang, du surnaturel, du suspense et de l’humour à gogo, que demander de plus pour passer un super moment de lecture ? Avec Elvira, les vampires n’ont qu’à bien se tenir !